‹ De l'évolution et de l'avenir des banques populairesChapitre 29 sur 36 · PE · texte numérisé non relu

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Dans le cadre corporatif, les banques populaires sont les mieux placées pour favoriser la constitution et le développement de groupements de producteurs. On s’imagine à tort que ces réformes vont entraîner la caporalisation de l'individu en amoindrissant sa personnalité et en limitant son profit alors qu’elles tendent au contraire à le protéger et à restaurer une saine notion de profit qu’une évolution

progressive de l’économie libérale avait peu à peu détournée de ses fonctions.

Après un développement considérable de plus d’un siècle dû à des pionniers de première valeur, l’économie française s’est partiellement repliée sur elle-même, fonctionnarisée à tel point que la plupart des firmes importantes jouissent d’un monopole de fait, qui, protégé en outre par d’imposantes barrières douanières, ne les incite nullement à améliorer leur production. Aussi sommes-nous souvent devancés par l'étranger en maints domaines. Une évolution semblable s’est produite dans les fortunes individuelles industrielles et commerciales qui, par le jeu des successions, ont été transmises de famille en famille, en étouffant chez les descendants tout esprit d'initiative et de responsabilité, à supposer qu’ils en aient jamais eu, et en favorisant au contraire le développement d’un égoïsme jouisseur.

Ce sont ces prétendues élites qu’il convient de renouveler en permettant aux sujets les mieux doués et les plus travailleurs de la masse du peuple d’accéder au patronat.

Telle est la pensée du chef de l'Etat qui demande «de se pénétrer de la doctrine du bien commun au-dessus des intérêts particuliers; de s’instruire des méthodes d’organisation du travail capables à la fois de permettre un meilleur rendèment et plus de justice en donnant à chacun sa chance dans l’entreprise et dans la profession » (Discours de Saint- Etienne, le 19° mars 1941).

Cette évolution, les banques populaires peuvent y contribuer utilement, accroître ainsi l’activité économique générale et, partant, le bien-être de chaque famille et de chaque individu.

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