‹ De l'état séborrhéique de la peauChapitre 4 sur 23 · MERE · texte numérisé non relu

MERE

re © Aborder. l'étude de la Séborrhée, c'est Far dans ré tat actuel de la Science, se heurter aux difficultés sans nombre d’une question de physiologie et de pathologie,

l'objet des plus vives polémiques; c'est vouloir, comme 4 nous le disait récemment le professeur Unna, entrer dans JE A Je monde des hypothèses sur hypothèses ! Mn me * # Aussi, ce travail n’a-t-il pas la prétention pe | ‘une solution à à un problème trop complexe et si discuté. Son but est d'envisager l'état séborrhéique anormal sous deux points de vue particuliers, en montrant que celui-ci est la conséquence de troubles digestifs ; ; — qu'il crée sur la FRE te Er peau un bon terrain de culture pour les germes pathogènes. ct é EVER | Ces faits, que corroborent les données théoriques, semblent bien prouvés par le résultat des observations cliniques et par l'efficacité d’un traitement spécial. Nous donnerons certaines considérations oi ue et pathogéniques, les premières, nécessaires pour exposer les diverses théories relatives à la séborrhée ; les secondes, s ‘imposant forcément à la suite de l'étiologie admise par nous. | Les Le sujet de cette thèse nous à été inspiré par M. le D' Barthélemy, médecin de Saint-Lazare, ancien chef de clinique de l'hôpital Saint-Louis. Ce cher maître nous a - fourni des indications précieuses qui ont permis de donner quelque intérêt à ces pages. Nous l'en remercions | Jacques | | 2

bre :

sincèrement et aujourd’hui nous sommes heureux de lui

témoigner notre profonde gratitude pour sa au et sa bienveillance continuelles à notre égard.

Que M. le professeur Bouchard dont les savantes études de pathologie générale nous ont guidé, daigne rece— voir également l’expression de notre reconnaissance, pour l’honneur qu'il nous fait en acceptant la présidence de ‘notre thèse. À Sans oublier MM. les Drs Arnozan (de Éd:

Aubert (de Lyon), qui a bien voulu nous communiquer

les empreintes recueillies dans ses délicates recherches ; Unna (de Hambourg) et Brocq, qui nous ont personnelle- ‘ ment exposé leur théorie ; nous adressons aussi tous nos remerciements à nos maîtres dans les hôpitaux ; à MM. les D'° Léon Labbé, Marc Sée, Bouilly, Schwartz, Lécorché, Constantin Paul, Bucquoy, Tarnier et Bar, qui nous ont admis dans leur service, aidé de leurs conseils, instruit de leurs lecons. |

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souvent affectée de dysidrose. Ce papier, placé ensuite entre l'œil et la lumière, laisse voir plus ou moins marquées les taches faites par la matière oléiforme ; exposé longuement à à l’action de vapeurs d'acide: osmique, il donne toutefois des empreintes beaucoup plus-nettes et dans les cas où:le produit de. la sécrétion grasse normale existe en très faible quanlilé, on peut encore, à l’aide de ce procédé, en relever des traces. È D’où vient cette matière grasse liquide? Quels sont les organes dont le fonctionnement amène sa formation et qui la versent sur la peau ?

Parmi les physiologistes, le plus grand désaccord règne

à ce sujet dans l’état actuel de la Science. Les uns la font venir des glandes sébacées, les autres des glandes sudoripares, tandis qu'une troisième théorie lui attribue une origine mixte. C'est, en somme, un problème encore . tout à l'étude, et dans le but d’en rendre la solution plus facile, on s’est efforcé de savoir au préalable, si la couche huileuse existe dans toutes les régions de la surface

cutanée.

‘ On conçoit tout l'intérêt d’une telle question. Trouver

des corps gras sur la peau, exclusivement en des parties où sont des glandes sébacées, c’est avoir uñe raison pour admettre que celles-ci ont seules le privilège de sécréter la substance huileuse. D’autre part, vérifier expérimenlement que des régions tégumentaires ‘externes, dépourvues de glandes sébacées mais riches en glandes sudorales, sont néanmoins normalement graisseuses, C'est mettré en évidence la fonction Sébogène de ces dernières. : Gé sont là les conclusions d'études plus récentes.

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giratoires de orne à dans MRAGS le babe (er Bo. ee pur È | déaux), a essayé. de déterminer la répartition des sécrétions | grasses. normales à | Ja surface de la peau.

Voici le résultat de ses recherches.

La production physiologique d’une sabétäncé Hiritétae par Ja: peau se fait seulement en des sièges d'élection, et tandis que certaines régions, comme celles dé la face, du

“cuir chevelu, du dos, etc... sont sans cesse recouvertes . d’une couche onctueuse, visible ou non, mais toujours!

eu

Pont constatée à l'aide du camphre, d’autres, au contraire, ee comme le prouve l'examen des membres, semblent pri- Re vées de sécrétion graisseuse appréciable. | — à ë . De plus, entre les parties huilées et celles qui parais- sent ne pas l'être, il n'y a point, d’après les données expérimentales, de transition brusque, la diminution. de. l'enduit autour aus à point lubrifié se faisant insensible ment. \:

La sécrétion grasse exislérait surtout dus les régions LES prédominent les glandes sébacées ; elle manquerait au î contraire dans celles où il ya abondance de glandes sudo ripares. FE Sr He !

Aussi, à la paume des mains par exemple où ces s der- Fe nières sont fort nombr euses (plus de 300 par centimètre carré, selon Sappey) ; me Arnozan déclare-t-il n'avoir . Un nr de ne est placé dans un verre d'eau …. Fa la surface de cette eau étant touchée avec une baguette de verre FE - RE — préalablement mise en contact avec divers points de la surface Les cutanée, si la région touchée est. grasse le camphre s’arrête, si : S ellen est pas grasse, le mouvement du camphre continue.

RU Ie j jamais obtenu, à part une exception, l'arrêt du camphre ; | er #. encore, ajoute-t-il, ce cas exceptionnel méritait-il d’être

eritiqué, la main de notre sujet n ayant peut-être pas été”

à l'abri de tout contact avec les corps gras ». Aux ais-

selles où les glandes sudoripares sont encore plus multi

pliées, les résultats ont été des plus. variables. « Dans : tous les cas où la présence de la graisse a élé constatée il : 2168 y avait absence de sueur ; au contraire les: aisselles humi-

des élaient dépourvues de graisse, » :

SCHEMA montrant les localisations de la graisse sur la peau d'un

adulte sain d'après Arnozan(Teintes blanches, régions riches en graisse: | les grises de sont moins; les noïres en sont dépourvues;.

5 (RENE = si

| Cest en à janvier 1892 c que ces observations nous Ont été ve “connues, et aujourd’ hui elles ne peuvent être considérées se comme précises et concluantes. ho

| Tout porte à croire, en ehet, que le procédé employé

g Cfa et Sat dhE TToU aus

par M. Arnozan ne Jui a pas permis de déceler à las surface de la peau Ja présence des corps gras lorsqu’ ils existent en quantité extrêmement minime. Le schéma éta-

- bli par cet auteur a cependant celte valeur, qu ‘il montre à nos yeux l’ensemble des diverses régions de la peau où à

Ja “sec crétion grasse normale est ordinairement la p' us in-

cette raison, pour li importance clinique du k sit

“observé ef: pour Putilité de notre description ultérieuré,

nous avons jugé bon de le reproduire ici.

Le D° Aubert, de Lyon, après avoir longtemps étudié la ‘même question que M. Arnozan, semble bien apporter à

ET heure les } preuves, que les localisations figurées par

ce pathologiste sont trop exclusives, et que si dans ces régions la matière grasse est sécrétée en plus grande ‘abondance, elle Pest aussi en d’autres et Probablement sur toute la surface cutanée, es A nee cie

Des empreintes graisseuses “étant recueillies sur une | feuille de papier, on peut les y fixer d’une façon permanente en passant sur elles une couche d'encre noire. Il se

produit dans CÉ mode de faire une. réaction suivant

laquelle la graisse devient Pagent fixateur de la matière

(Piante de l'encre. PS D UNE ANS MORT

M. Aubert dans ses ae hide s’est servi

de ce procédé dit « des empreintes à l'encre » et découvert par M. le D: Forgeot, mais en le modifiant un peu.

Par cette méthode, on obtient des taches de graisse

LUS PEN D Er Q Pre CASA

à * rotations

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dessinées sur un fond noir, et par conséquent d'autant moins visibles. Pour remédier à cet inconvénient, M. Aubert avant de badigeonner le papier à l'encre, prend soin de le laver avec des essences ou des liquides volatils, tels que : éther, chlorure de méthyle, chloroforme, : sulfure de carbone, etc., toutes substances qui empêchent l'encre de prendre sur le papier. De cette manière, la préparation étant en dernier lieu lavée à grande eau, le fond reste clair et les empreintes se HAniseen beaucoup mieux. de REP 2 Ce moyen employé pour Ha des traces de graisse | sur différentes parties du tronc et des membres, a été suivi de bons succès. | ; S'entourant des plus minutieuses précautions, M. Aubert s’est appliqué spécialement à rechercher l'existence d'une sécrétion grasse à la paume des mains. En séance du 29 février 1892, cet auteur a communiqué le résullat de ses expériences à la Société nationale de médecine de Lyon; communication ainsi résumée par le Lyon médical :

« Après s'être lavé les mains plusieurs fois avec de la potasse et avoir constaté que les empreintes étaient alors négatives, M. Aubert enveloppe mains et avant-bras par des pièces propres de lingerie. Au bout de quelques heures, cet appareil protecteur est enlevé, el les mains apparaissent couvertes de sueur. On les laisse sécher à l’air un instant, afin d’éviter l'action de l’eau contenue dans la sueur, puis on prend les empreintes. Elles sont positives et décèlent un pointillé indice de la graisse.

. Ces mêmes recherches faites aux pieds donnent un résultat

encore discutable, en raison du peu d'intensité des empreintes. »

Arès visibles et témoignent Ss que les. ile Re FE pares : des régions palmaires produisent vraisembloble- A ment en certaine. proportion de la matière grasse.

Ces constatations expérimentales démontrant l’inexac-

titude d’une partie des résultats obtenus par M. Arno

Zan, établissent entre les glandes. sébacées et les glandes

+ sudoripares une similitude de fonction que corrobore l’as-

pect grenu et jaunâtre de Pépithélium | de ces. dernières

> glandes. Elles sont la condamnalion des idées déjà

anciennes des histologistes qui contestent l'existence de

. graisse sudoripare. Elles viennent à l'appui de ne nion (peut-être. excessive) de M. le Dr Unna, de Ham-

| bourg, lequel comme on le sait, attribue exclusivement aux glandes à à sueur la propriété de produire la matière . versée sur la peau. À

: M. Aubert se sépare de la manière de. voir de M. Unna

par ce point, qu'il accorde seulement aux glandes sudoripares un rôle annexe dans la formation de la graisse. I y a certainement, d’après lui, des différences dans la

quantité de graisse élaborée par les deux variétés de

glandes, sébacées et sudorales. Sao

Les expériences de M. Arnozan d'une a. montrant

la sécrétion huileuse de beaucoup plus abondante dans Les régions riches en glandes sébacées : celles de M. Aubert d’autre part, permellant de recueillir des empreintes

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grasses en des points done on de ces glandes et où il

y a au contraire, quantité de glandes à sueur, font bien. prévaloir l’idée soutenue par plusieurs physiologistes. et

pathologistes que la matière oléiforme qui lubrifie la

peau à une origine mixte (1). C'est à celte théorie que nous nous rattachons, en accordant toutefois la prédo- … minance au fonctionnement des glandes sébacées dans la

formation de la graisse cutanée. Une sécrétion graisseuse abondante doit être d'origine sébacée. RES

En attendant que cette question soit définitivement

tranchée, nous connaissons aujourd'hui quelques-unes des particularités qui singularisent la fonction sébogène de la peau, ou Séborrhée physiologique (2).

Nous.avons vu qu'elle est variable dans son intensité suivant les régions. Plus ou moins forte au menton par exemple, on la trouve en général moindre sur le front, faible à la nuque, très atténuée au’ COS Sn Hart

Ses sièges favoris sont surtout des régions remarquables par l'abondance de leurs glandes sébacées(V. schéma. Arnozan, p. 10), ce sont : à la face, les lèvres de la bouche, le menton, le nez, les sillons des ailes du nez, les pommettes, le front (entre les oue

Le cuir chevelu ;

Le pavillon de l'oreille (partie interne);

La nuque; ride

A Ja poitrine, la région le (rég. siens ;

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