‹ De l'Éventration chez le ChevalChapitre 5 sur 21 · RS ER · texte numérisé non relu

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cavité abdominale parmi les circonvolutions intestinales.

D'après H. Bouley, l’épiploon ne présenterait pas toujours ces dispositions normales. On a observé sa réduction ou son excès de développement et, chez nos animaux, on a même signalé son absence totale ou partielle. Cette constatation semble indiquer que les fonctions de cet organe ne sont pas capitales, notion d'un gros intérêt en chirurgie, lorsqu'il s’agit de l’exciser en partie. ee

Au point de vue histologique, la membrane péri-

tonéale possède les caractères des séreuses et se com--

pose ainsi d’une couche profonde ou chorion et d’une couche superficielle ou endothélium. Ni l’une ni l’autre ne font défaut nulle part.

Le chorion ou couche conjonctive est tantôt nettement distinct, tantôt uni de façon plus intime aux organes qu'il recouvre. Ce derme du péritoine est mince, mais résistant. Il est composé de faisceaux conjonctifs entrecroisés et entrelacés dans. tous les

sens, dans les intervalles desquels on trouve de nombreuses cellules conjonctives et des fibres élastiques.

Celles-ci sont abondantes partout où le péritoine recouvre des parties ayant besoin d’une certaine mobilité, mais elles sont extrêmement rares au centre phrénique et à la ligne blanche. Les faisceaux conjonctifs sont cimentés par une substance amorphe, homogène, molle et transparente. |

L’endothélium ne comprend qu’une seule rangée de cellules plates, polygonales, à contours rectilignes

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et noyaux ovalaires. Le protoplasma est transparent. La couche endothéliale est continue, sauf chez la femelle où il y a interruption au niveau de l'orifice de la trompe et contact avec le revêtement épithéliat de la muqueuse de la trompe. ;

En ce qui concerne l'épiploon, « si l’on examine cette membrane au microscope après l’avoir traitée par le nitrate d'argent et certaines matières colo-. rantes appropriées, on voit très bien les faisceaux connectifs qui se contournent pour circonscrire ses travées, les cellules fixes disséminées sur ces fais- . ceaux, enfin les cellules endothéliales embrassant chaque travée de manière à n’en laisser aucune partie à découvert. Il n’y a pas de fibres élastiques. Les vaisseaux sanguins n'existent que dans les grosses travées; les petites sont complètement invasculaires. Parmi celles-ci on en remarque qui ne sont formées que de deux ou même d’un seul faisceau connectif, et qu'une seule cellule endothéliale suffit à envelopper, en s’enroulant en tube; ces travées minuscules ne renferment pas de cellules fixes ; elles ne présentent d’autres éléments cellulaires que les cellules endothéliales de revêtement. ce qui est une nouvelle preuve de l’équivalence des deux sortes de cellules » (Lesbre):, hs. :

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