‹ De l'Éventration chez le ChevalChapitre 3 sur 21 · SAINS · texte numérisé non relu

SAINS

extrême sensibilité, tandis que nos Maîtres actuels ont démontré que cette affirmation est beaucoup trop catégorique et que cette séreuse supporte des atteintes parfois redoutables. En particulier, à toutes les époques, des praticiens audacieux ont tenté de traiter des cas d’éventration chez le cheval, et dans nos publications, maints exemples de guérison sont rapportés. C'est au point qu’en 1857, Gourdon, analysant dans le Recueil un article qui relatait pareil succes, terminait son résumé par les mots suivants : « Le cas commence à être assez commun pour dispenser les vétérinaires de rapporter désormais de semblables observations. » Il faut croire que ce savant professeur s’était trompé car dans les années qui ont suivi, comme de nos jours, quelques rares chirurgiens continuent de publier les heureux résultats obtenus dans le traitement de cet accident, tandis que la majorité des praticiens se contente d'envoyer tout cheval atteint à la boucherie, et cela sans discussion.

Et c’ést contre cette tendance que nous voulons nous élever. La conduite du vétérinaire doit s’inspi- -rer des circonstances. Dans certains cas, l’abatage immédiat est la seule solution raisonnable, et nous citerons un cas dans lequel nous avons agi de cette manière, la seule qui sauvegarde les intérêts du propriétaire. D'autres fois, au contraire, et même assez souvent, le praticien se doit d'intervenir.

Pour étayer notre façon de voir, nous relaterons des cas dans lesquels nous avons obtenu un succès complet et quelques exemples vraiment typiques

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