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CHAPITRE PREMIER

La Résection Endo-Urétrale

Ambroise PARÉ, en 1575, avait déjà employé la voie endo-urétrale pour détruire les « carnosités » qui obstruaient l’urètre prostatique.

A sa suite, Sir William BLizzarp en 1806, STAFFORD en 1831, CUTHRIE en 1834, MERCIER en 1844 et BOTTINI en 1877 par des méthodes aveugles tentèrent de parvenir aux mêmes résultats.

L'apparition du eystoscope permit de codifier cette technique pour en faire la résection transurétrale telle que nous la connaissons à l’heure actuelle. Ces grogrès d'ordre technique surtout, nous les devons à STERN et Mac CARTHY d’un côté, YouncG, BRAASH et BuMpus de l’autre, mais il est juste de souligner le rôle de précurseur que joua G. Luys, dont la méthode de forage à sec de la prostate remonte à 1909 et servit de base aux travaux de perfectionnement des auteurs Américains qui transformèrent le forage à sec en résection endo-urétrale.

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Cette méthode connut rapidement le succés et ses protagonistes en élargirent les indications dans la mesure du possible.

En France, Dents s’en fit le champion et compte parmi les virtuoses de cette technique.

Entre 1934 et 1945, DENIS a opéré 800 adénomes par cette voie. Ii considère la résection comme une méthode de choix dont il pousse les indications aussi loin que possible. Le taux de mortalité chez ces malades dont il exclut les cystostomisés de longue date et les infectés chroniques esi de l’ordre de 1,5 %.

Les complications hémorragiques et infectieuses sont rares et les récidives ne dépassent pas 5 %.

Les résultats fonctionnels sont satisfaisants, à condition,

souligne-t-il que la résection évite d’être incomplète pour ne pas exposer aux récidives ou trop complète pour ne pas entraîner d’incontinence. Personnellement, DENIS n’a eu que rarement l’occasion d’observer de tels inconvénients. Mais, ajoute-t-il, il faut savoir pratiquer cette intervention qui est difficile et cette pratique ne peut être acquise que par un entraînement intensif qu’il convient de commencer en s’exerçant sur des malades cystostomisés à petite prostate, l’orifice de cystostomie permettant de contrôler au doigt les progrès de la résection et de se faire en même temps une idée visuelle de la vitesse d'exécution par Ja voie endoscopique et de la quantité d’adénome enlevée. :

Par ailleurs, DENIS fait remarquer qu'il est très rare d'enlever au cours d’une seule séance d’endoscopie plus de 50 grammes d’adénome. Le chiffre le plus courant se

situe autour de 30 grammes. Pour les adénomes dont le poids est compris entre 50 et 100 grammes, les indications opératoires sont variables suivant les opérateurs et leur entraînement, la résistance du malade, son embonpoint et les interventions antérieures pratiquées sur sa vessie.

À plus forte raison la résection doit-elle être abandonnée devant des adénomes d’un poids supérieur à 100 grammes. La résection endoscopique n’est donc pas une intervention universelle et ne peut être mise entre les mains de « chirurgiens mal préparés », comme l’avoue Dents et Mac CARTHY qui considère cette méthode comme « une mitraillette entre les mains d’un garçon exalté qui vient de terminer la lecture d’un roman d’aventures », en traduit bien de façon pittoresque tous les dangers.

Sur des affirmations aussi catégoriques émanant de défenseurs ardents de la méthode, le problème de la prostatectomie ne peut être envisagé comme résolu définitivement et dans son entier.

Il faut donc s’adresser à une autre technique de réali-

sation plus facile et pouvant s’étendre à tous les cas.

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