DE LA DEUXIÈME ÉDITIO
Ce n’est pas sans hésitation que je me suis décidé à publier une nouA' elle édition de ce travail. Les thèses de concours, écrites à la hâte sur un sujet désigné par le sort, rédigées, imprimées, tirées, brochées et déposées en quinze jours, se ressentent toujours de la précipitation avec laquelle on les compose, et des préoccupations sans nombre qui viennent assaillir l’esprit du candidat. Les pages manuscrites, à peine l’elues, sont portées à l’imprimerie avant que l’encre qui les couvre soit desséchée; l’auteur, enchaîné à la composition, n’a pas même le tenqis de revoir les
l’Ulh’ACli.
épreuves, et il ne lui est permis de jeter sur sou œuvre un coup d’œil d’ensemble que lorsque l’impression est terminée et lorsqu’il est devenu impossible de faire des corrections. Rien n’est plus contraire aux sages préceptes de Boileau. On doit donc s’attendre à trouver dans ces productions improvisées des répétitions, des lacunes, des digressions et des imperfections de tout genre. Ce sont des fautes qu’on n’avoue pas le jour de l’argumentation, mais qui n’en sont pas moins l'éelles, et le lecteur, j’en suis convaincu, jugera comme moi que la présente thèse a subi la loi commune.
Tous ces défauts, que je suis le premier à reconnaître, ont cependant trouvé grâce devant le public, et, malgré une large distribution faite aux médecins et aux élèves le jour de l’argumentation, les exemplaires qui ont été mis en vente ont été enlevés assez rapidement pour que le libraire ait jugé utile d’entreprendre une édition nouvelle, .le ne me fais point illusion sur les causes de ce succès imprévu.
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La (luestion (lue le sort m’a imposée, si vaste et si importante par elle-même, a, déplus, l’avantage d’être pleine d’actualité, car la doctrine des hernies a subi depuis quelcpies années des modifications profondes, ([ui n’ont pas encore trouvé place dans nos livres classiques. Aucun sujet n’a donné lieu à des publications plus nombreuses, à des discussions plus savantes et plus animées ; mais ces publications, ces discussions, sont disséminées dans des recueils périodiques, dans des thèses, dans des brochures, que tout le monde ne peut pas se procurer. Puis, il faut bien le dire, il n’existe dans notre langue aucun traité didactique sur les hernies. Nous ne possédons que quelques traductions qui ont depuis longtemps vieilli. L’élève qui prépare ses examens, le praticien qui se trouve en présence d’un cas difficile, consultent volontiers une monographie bien incomplète, sans doute, mais où les points les plus importants de la doctrine moderne sont du moins exposés dans leur généralité. Si ce travail a pu rendre quelques services, je n’ai donc pas le