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pendance, d’ailleurs toute relative, ses empereurs recevant l'investiture chinoise.
A ce moment commencent les guerres des Xmers et des Annamites, que l’on peut considérer comme devenus complètement chinois (1), guerres qui dureront jusqu’au XVII siècle. Au XVIIF, le roi de Hué est définitivement maître de la Cochinchine. Il s’apprêtait à conquérir le Cambodge lorsqu'il eut à faire face, au Tonkin, à la révolte des Nguyen.
En 1801, Lé, roi d’Annam, s’enfuit en Chine, et l’un des frères Nguyen, Nguyen An, est proclamé empereur d’Annam, sous le nom de Gia Long. Par sa valeur personnelle et la puissance qu’il donnera à l’Empire, il mérite bien le titre de « Louis XIV de l’Annam », que lui donne M. de Lanessan (2). Gia Long reprend la conquête du Cambodge, alors sous la dépendance du Siam; son fils, Minh Mang, l'achèvera.
En 1847, pour mettre fin aux luttes incessantes avec le Siam, une entente intervient entre son roi et Tieu Tri, empereur d’Annam. Le Cambodge est déclaré indépendant, et Heac Ang Duong devient son roi. C’est à lui et à Tu Duc, successeur de Tieu Tri, que nous aurons affaire quand nous arriverons en Cochinchine.
Pour étudier les institutions qui existaient dans la péninsule indo-chinoise avant la conquête, il importe de placer ici la division que nous avions annoncée entre l’Empire d’Annam, d’une part, et le Royaume de Cambodge, d'autre part.
() Luro, Cours d'administration annamite.
(2) DE LaxEssaw, L’Indo-Chine Française.