‹ De l'Étiologie De La Néphrite TubéreuseChapitre 8 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

PA : de En entreprenant ce travail, nous n'avons nulle:

ment l'intention de passer en revue les diverses.

étiologies des Néphrites, ce serait là un sujet de trop vaste envergure ; nous voudrions n'insisier que sur les Néphrites subaiguës.

C’est un fait bien connu qu'on éprouve parfois de

grandes difficultés et quelquefois une impossibilité

absolue à trouver la cause d'une Néphrite subaiguë. Widal lui-même le reconnaît : « Il n’est pas rare de voir apparaître et évoluer des Néphrites subaiguës, dont la cause reste complétement'ignorée. » Oui, l'étiologie des Néphrites secondaires de l'homme est à l'heure actuelle fort bien connue. L’élimination des bactéries par le rein peut provoquer des lésions du parenchyme frénal, se traduisant en clinique par le syndrome des Néphrites aigués. Plus récemment, l'étude des spirochétoses a permis d'établir l'extrême fréquence d’une Néphrite grave dans la spirochétose ictéro-hémorragique. Enfin

nous connaissons tous l'existence de Néphrites

subaiguës syphilitique, tuberculeuse et peut-être paludéenne.

Mais, à côté de ces faits bien classés, combien sont nombreuses les Néphrites d’allure primitive de l’homme dont l’'étiologie reste extrêmement obscure. Comme le dit à ce propos le professeur Baron de Koranyi, on a le devoir d’insister sur « les grosses lacunes de nos connaissances étiologiques actuelles ».

Vorr

On conçoit que, dans ces conditions, les études cliniques sur les Népbrites aient surtout porté sur leur physiologie pathologique, grâce à des techniques physiques et chimiques bien au point. Les recherehes de ces vingt dernières années ont pu ainsi faire faire à la clinique des progrès incontestables.

Tout n’est pas dit, par contre, sur ces Néphrites primitives, cryptogénétiques pourrait-on dire, si l'on se place sur le terrain étiologique, sur le terrain des causes pathogènes et l’on serait tenté de les grouper en une affection autonome, car ces états paraissent parfois épidémiques, sévissent sur les adultes d'âge moyen surtout du sexe masculin et sont dans la orande majorité d'une évolution régulièrement fatale. Or, quand on suit cette évolution inexorable, on a l'impression clinique que seul un virus peut être responsable des manifestations morbides. Gette idée d'un virus néphrotrope vient irrésistiblement à l'esprit devant le tableau clinique d’une Néphrite subaiguë, à début brusque et à paliers successifs de oravité croissante jusqu'à la mort.

C'est pourquoi, Monsieur Troisier s'est demandé si la méthode expérimentale ne permettait pas d’appuyer, d’étayer et même de démontrer cette conception, jusque-là purement hypothétique.

L'étiologie pourra-t-elle nous servir de guide pour classer les Néphrites ? Ce serait bien là une conception conforme aux visées, aux espérances, aux conquêtes aussi de la Médecine contemporaine.

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