‹ De l'état séborrhéique de la peauChapitre 7 sur 23 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Avant de chercher à élucider les difficiles questions relatives à l’éliologie et à la pathogénie de la séborrhée -

anormale, il est intéressant de voir combien a varié l’idée qu'on s’est faite de cette affection à différentes époques. Un rapide coup d'œil jeté sur son historique nous MmONntre en effet, par quelles phases dissemblables elle a suCcessivement passé, et comment, ayant élé souvent confondue avec diverses lésions qui peuvent l'accompagner, elle a recu les dénominations de ces mêmes lésions dont on la croyait symptôme. | ; Jusqu'au commencement de ce siècle, les ouvrages de pathologie ne nous apprennent presque rien sur elle. Dans les écrits d’ Hippocrate, de Galien, de Celse, de Priscianus, d’° Actuarius, il est bien parlé de « defluvium capillorum », un des symptômes constants des formes de séborrhées dites sèches. Mais ces auteurs ont rattaché ce phénomène à une maladie cutanée de forme squameuse,

écailleuse, qui n’est autre que le mrvpaas des Grecs ou le

porrigo des Arabes.

Toute espèce de séborrhée. est vraiment méconnue jusqu’au temps, encore peu éloigné de nous, des Guy de Chauliac, Ambroise Paré, Mercurialis.

C'est, en effet, à dater des xv® et xvi° siècles, que les séborrhées, séparées du pilyriasis, commencent à être soupçonnées, puis un peu plus tard, à être décrites plus ou moins minutieusement sous des noms multiples.

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; On voit sibort, à 4 fin du XVIHe: d au commencement du XX siècle, confondre encore certaines variétés ee

= séborrhées, sous le nom de Varus Comedo, avec l'acné. ponctuée dont l'apparence est cependant bien différente,

4 car, après avoir parlé des points noirs au visage, il

de- prolongements filiformes enfoncés dans les canalicules sébacés, ».

at faut arriver jusqu’à Biett pour trouver seulement fes prémières lraces de la séborrhée à forme huileuse. re Cest en effet vers 1817, que Biett décrivit véritable ment cette affection sous le nom de maladie folliculeuse, puis d’acné sébacée, la faisant dépendre d’une hypersécrétion des humeurs contenues dans les follicules. Il avait remarqué que les follicules sébacés éprouvent s d’abord une excitation légère qui ne donne lieu à aucun - = changement de couleur à la peau, mais que celle-ci devient comme huileuse sur les parties atteintes.

Du reste cet auteur, dans le Dictionnaire de Médecine en 30 volumes paru en 1832 exprime ainsi son opinion : e Peut-être faudrait-il ranger dans le genre acné la ; phlegmasie simple de la cavité folliculaire produisant une sécrétion plus abondante de fluide sébacé. Tantôt ce fluide en se répandant sur la peau lui donne un aspect gras, huileux.… Tantôt il offre en s’épaississant une appa= rence squameuse, molle, peu adhérente, qui ne tarde point à prendre une couleur noirâtre. Je propose de la désigner 2 A ee sous le nom d'acné sébacée. » Le 2 EE | ce Comme on peut en juger, dans cet exposé donné par

Bictt, les variétés sèches de la séborrhée sont regardées

indique que celte maladie se présente parfois sous. forme

| décrite par aucun à pathologie. On sait que la peau excrèle nat | e que Cruiskshank est pa

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