B. — PHYSIOLOGIE
A l’état normal, le rôle du péritoine est assez com- -- plexe: Il'sert d'abord à soutenir et fixer les différents
organes contenus dans l'abdomen. D'autre part il enveloppe les viscères, les isole les uns des autres et facilite leur glissement les uns sur les autres tet aussi contre la paroi abdominale. Ce glissement est favorisé par une petite quantité de sérosité qui lubréfie les surfaces en contact.
La sérosité péritonéale est peu abondante. Chez le cheval, d’après Colin, elle ne dépasse pas 300 à 1.000 grammes. Elle est citrine, légèrement visqueuse et contient des principes minéraux (7 à 8 p. 1.000), de l'albumaine, de la fibrine, des cellules épithéliales et des leucocytes en assez grand nombre. Il y a, à la fois, production et résorption de sérosité et, à l’état physiologique, l'équilibre se produit entre ces deux courants.
Expérimentalement, on a montré, depuis longtemps, le pouvoir absorbant du péritoine. Haller, Flandrin, ayant injecté de l’eau dans la cavité péri-. toncale, ont constaté sa prompte absorption. De même, les gaz et les solutions sont parfaitement absorbés. Ce passage se fait sans le moindre dommage pour la séreuse lorsque les substances injectées ne sont pas irritantes. :
Cette absorption se fait par les voies sanguine ct lympathique. Elle est souvent très rapide. Six minutes apres l'injection de prussiate de potasse dans le péritoine, Lebkuchner a retrouvé le sel dans l'urine. D :
sang aseptique introduit de la même façon disparaît après quelques jours. L'absorption se fait surtout dans ce cas par les Iymphatiques, et elle SÉRIE
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. même sur les globules entiers qu’on retrouve dans la lymphe du canal thoracique. Ce passage des globules rouges dans la Iymphe prouve l'existence de communications directes entre la cavité péritonéale et les racines des vaisseaux lymphatiques (Kaufmann).