‹ De L'Évacuation Spontanée De Certains Abcès Extra-Duraux À Travers L'Écaille TemporeleChapitre 6 sur 17 · II. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

II. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

L’abcès élait presque toujours unique, développé soit à la face interne de l’écaille temporale, soit sur le plancher de la fosse cérébrale moyenne au-dessus du toit de lantre ou de l’attique. Deux fois (obs. V et VI) il occupait les fosses cérébrales moyenne et postérieure, et dans un de ces cas (obs. VI), l'abcès de la fosse cérébrale moyenne était consécutif à un abcès périsinusal. es

La dure-mère, réagissant autour de l'abcès, était généralement infiltrée par un exsudat fibrineux. Tantôt rouge, très con-

gestionnée dans les cas aigus, tantôl recouverte de granula tions molles, rougeñtres, de fongosités friables pouvant atteindre une épaisseur d’un demi-centimètre. Le Docteur Hauranr suivit parfaitement chez son malade ces trainées fongueuses allant de la partie interne du sinus vers la fosse cérébrale moyenne.

L'os sous-jacent ne présentait parfois que de simples lésions ‘de congestion ou d'inflammation, mais très fréquemment, il était atteint d’ostéite et de nécrose. Dans le cas de REULING, la face interne de l’écaille était perforée d'une multitude de pertuis par où s’échappait du pus:

La fistule, en général unique, siégeait en regard de la perforation spontanée.

En arrière de l’épine de Henle;

En arrière et au-dessus du conduit auditif externe ;

Au-dessus de l’apophyse zygomatique ;

Au-devant de la racine du zygoma;

À la partie moyenne et inférieure de l’écaille.

Seulement dans le cas de Lannots (obs. VID), il y avait deux fistules : l’une siégeait derrière l'épine de Henle et l’autre à la partie inférieure de l’écaille.

= Sa dimension était variable : pour Rüurrix et Haüranr, elle élait du diamètre d'une lentille; pour Lanwois et Du, elle atteignait les dimensions d’une pièce de vingt, cinquante et même cinq centimes.

Gontenu : Le pus était crémeux, bien lié, non fétide, sous pression et sortait animé de battements par la perforation. La quantité retirée variait de deux cuillères à soupe à 190 grammes. Il contenait du streptocoque dans l'observation V.

Le volume de l'abcès était très variable, peu important quand

il siégeait sur le plancher de la fosse cérébrale moyenne, il était beaucoup plus gros quand il occupait les fosses cérébrales moyenne el poslérieure où quand il était développé à la face interne de l'écaille temporale, dans une zone où la dure-mère est facilement décollable.

Cette région a été décrite en 1881: par GÉraRD-MarcHANT dans

te

sa thèse, sous le nom de « zone décollable ». « Elle s'étend : d'avant en arrière sur une longueur de 13 centimètres, depuis le bord postérieur des petites ailes du sphénoïde jusqu'à 2 ou 3 centimètres de la protubérance occipilale interne; de haut en bas, sur un trajet de 12 centimètres; elle commence un peu au dehors de la faux du cerveau, mais elle ne dépasse jamais en bas une ligne horizontale, qui, partant du bord postérieur aigu tranchant des petites ailes du sphénoïde, rencontrerait le bord supérieur du rocher el passerait au-dessus de la portion horizontale du sinus latéral ».

La mastoïde, dans les observations 1-IV et VIIT, paraissait saine extérieurement; (il s'agissait de mastoïdite latente); mais * dans d’autres cas, elle était éburnée, l’antre très petit renfermait des fongosilés.

Le sinus, en général sain, était quelquefois recouvert de granulalions. Sa situation procidente très antérieure dans certains cas (obs. VII) empêchait le pus de se diriger vers la poinie.

Quant aux parlies molles de la fosse Dale elles étaient lardacées, épaissies.

Le muscle temporal, décollé, surtout quand les lésions s'étaient propagées vers le zygoma (obs. VIet VII) était décoloré, jauni, infiltré de sérosités (obs. IT, IV et VII).

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