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Si l'on voit les choses de ce biais — et c'est le seul vrai — l'âpreté même du combat qui précéda et conditionna la victoire, est le témoignage le plus fort en faveur du bien fondé de la revendication de l'Église catholique de parler au nom et avec l'autorité du Christ. Avec quelle clarté ne fallut-il pas qu'il vît que, de fait, l'Église catholique romaine parle avec autorité au nom de Jésus-Christ, et qu'elle a réellement le droit de le faire, celui qui se trouva devant un tel problème ! Les hommes ne renoncent pas même à leurs biens matériels sans s'être bien assurés que c'est absolument nécessaire. Or, dans ce cas, ce qu'il fallait abandonner, c'étaient des biens que leur possesseur estimait plus que l'or et l'argent, plus que toute autre chose au monde. Comme il doit donc avoir guetté la moindre échappatoire! Comme il a dû être bien sûr qu'il n'y en avait aucune ! La dureté du combat est donc la meilleure preuve de la justice de cette prétention de l'Église : « Qui m'écoute, L'écoute; qui me méprise, Le méprise. »
Les protestants qui hésiteraient à admettre le bien fondé de la prétention catholique sont priés aussi de ne pas négliger cette constatation : jamais je ne mis en balance le protestantisme et les revendications catholiques. Mon intelligence, à elle seule, me faisait voir la supériorité de ces revendications sur
la négation protestante qui les accueillait. Il n'y eut jamais lutte entre une doctrine protestante et une négation catholique de cette doctrine : la difficulté, pour moi, surgit de l'opposition entre l'Orient et l'Occident.
Enfin, du jour où je devins catholique, jamais je n'ai douté que l'Église catholique romaine parle à tous les hommes au nom et avec l'autorité de Jésus-Christ et qu'elle a le droit de le faire. Jamais je n'ai douté que le protestantisme, non seulement, n'est pas la religion de Jésus-Christ, mais qu'il n'est pas même une religion. Chaque jour, j'ai constaté l'immense supériorité de la religion catholique sur toutes les formes de protestantisme — tant pour la victoire sur le péché, la mortification de la chair, le renoncement au monde, l'acquisition de la grâce et l'obtention du salut, que pour nous faire, par Jésus-Christ, notre Dieu Sauveur, glorifier Dieu le Père. Dans l'Église catholique, comme nulle part ailleurs, j'ai pu voir comment Jésus- Christ est notre grand Dieu Sauveur. Chaque jour, j'ai constaté comment l'Église catholique romaine est le boulevard et le rempart de la foi, parmi toutes les passions humaines déchaînées, les erreurs de l'humaine raison, les perversions de l'humaine volonté livrée à elle-même. Cela étant, pour tout ce que le monde pourrait offrir, je ne voudrais pas être
protestant la durée d'un seul jour. Le privilège le plus grand dont je jouis, c'est d'appartenir à la seule Église catholique et apostolique, la vraie Épouse du Christ.
« Le Royaume des cieux est comme un marchand qui cherche des perles précieuses : quand il eut trouvé une perle de grand prix, il s'en alla, vendit tout ce qu'il avait, et acheta la perle ».
« En vérité, je vous dis que quiconque ne recevra pas le Royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera aucunement ».