A. — ANATOMIE
Le péritoine est une membrane séreuse qui tapisse l’intérieur de la cavité abdominale. Elle se compose essentiellement d’un feuillet pariétal et d’un feuillet viscéral. Le premier recouvre et nivelle la face interne des parois, se réfléchit en un certain nombre de points et se transforme alors en feuillet viscéral. A partir des points de réflection les deux portions du péritoine s’adossent l’une à l’autre, formant ainsi de véritables ligaments pour les organes contenus dans la cavité qui, d'autre part, se trouvent revêtus par cette séreuse. Il en résulte une disposition très spéciale de celle-ci par rapport aux viscères, et l’on peut dire que les organes contenus dans l’abdomen sont situés en dehors du sac complet que représente le péritoine. ;
Nous n'entrerons pas dans les détails de la disposition de la séreuse au niveau de chaque région ni de chaque organe. Nous dirons seulement que si, par sa face externe elle adhère aux parois et aux viscères, par sa face interne, limitant la cavité péritonéale, elle
= en
n'est en rapport qu'avec elle-même. Elle contient seulement un peu de sérosité qui se produit à sa surface et permet les glissements des organes les uns contre les autres et contre les parois de la cavité.
Une seule particularité de la conformation anatomique du péritoine doit retenir notre attention : celte qui concerne l’épiploon. « A la grande courbure de
l'estomac, les lames péritonéales qui ont revêtu les
faces de ce viscère se rejoignent et s'adossent pour
former le grand épiploon ou épiploon gastro-colique,
vaste membrane extrêmement mince, percée d’une
-infinité de trous et offrant Paspect d’une dentelle.
Chez les animaux gras, le tissu adipeux forme à son
intérieur des travées qui suivent les vaisseaux sanguins. Le grand épiploon part de la tubérosité gauche du ventricule, qu'il suspend à la région sous-lombaire,
et de toute l'étendue de la grande courbure ; à
- droite, il dépasse même le pylore pour se continuer - sur la courbure concave du duodénum jusqu'à la
hauteur du cœcum. Il plonge ensuite à l’intérieur de la cavité abdominale pour atteindre la terminaison du gros côlon et l’origine du côlon flottant, où il se confond avec le péritoine viscéral de ces organes, » (Chauveau, Arloing et Lesbre.}
. La portion du grand épiploon qui se : trouve autour
du cul-de-sac gauche est excessivement courte et, en * SC portant à la région sSOUs- lombaire, elle constitue ua
véritable ligament suspenseur pour çe cul-de-sac, Au contraire, dans le reste de son étendue, il acquiert un.
£ grand développement et flotte librement dans !a