L. Névralgies et viscéralgies. — Les douleurs de
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névralgie offrent quelquefois des intermittences régulières qui sont très-heureuses pour les malades eu ce sens qu elles sont plus faciles à guérir que les névralgies continues, et qu’elles cèdent très-vite à Faction du sulfate de quinine. — Au contraire si la névralgie est permanente, elle cède difficilement aux agents thérapeutiques. Les frictions calmantes avec l’opium, les douches de vapeur chaude, les douches d’eau froide, les vésicatoires volants, la cautérisation pointillée au fer rouge, le massage, l’acupuncture, avec des aiguilles de platine ou d’acier, les armures de laiton ou d’acier, sous forme de colliers, de bracelets ou de cuissards; les inoculations de morphine et d’atropine, au moyen d’une aiguille trempée dans une solution saturée ; la morphine sur la peau instantanément dénudée par de l’ammoniaque caustique doivent être employés tour à tour. Ces moyens n’ont pas tous une égale importance , leur action n’est pas constante et, il faut quelquefois recourir à divers d’entre eux pour arriver à un résultat satisfaisant.
Parmi eux, nous citerons comme les plus importants, le vésicatoire ammoniacal instantané suivi de l’application endermique de morphine et l’acupuncture. — Tout récemment on a beaucoup parlé chez nous des injections sous-dermiques d’atropineimaginées par M. Wood, importées d’Angleterre, et accomplies au moyen d’une seringue ajustée à un
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trocart aussi fin qii’uno aiguille. Gomme dans l’acupuncture, on enfonce le trocart sur le trajet du nerf douloureux et, dit-on, jusque sur le nerf, puis au moyen du piston de la seringue, on injecte une ou deux gouttes de la solidion. C’est un procédé dangereux auquel il faut avoir plusieurs fois recours avant de guérir la névralgie et qui donne quelquefois lieu à des abcès du tissu cellulaire (I). Son action est fort complexe, ce dont son inventeur et ses prôneurs ne paraissent jias s’étre doutés. En effet l’introduction d’un trocart capillaire dans la profondeur des tissus sur le trajet d’un nerf douloureux agit exactement comme le ferait une aiguille d’acupuncture ; et, d’autre part, quand on injecte ensuite plusieurs gouttes d’atropine ayant pour effet de déterminer la sédation de la douleur ou un commencement d’intoxication chez les malades, on ne peut savoir si le résultat est dû à l’injection narcotique ou s’il dépend, au contraire, de l’acupuncture par le trocart. — Pour moi, j’ai si souvent constaté les bons effets de l’acupuncture dans les névralgies temporale, sciatique et intercostale, qu’il me paraît probable que, dans ces injections sousdermiques d’atropine, la guérison est au moins autant la conséquence de l’acupuncture que de l’injection d’atropine.
M. Céphalalgie. — Dans la céphalalgie ner- (1) Hunter, Gaz. hebdomadaire, 1859.
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veuse, le paulinia, les compresses d’eau sédative, de cyanure de potassium (trois grammes pour 300 grammes d'eau) sont très-utiles à employer. — Le moyen suivant, proposé par M. Barallier, donnera également de très-bons résultats.
Infusion de mélisse 60 gr.
Chlorhydrate d’ammoniaque . . 3
Sirop d’écorces d’oranges. ... 25
A prendre en trois fois à demi-heure d’intervalle.
Ce mode d’administration est très-important, et le remède ne guérit pas s’il n’est donné de demilieu re en demi-heure.
. Si les névralgies sont difficiles à guérir, les viscéralgies sont liien autrement tenaces. On en peut juger par la cardialgie, la névralgie utérine, l’entéralgie, la gastralgie. Cette dernière, justement considérée comme la plus fréquente, réclame l’emploi des moyens que je viens d’indiquer réunis aux préparations toniques dont il a été précédemment fait mention. — A un certain âge, vers quarante ans, c’est la plus rebelle de toutes les viscéralgies.
N. Paralysie. — Comme on l’a vu, les nervosiques offrent souvent à une période avancée des paralysies dénaturés fort diverses, ayant pour siège des organes différents. — Paralysie des organes des sens, amaurose, surdité, anesthésie; paralysies du mouvement sous forme d’hémiplégie, de paraplégie.
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de paralysie générale ou partielle ; toutes ont été observées, principalement dans le nervosisme chronique. C’est dans ces cas, que les bains sulfureux, les eaux de Gauterets, de Baréges, de Bourbon-l’Archambault, et les bains de mer ; la sudation suivie de l’immersion dans l’eau froide, toutes les autres pratiques de riiydrothérapie ; les frictions sèches et irritantes avec de la laine, des gants de crin ; l’urtication ; la cautérisation par le fer rouge ; l’électrisation, par courants continus ou intermittents, les frictions avec la brosse électrique ; le massage ; la strychnine et la brucineà l’intérieur peuvent être employés avec quelque chance de succès. — Les inhalations de chloroforme ont une fois très-bien réussi à M. Bonnefont dans l’observation viii.
De tous ces moyens combinés aux toniques généraux déjà indiqués, le massage, l’électrisation et l’hydrothérapie sont assurément les meilleurs, et ceux qui réussissent chez le plus grand nombre des malades.
O. Ptyalisme, Polyurie^ Leucorrhée ^ etc. — Le ptyalisme observé chez quelques nervosiques est une hypersécrétion qui affaiblit beaucoup les malades et que l’on a souvent très-grande peine à faire cesser. Dans un cas cité par M. Lamaestre, l’iodure de potassium à la dose de 25 à 30 cent, par jour en six pastilles paraît avoir parfaitement bien
réussi, et, comme ce remède n’a pas d’inconvé-
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nient, il mérite d’être employé de nouveau. L’excrétion fréquente d’urines claires, ou polyvrip^ exige l’usage des bains et de l’opium à l’intérieur. Quant aux leucorrhées si fréquentes chez quelques femmes nervosiques, soit au moment des émotions ou des contrariétés qu’elles éprouvent, soit d’une façon continuelle, il n’y a pas lieu de s’en occuper localement par des moyens chirurgicaux, à moins de complication particulière du côté de l’utérus. Les moyens généraux, tels que le fer et le quinquina, le massage, les bains de mer et de rivière, l’hydrothérapie sagement dirigée, suffisent pour relever les forces abattues, donner du ton aux organes, et faire disparaître ce petit accident. S’il y a des ulcérations au col de la matrice et qu’elles résistent à ces moyens, il faut alors les cautériser avec le nitrate d’argent ou avec le fer rouge. En cas d’abaissement, il faut soutenir l’organe avec des vessies de caoutchouc vulcanisé ou avec des sachets remplis de coton ou de poudres aromatiques, enduits de cérat laudanisé et renouvelés une fois par jour.
S’il existe des pertes séminales diurnes ou de la spermatorrhée, il faut prescrire des lavements froids d’absinthe, de sauge, des douches d’eau froide sur le périnée, de la noix vomique à l’intérieur, la cautérisation pointillée du pourtour de l’anus et la région périnéale, la cautérisation de la portion prostatique de l’urètre, etc., etc.
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