‹ De l'état séborrhéique de la peauChapitre 5 sur 23 · TAB · texte numérisé non relu

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tout autre que celui qui lui a été attribué depuis des années, à savoir : de lubrifier les poils, de lustrer la peau, d'assouplir cette dernière contre les influences matérielles extérieures en même temps que l'empêcher d'être macérée dans la sueur, de lui donner enfin un certain eat d’imperméabilité.

Peut-être aussi n’est- elle pas étrangère à | d'épuration | complète du sang et de l'économie ! |

Peut-être établira-t-on une corrélation a entre la fonction d’un organe interne et celle fonction de sécrétion de l'enveloppe cutanée! |

Toujours est-il, que l'absence du liquide séborrhéique en un point où il se montre habituellement, rénd la peau sèche, rugueuse el la prédispose à des affections que nous n'avons pas pour but de décrire. | :

- Pouf la fièvre typhoïde par exemple, où les fonctions cutanées, comme les autres , Sont enrayées, ralenties ou | perverties, la sécrétion séborrhéique cesse plus ou moins complètement ; de là, un notable degré de sécheresse, d'état squameux (pityriasis tabescentium), état, soit dit en passant, qui n'est pas étranger à la foule des lésions de la peau consécutives à cetle fièvre.

En considération de ces faits, il est manifeste que la séborrhée physiologique a pour caractère spécial, de s’accomplir sans troubles, sans conséquences fâcheuses pour nos tissus, et que, bien au contraire, son existence a pour effets le bon état de la peau et le régulier fonctionnement de l'organisme. Enfin, tant qu’elle reste nor-

male cette sécrétion se produit sans jamais. iso certaines limites d'intensité.

F crement.

: e Shore panne. à,

On vient de voir qüclle part importante nous avons dà

faire à l'existence de la graisse dans l’ . ie la sébor-

rhée physiologique.

Cela lient, à ce que les auteurs qui ont fait sur ce point

à les recherches les plus importantes, ont toujours mis la

question de la graisse sur le premier plan.

Nous prenons la substance séborr héique telle que nous

: te livrent les chimistes, les physiologistes et les histolo-

gisles, et si des analyses ont montré qu’elle contient peu

de graisse mais surtout des acides gras, nous tenons à.

déclarer que. cette question n ne nous Épone que 1 médio- .

: Ce qui: nous | intéresse principalement, ce sont les mo- ee o difications subies par la fonction sébogène normale de la - peau, modifications qui. la transforment en une sécré-

tion anormale, véritable affection cutanée (Séborrhée pa-

thologique). C'est aussi ce fait, acquis de par l'observation, qu'un certain nombre de maladies bien déterminées et

: toujours les mêmes occupent de ASE sinon exclu-

: sivement, cerlaines régions.

Or, ces sièges d'élection sont précisément ceux où prédomine la sécrétion séborrhéique, soit nORSes soil per-

2 os

ai est des cas nombreux, en effet, où 2 ‘lubrifaction

| naturelle de la peau se trouve allérée par des causes qui nous échappent encore. La séborrhée se distingue alors

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par <0n intensilé, par la rapidité de son processus et par le dépôt à la surface des léguments de la matière oléi- | forme en quantité excessive ou eh qualité modifiée. Ces troubles de sécrétion n’existent : pas dans la pre- mière enfance ; il est banal de le dire, en raison des âges marqués chz l'homme par les commencements de la fonction . séborrhéique physiologique ou par la. principale activité de celle- -Ci.

Cependant ils peuvent se. rénontrer de très. bonne heure. nr On doit se rappeler à ce re que ES sécrélion ie. me normale semble commencer à se ‘constituer vers les 8. à 10 ans en général, hien qu’elle ne soit tout à fait éta-. blie qu'à la puberté. Aussi la séborrhée morbide peut. elle apparaîlre avant cette époque où la menstruation S'é-. tablit chez la jeune fille, où la barbe pousse chez lej Heune ‘homme. | : :

Tout récemment il nous a | été donné Fe avec. | notre maître le D' Barthélemy :

Chez une jeune fille de onze ans, non réglée, une séborrhée très marquée, au nez, à la peau du front, au à triangle du dos.

Mais c’est là un cas très rare, communément cette sorte d'hyperséborrhée ne se développe qu’à partir de la puberté, existant tout particulièrement chez les jeunes gens el dans l’âge mûr. |

De même, c’est le plus souvent à la face, au cuir rte velu où ils débutent généralement, à la poitrine, au dos, aux organes génilaux, etc... c'est-à- -dire, précisément. dans les régions que nous savons être d’ habitude spécia-

lement onctueuses, que se montrent ces phénomènes (1). - Alorst que toutes ces parties de la surface tégumen- | taire externe, où que quelques-unes d’entre elles seulement

: affectées, a matière oléiforme produite incéssam-

ment el versée sur la | peau, s'accumule sous forme d’en- eee … duit liquide, clair, “jaunâtre, perceptible à la vue, ‘sensible 2 PAS 0e au loucher et très appréciable par exemple à l’aide d’un | simple papier : à cigarettes. Elle ‘donne en même temps ae aux lissus cutanés qu’elle semble vernisser un aspect ; tout particulièrement luisant, les rendant comme pois- He 2 it | seux. RENE LEA FE 5

Cette séborrhée ‘est telle Se que si os on vient à CH ye he A6

Fer le produit sécrélé avec un peu d’ouate, on le voit PE __ se reformer aussitôt et le liquide oléiforme E autres pré-- : “ ee ÉTÉ tendent que c’est la sueur) sourdre en sit gouttelettes | des orifices glandulaires. : |

D'autres fois au contraire, chez quelques sujets” lle 5 Ge ie ; 2 présentera cetle singularité d'être pie, abondante soit le matin, soit le soir. : PEN A Fa 5 De = Sous son influence, la peau se salit vite, exhalant quel- Ars une odeur bulyrique, surtout chez les gens malpropres qui se lavent peu. Chez ces derniers, on le comprend, des principes gras séjournant sur la peau, rancissent et modifient ainsi les qualités chimiques des sueurs élalées à la surface des téguments.

Les parties lésées conservent souvent leur coloration habituelle, cependant on observe fréquemment un état. . congestif de la peau au cuir chevelu, et surtout au

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