CONCLUSION
jeter les bases de la future corporation, organisme autoritaire et coercitif, qui va la remplacer, et encadrer l'individu dans la cité, et dans la profession.
Le Crédit populaire, grâce à sa forme décentralisée, à la discipline de ses banques et à l’habileté de sa politique financière, constitue dès maintenant l'organisme le plus apte à reconstruire l’économie des provinces de France.
Dans ce domaine, il ne borne pas ses fonctions à l’exercice d’une sèche technique bancaire, mais il ambitionne de devenir le conseiller écouté et désintéressé de ses clients isolés ou associés. La banque populaire s’attache, dans ce but, à faire l'éducation bancaire d’une clientèle qui, sur ce chapitre se montre trop souvent d’une ignorance étonnante. C’est là une situation d’autant plus regrettable que l’évolution législative et économique donne aux questions de banque un rôle de plus en plus important dans l’activité de chaque individu. Il conviendrait, à cet égard, que dès l’école primaire et dans les établissements d’enseignement secondaire, on enseignât aux enfants les éléments de la technique bancaire que nul ne saurait ignorer à notre époque : le rôle des banques dans la production industrielle, agricole et artisanale, la lettre de change, le chèque, l’escompte, le découvert, etc. Sans surcharger des programmes déjà lourds, ces rudiments qui pourraient être incorporés dans une histoire de l’économie nationale complétant le programme d'histoire proprement dit, faciliteraient le rôle éducateur des banques populaires et permettraient à la clientèle de mieux comprendre les avantages qui lui sont
offerts.