‹ De l'Étiologie De La Néphrite TubéreuseChapitre 9 sur 15 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Nous avons donc à traiter d’un chapitre assez spécial, sur lequel nous avons trouvé peu de choses écrites jusqu'à ce jour. L'historique de cette question sera donc'sommaire, notre bibliographie fournira les renseignements que, de par notre plan, .nous laissons volontairement dans l'ombre.

On peut diviser l’histoire de classification des Néphrites en 4 périodes

1) — La première commence avec la fondation de la pathologie rénale. Malgré les travaux de Wells (1812) et Barbier d'Amiens (1827) c’est Richard Bright qui en 1827 fit pour les Néphrites ce que Laënnec fit pour la tuberculose: Puis Rayer et Reinhardt entrevirent déjà l'importance de l’étiologie dans l’évolution des Néphrites.

2) — Dans la 2° période, l’utilisation du microscope permit une étude plus approfondie des lésions des Reins. Virchow en 1852 applique la doctrine de inflammation et fit des Néphrites une altération parenchymateuse. Puis Beer (1859), Traube (1860) attribuèrent la Néphrite à l’inflammation du tissu conjonctif seul, d’où plus tard la division en Néphrites parenchymateuse et interstitielle, division qui devint classique après les leçons de Charcot en 1877. D'autres auteurs, comme Dieulafoy, Rendu ajoutèrent les Néphrites mixtes.

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3) — La connaissance du rôle des bactéries, l'étude de la microbiologie orientèrent vers une nouvelle conception et on rechercha le rôle des microorganismes dans la production des Néphrites.

En 1879 Weigert dans le Volkmann's Sammlung admet les trois variétés aiguë, subaiguë, chronique. Brault dans sa thèse en 1881 doit reconnaître que « le point le plus obscur de l’histoire des Néphrites, c'est l’étiologie ». Mais dans son rapport au Congrès de Moscou (1897) il montre l'intérêt d’une classification basée sur l'étiologie. Marix, Grawitz, Bouchard montrent comment au cours des maladies” microbiennes générales et locales, le parenchyme rénal peut se laisser envahir par des microorganismes divers.

4) — Cette classification de Brault obligeait les cliniciens à faire une étude étiologique, souvent impossible. Aussi Debove, Achard, Castaigne abandonnent l'anatomie pathologique et la pathogénie et classent les Néphrites suivant les données cliniques. Le rôle dans l'organisme du chlorure de sodium (Widal, Lemierre) et de l’urée (Achard, Widal) amène la classification en Néphrites hydropigène ou chlorurémique et hydrurique ou azotémique. Le 12 novembre 1912 Widal cite les quatre grands syndromes : urinaires, d’hypertension, chlorurémique, azotémique. Mais ces quatre types ne sont pas tous réalisés à l’état pur dans la pratique courante. La Néphrite chronique albuminurique simple est d'observation courante. La Néphrite hypertensive pure se voit assez fréquemment, mais un tel symptôme doit-il être considéré comme

Néphrite ? La Néphrite hydropigène s'accompagne en général d’un degré modéré et variable d’hypertension et d'azotémie et pratiquement toujours d'albuminurie. La Néphrite azotémique s’accompagne quelquefois d'œdème, généralement d’hypertension et presque toujours d’albuminurie.

Volhard et Fahr ont adapté méthodiquement tous les symptômes cliniques à des états anatomiques bien définis d'où la classification de toutes les formes de Néphrites en trois groupes, mais dans leur argumentation il n'entre aucun élément qui n'ait déjà été formulé ou discuté notamment par n°s c'iniciens. Schlayer et Koranyi ont essayé de fonder une classification nouvelle, mais la base de leur système était trop discutable.

D) — A l'occasion des Néphrites de guerre on reprit les recherches étiologiques, on trouva dans les urines des saprophytes variés, des diplocoques, streptocoques, staphylocoques, même des spire chètes différents de celui d'Inada. Mais surtout n91s signalons les expériences de Mackenzie Waïïs, sur lesquelles nous nous arrêterons plus loin, qui en

. inoculant des urines filtrées sur bougie Berkefeld a déterminé chez le lapin et le singe une maladie mortelle ; il s'agirait donc d'un virus filtrant.

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