‹ De l'état nerveux aigu et chroniqueChapitre 7 sur 31 · CAUSES. — SEXE · texte numérisé non relu

CAUSES. — SEXE

vrose. Ces phénomènes n’appartiennent pas plus an nervosisme qu’à l’hystérie et M. Briquet s’est iin peu mépris sur leur nature en les rapportant troj) exclusivement à l’aftection hystérique. En effet, les 87 cas d’hystérie chez Eenfant, rapportés par mon honorable collègue (1), 31 au-dessous de 5 ans, 37 de 5 à 10 ans, le reste jusqu’à 1 2 ans, sont pour la plupart des faits qu’il faut considérer comme de la gastralgie, delà névralgie intercostale, de l’éclampsie, de l’épilepsie, des paralysies essentielles, etc.

§ 2, Sexe, menstruation, g^rossesse, allaitement.

Le nervosisme aigu ou chroni(jue se montre c/iez les femmes plus que chez l’homme. 11 peu! en être affecté et les observations que je rapporte en sont la preuve. On en trouve d’autres dans les différents traités de l’hypocondrie, de l’anémie, de la chlorose, de l’hystérie, et M. Briquet en rapporte un certain nombre qu’il considère à tort comme des exemples d’Ay^/mc chez Vhomme^ rapprochant ainsi du sujet de ses études favorites plusieurs maladies foncièrement différentes. L’état nerveux doit donc être considéré comme assez rare chez l’homme qui est beaucoup plus souvent affecté hypocondrie et de la névralgie générale décrite par Valleix (2). Les

(1) Briquet, loc. cit., page 52.

(2) Guide du Médecin praticien, ¥ édition. Paris, 1860, t.I®'', page 729.

20 DE l’état nerveux OU NERVOSISME.

femmes, au contraire, depuis l’agacement exagéré dont elles se plaignent si souvent, et qui les rend malades autant qu’il importune leur entourage, jusqu’à l’état nerveux morbide bien caractérisé, en présentent de nombreux exemples. — Il est peu de maladies aiguës et surtout chroniques dans lesquelles l’état nerveux ne joue de prime abord ou secondairement un rôle considérable.

première apparition des règles, leur retour périodique s’accompagnent souvent de malaises locaux et généraux, de douleurs vagues et mobiles, de fièvre, d’inappétence et de syncope, de troubles sensoriels, d’irritabilité morale, etc., caractérisant bien un faible degré de l’état nerveux aigu. Il en est de môme de certaines aménorrhées^ comme on pourra le voir dans l’observation suivante publiée par M. Rullier en 1808.

Obs. I. — Nervosisme aigu , suite d’aménorrhée^ fièvre. — Convulsions. — Spasmes du pharynx. — Mort. — Pas de lésion anatomique (1).

a Une jeune fille de quinze ans, nommée Alice, offrant tous les signes de la puberté confirmée, éprouva une suppression des règles à la suite d’une vive frayeur. Rien de I

fâcheux n’en résulta cependant, mais au retour de l’é- 'j

poque suivante elle est prise de malaises et se plaint d’en- ' gourdissement dans les jambes et dans les cuisses. Le jour suivant, sentiment de strangulation tel que l’aurait déterminé un collier très-serré ; région hypogastrique 1 siège d’un gonflement marqué ; sensation de gêne dans

(1) Rullier, Thèse. Paris, 1808. j

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