Livre rare et important par son autorité
Roccaberti aurait dû le mettre dans sa Bibliotheca Pontificia.
Cardellini. Décréta authentica sacrorum rituum congregationis, ab an. 1588 ad 1849. Rome, in-4, 8 vol.
Cette importante collection a été fort utilement abrégée. Liège, 1850; in-8.
Caréna. De officio inquisitionis. Bologne, 1668, in-fol. — Lyon, 1669, in-fol:
Carerl. De potestate romani Pbntificis.
Padoue, 1599; in-4.
Carola. De præbcnda theologali. Naples, 1636, in-4.
Carranza. Summa conciliorum. Paris, 1558; in-8. Lyon, 1568; in-12, et souvent réimprimé.
Carrière. De justitia et jure. Paris, 1839; in-8, 3 vol.
— De contractibus. Paris, 1844; in-8, 3 vol.
— De matrimonio. Paris, 1837; in-8, 2 vol.
Dans ce dernier traité,. M. Carrière s’est éloigné des opinions romaines.
Castelli ni. De electione et confirmationecanonica prælatorum. Rome, 1625; in-fol.
Catalano. Sacro-sancta concilia cceumenica prolegomcnis et commentariis illustrata. Rome, 1749; in-fol., 4 vol.
Estimé.
Chassaingç. Privilégia regularium. Pa* ris, 1653; in-fol»
Savants traité en faveur des exemptions monastiques; mais comme contrepoids, il faut lire : Bonichon, l’autorité épiscopale détendue contre les réguliers. Angers, 1658 ; in-4, et les traités de Hallier.
Cavalcanti. Vindiciæ roraanorum Poutificum. Rome, 1749 ; in-fôl.
Cavalier!. In authentica sacræ rituum congregationis décréta commentarius.
Brescia, 1743; in-4, 4 vol. Augsbourg, 1764; in-fol., 5 vol.
Champeaux. Le droit civil et ecclésiastique. Paris, 1849 ; in-8, 3 vol.
Cet auteur public un recueil utile de jurisprudence religieuse, sous le titre de Buireti»des lois civiles ecclésiastiques.
if Charlns. De libertatibus ecclesi# Gallicanæ. Rome, 1720 ; in-4, 3 vol.
Ce savant théologien de Pamicrs souti» 1 vaillamment la cause de son évêque dans faire de la régate; Forcé de quitter la France, il se réfugia à Rome où il fut honoré de la con fiance du pape et des cardinaux. Il y comp° s8 son beau livre contre la secte parlementa » -6 » rien n’est plus exact et plus fort.
Ceccoperi. Lucubrationes canonici' Lueques, 1662; in-4.
Cellot. De hierarchia et hierarcbiS' Rouen, 1641 ; in-fol.
Il faut y joindre un petit in-4, très-ei»'»' 11 '’ ayant pour titre: Ilorarum subsecivarv liber. Paris, 1648 ; écrit contre le traité de H a lier sur la hiérarchie.
Chcvillier. In synodum chalcecRmcR' sem (fissertatio, de formulis fidei sU scribendis. Paris, 1664 ; in-4'.
Ciampini. Dissertatio historica de breviatorum statu, dignitate et P 1 '*' 1 giis. Rome, 1691 ; in-fol. . . s „
Savant et excellent traité fort utile pou 1loirc.
CI ron. Quinta collectio decrctalium Honorii III. Toulouse, 1645; in-fol.
Cette collection a été faite par Tancrède de Bologne ; les notes de Ciron sont savantes et utiles.
Clément XI. Epistolæ et Brévia. Rome, 1724; in-fol., 2 vol.
Clergé de France. Le Clergé de France s'assemblait tous les cinq ans. On rédigeait des procès-verbaux de ces assemblées; ils sont importants à cause des pièces qu’ils renferment. Les agents généraux du Clergé faisaient, à chaque assemblée, le rapport de ce qui s’était passé depuis l’assemblée précédente. Ces rapports ont un ^intérêt historique réel.
La plupart des procès-verbaux des assemblées et des rapports des agents sont imprimés; quelques-uns sont restés manuscrits. La collection entière est rare e t précieuse. Il y en a plusieurs dans les Bibliothèques de Paris. On a publié chez Desprez, imprimeur du Clergé, la notice des parties qui doivent la composer ; elle a été réimprimée à la suite de la table des mémoires du Clergé, édition de 1764. Dans la Bibliothèque du P. Lelong, tome I. Dans la Bibliographie de Debure. Dans le Dictionnaire typographique d’Osmont, tome II, et cette dernière notice est la plus ample. Les trois plus complètes collections avant 89, étaient : celle de l’abbé de Rothelin, qui passa à M. de Beaumont, archevêque de Paris; celle de l’abbé Delan, qui passa dans la bibliothèque de M. de Montazet, archevêque de Lyon ; et celle de l’abbé de Targny, qui est actuellement à la Bibliothèque Mazarine.
Nous allons parcourir cette collection jusqu’à l’année 1682, époque de la déplorable invasion de l’esprit parlementaire dans ces assemblées, qui n’avaient au reste aucune autorité canonique. Bossuet écrivait confidentiellement à l’abbé de la Trappe : « Vous savez ce que c’est que ces assemblées du clergé, et quel es Prit y domine ordinairement. »
Recueil de ce qui s’est fait en l’assemblée de Poissy, en. 1561. Mss.
— Procès-verbal de l’assemblée de 1561.
Mss.
— De 1567. Mss.
— De 1578. Mss.
— De 1579 et 1580. Mss.
Assemblée importante tenue à Melun et à Paris.
— De 1582. Mss.
— De 1584. Mss.
— De 1585 et 1586. Mss.
Les actes sont imprimés dans le recueil de du Taix. Paris, 1625; in-4.
— De 1586. Mss.
— De 1588. Mss.
— De 1595 et 1596. Mss.
Les monitioncs ou avis au clergé sur la restauration de l’état ecclésiastique, sont imprimésdans le supplément aux conciles d’Odespun.
— De 1598. Mss.
— De 1600. Mss.
— De 1602. Mss.
— De 1605 et 1606. Mss.
C’est dans cette assemblée que M. de Vil— lars, archevêque de Vienne, fit au roi une célèbre remontrance sur les maux de l’Eglise.
Il en rejette la cause sur le refus qu’on faisait de recevoir le concile de Trente. Le roi répondit qu’il désirait la réception de ce concile ; mais qu’elle ne pouvait s’accommoder avec les raisons d’état, et les libertés de l’églisegallicane. Il assura les évêques de sa bonne volonté, mais leur témoigna le peu de contentement qu’il avait de la durée de leur assemblée, et du grand nombre de députés qu’on y avait envoyés. Cette assemblée fameuse et courageuse, animée du meilleur esprit, avait commencé le mercredi 27 juillet 1605, et ne finit que le jeudi 20 avril de 1606. Les parlementaires avaient peur. Les réglements de cette assemblée pour la réforme du clergé, slaluta, sont dans Odespun.
— De 1608. Mss.
— De 1610. Mss.
— De 1612. Mss.
— Procès-verbal de la Chambre ecclésiastique des états-généraux de 1614, recueilli par Behety et imprimé à Paris en 1650, in-fol.
— De 1615. Mss.
Le mardi 7 juillet, sous la présidence du cardinal de Larochefoucault, après une longue conférence, d un commun et unanime consentement, l’assemblée a pris la résolution suivante :
« Apres avoir mûrement délibéré sur le sujet
de la publication du concile de Trente, les prélats déclarent et reconnaissent être obligés par leur devoir et conscience à recevoir, comme de fait ils ont reçu et reçoivent, le concile de Trente, et promettent de l’observer autant qu’ils peuvent par leurs fonctions et autorité spirituelle et pastorale, et pour en faire une plus ample, plus solennelle et plus particulière réception, sont d’avis que les conciles provinciaux de toutes les provinces métropolitaines de ce royaume doivent être convoqués et assemblés dans chacune province, dans six mois au plus tard, pour en iceux conciles provinciaux , être ledit concile de Trente reçu, avec injonction de le recevoir, puis après aux synodes de tous les diocèses particuliers. » Les parlementaires empêchèrent tout. Page 176.
— De 1617. Mss.
— De 1619. Mss.
— De 1621. Mss.
— De 1625. Imprimé in-4, jusqu’à la page 148, le reste est Mss.
Il faut y joindre un volume Mss., contenant le manifeste de Léonor d’Estampes aux évêques de France. A la page 84, on lit sur le pape cette remarquable déclaration qui exprimait si bien les bons sentiments du Clergé de France, qui suivait encore la forte impulsion de l’illustre cardinal Duperron : « Les évêques seront exhortés d’honorer le siège apostolique et l’église romaine, fondée sur la promesse infaillible de Dieu, sur le sang des apôtres et des martyrs, la mère des églises, et laquelle, pour parler avec S. Athanase, est comme la tète sacrée par laquelle les autres églises, qui ne sont que ses membres, se relèvent, se maintiennent et se conservent. Ils respecteront aussi Notre saint Père le Pape, chef visible de l’Eglise universelle, vicaire de Dieu en terre, évêque des évêques, et patriarche auquel l’apostolat et l’épiscopat ont eu commencement, et sur lequel J.-C. a fondé son Eglise, en lui baillant les clefs du ciel avec l’infaillibilité de la foi que l’on a vue miraculeusement demeurer immuable dans ses successeurs jusqu’aujourd’hui, et qu’ayant obligé tous les fidèles orthodoxes à leur rendre toutes sortes d’obéissances, et de vivre en déférence à leurs saints décrets et ordonnances, les évêques seront exhortés à faire la même chose, et de réprimer, autant qu’il leur sera possible, les esprits libertins qui veulent révoquer en doute et mettre en compromis cette sainte et sacrée au torité confirmée par tant de lois divines et positives, et pour montrer le chemin aux autres, ils y adhéreront les premiers. »
Les parlementaires ont fait supprimer ccs
nobles paroles par l’assemblée suivante. Le manifeste ou avis aux évêques avait pourtant été imprimé par Ant. Etienne, en 1025, in-4; mais la secte l’ayant fait supprimer, c’est un volume très-rare, ainsi que la relation des agents généraux imprimée en 1626, in-8.
— De 1628. Mss.
— De 1635. Imprimé à Paris, par Vitré.
In-fol. très-rare.
Le journal manuscrit de cette assemblée de 1635, écrit par Estienne Moreau, abbé de Saint-Josse, en trois volumes in-folio, est fort curieux ; il ne renferme rien d’important qui ne soit dans le procès-verbal imprimé. C’est dans cetle relation qu’on lit : « Sur quoi il s’est ému un doute, si l’assemblée rendrait devoir et civilité au seigneur Nonce de Sa Sainteté, il a été résolu que non, car outre que ledit seigneur nonce n’est pas cardinal, c’est que nonce veut dire ambassadeur et étranger, vers lequel une assemblée n’a point de commerce que par le congé de son prince ; à quoi a été ajoute que ledit seigneur nonce ne voulait pas recevoir les seigneurs évêques en rochet et en camail, voulant faire prévaloir la considération qù’il était l’homme de Sa Sainteté, et par conséquent que tout honneur lui était dû. Le silence a été l’arrêté de l’assemblée. » C’est aussi le notre.
— De 1641. Mss.
Rédigé par M. de la Barde, mort évèqne de S. Bricuc. Il y a aussi un journal très-piquant de cette assemblée, par M. de Montchal, archevêque de Toulouse; un in-folio Mss., ctl partie imprimé dans les mémoires de Montchal à Rotterdam, 1718, in-12, 2 vol. Il ï a encore sur cette assemblée une autre relation Mss. par Cohon, évêque de Nismes.
— De 1645. Imprimé in-folio par Vitré- Rare.
— De 1650. Imprime in-folio, à Paris- Cette assemblée fut présidée et dirigée P ar le courageux Léonor d’Estampes, devenu archevêque de Reims ; elle était réunie au cou' vent des Augustins de Paris. Elle se conduis^ avec prudence au milieu des troubles de Fronde. Elle s’unit à la noblesse pour d 61 " 8 ” der la convocation des états-généraux.
intervint heureusement entre le pape et évêques espagnols nommés par Jean IM • fit un cadeau de 20,000 fr. à la reine d’Ang ^ terre, réfugiée en France , et au roi un ca de 600,000 fr. pour son sacre. Par rapp° r ^ spirituel, cette assemblée est encore plus 1 portante. Elle soutient l’autorité épiscop® dans toutes les parties où elle est attaque
elle oblige les jésuites de Sens et les réguliers à ne pas confesser sans pouvoirs de l'évêque. Elle s’oppose à toutes les entreprises des tribunaux séculiers, particulièrement contre le parlement de Rouen, qui empêchait l’archevêque de tenir son concile provincial qu'elle approuve. Rien aussi de plus beau que ses remontrances au roi pour relever la dignité des cardinaux et prélats de France, que le parlement de Paris voulait empêcher d’entrer aux conseils du roi ; elle n’est pas moins attentive à arrêter les entreprises des évêques les uns contre les autres; elle arrête l’hérésie des Illuminés ; elle censure un libelle intitulé : Remontrances au Roi , où les privilèges et immun ‘tés de l’Eglise étaient attaqués.
■— De 1655 et 1656. Imprimé à Paris, infolio.
Il existe en plusieurs volumes manuscrits, une histoire curieuse, mais toute parlementaire, de cette assemblée de 1655, par François d’Aigreville, doyen des avocats du parlement.
■" De 1660 et 1661. Imprime par Vitré,
Procès-verbal rédigé par Matthieu Thoréau, mort évêque de Dol.
De 1665 et 1666. Imprimé in-folio par Vitré.
~~ De 1670. Imprimé in-folio par Vitré.
De 1675. Imprimé in-folio par Léonard.
On trouve, dans ce procès-verbal, des observations importantes sur la juridiction ecclésiastique, sur la dignité du sacrement de mariage, sur la présidence des évêques aux hôpitaux, sur les entreprises des protestants ; il faut y joindre la harangue du conseiller Poncet, faite au nom du roi. Paris, Cramoisy, 1679,
— De 1680. Imprimé in-folio par Léonard.
Nous nous arrêtons ici ; la secte parlementaire va triompher. « On pensa, dit Voltaire, qu'enfin le temps était venu d’établir en France une Eglise catholique, apostolique, qui ne serait point romaine.
(Siècle de Louis XIV, cliap. 35. »
Des procès-verbaux des assemblées depuis 1682 sont faciles à recueillir; iis sont importants pour l’histoire. En 1765, on y trouve une protestation énergique contre le commentaire de Jousse, sur l’édit concernant la juridiction ecclésiastique. On chargea l’évêque de Senbs et l’évêque d’Auxerre d’y répondre.
J ®mais le glorieux et savant Clergé do
France n’a manqué d’hommes courageux et énergiques pour défendre les libertés de l’Eglise. Lorsque le calviniste Pierre Pithou, chef de la secte parlementaire, Fit paraître ses Libertés de l’Eglise gallicane, les évêques présents à Paris se réunirent chez le cardinal de Larochefoucault pour faire une censure de cet abominable livre, et le dénoncer à tous les évêques de France; on la trouve encore à la fin du troisième volume de la collection des procès-verbaux. Paris, 1769; in-folio. Le 23 mars 1640 , le parlement rendit un arrêt qui déclara cette censure indigne d’évêques français, abusive, et défendit de l’imprimer.
Quand la seconde édition de cet affreux livre du calviniste Pithou parut, en 1651, l’archevêque de Sens, M. de Gondrin, dénonça à l’assemblée ces horribles servitudes de l’Eglise gallicane. (Voir la collection des procès-verbaux, tome IV ; pièces justificatives, page 7.) L’assemblée chargea François du Bosquet, évêque de Montpellier, d’y répondre.
Dans l’assemblée de 1660 , l’évêque d’Àutun appelle les livres de Pithou et de la secte Livres pernicieux et vraiment hérétiques. (Collection des procès-verbaux, tome IV, page 662.) Gardons précieusement le nom et le souvenir de ces intrépides défenseurs des véritables libertés de nos Eglises de France.
En 1762 , M. Moreau, évêque de Mâcon, proposa de donner une édition méthodique de tous les procès-verbaux en élaguant les inutilités. Le premier volume parut en 1767, chez Desprez, sous le titre : Procès-verbaux des assemblées du Clergé de France depuis l’année 1560. Il y a en tout dix volumes, en comprenant la table. Ce travail est dû aux abbés Duranthon, Saulzet et Gaudin. Cette collection importante, quoique incomplète sous des rapports essentiels, a été abrégée et publiée à Avignon en 1770, en 14 volumes in-4°, sous le. titre de Mémoires concernant les affaires du Clergé.
Mais avant cette collection générale et
abrégée, il y avait eu des essais de collection qui ont une importance réelle, et qu’il faut recueillir, même de préférence aux grandes collections.
1. K*eyrissac. Remontrances, édits, contrats, réglements du Clergé. Paris, 1625; in-8, 4 vol.
2. Recueil général des affaires du Clergé, depuis 1570 jusqu’en 1635. Paris, 1636, in-4, 4 vol.