‹ De l'état nerveux aigu et chroniqueChapitre 9 sur 31 · SEXE · texte numérisé non relu

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(ie quelques semaines , un accès de convulsion dans les muscles extérieurs , car aucun viscère ne fut jamais attaqué : ces accès duraient plusieurs heures ; au milieu de la grossesse, au lieu d’un accès par jour, elle en eut deux, si longs qu’entre les deux ils duraient plus de dixhuit heures par jour. Ils étaient si réguliers^ qu’ils servaient à faire juger de la justesse des montres. Toutes les fonctions se faisaient très-bien, et de tous les organes internes, ceux de la voix, paraissaient les seuls affaiblis ; il n’y avait rien d’extraordinaire du côté de la matrice ; et les douleurs de l’enfantement commencèrent pendant un accès ; mais les convulsions diminuaient à mesure que les douleurs augmentaient , et elles finirent entièrement une heure avant l’accouchement. Les saignées du bras furent le seul remède, et on en essaya beaucoup qui procurèrent quelque soulagement au commencement ; à la fin elles devinrent inutiles (d). »

M. Paul Dubois a observé un grand nombre de faits de ce genre, extrêmement variés dans leur expression, c’est-à-dire par la nature, par le nombre et par la diversité de leurs symptômes. — Après l’avortement ou après les couches, il a eu très-souvent à combattre chez les femmes un certain nombre de troubles fonctionnels des voies digestives, de l’encéphale, qui étaient le résultat d’un affaiblissement général de l’économie par le travail de la gestation, et par la chloroanémie.

Des phénomènes semblables s’observent à la suite de V allaitement prolongé. J’ai vu des femmes ne pouvoir plus donner le sein sans souffrir cruelle-

(1) Abus des règles générales, p. lu. — Extrait tic Tissot, p. 130.

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ment de la tête aux pieds, ni sans conserver pendant quelques heures une instabilité et des malaises insupportables. C’est une observation que Gaubius a faite en ces termes : « L’excrétion du lait, supérieure « aux forces de celle qui nourrit, cause après avoir c( ôté au corps sa nourriture, la faiblesse, la pâleur, « la maigreur, le désordre dans la circulation, la « fièvre lente ^ la phthisie, les sueurs abondantes et les « fausses couches. La force nerveuse s’affaiblit aussi : (( elles tombent dans une grande irritabilité, le (( manque de courage, la faiblesse, les palpitations, « le vertige, l’affaiblissement des sens et surtout de ((la vue et tous les symptômes vaporeux (1). » \!âge critique ou de retour autant par le changement qu’il apporte à la vie de quelques femmes, qui vieillissent et cessent d’être entourées, que par le fait de la cessation des règles, est souvent l’origine de l’état nerveux chronique. Pour certaines femmes de la société, descendre du piédestal où les avaient placées la naissance et la beauté est une chose impossible. Vieillir les irrite, et le vide qui se fait autour de celles qui n’ont pas su placer le bonheur de la vie dans leur famille, est la cause d’un agacement continuel, qui se révèle presque toujours avec différents désordres de l’état nerveux chronique.

(1) Pathol, instit., § 565. — Tissot, p. 149.

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