B. AUTEURS N'ADMETTANT PAS L'EXAGÉRATION
BerNgeIm® prétend avoir combattu avant Babinski l'exagé-
ration des réflexes dans l’hystérie. « À celle époque (c.-à.-d.
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en 1891) l’exagéralion des phénomènes tendineux n'était
pas encore pour Babinski, comme elle l’élait déjà pour moi
et comme elle l'est devenue plus tard pour lui, un stigmate de lésion organique spinale* ».
(4) Babinski ne considère pas L°«l’exagération des réflexes tendineux comme un stigmate de lésion organique du faisceau pyramidal », une
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Cuceerr Bazcer! présente à la Société de Neurologie, en 1903, un pur neurasthénique sans lésion du faisceau pyramidal, avec « elonus du pied identique, quant à ses caractères objectifs à celui qui s’observe dans l’hémiplégie avec lésion». Une discussion survient où prennent part Babinska, Brissaud, Raymond et Déjerine.
Gilbert Ballet ajoule avoir dans un cas récent de paraplégie,. vue par Raymond et Déjerine et considérée par eux comme fonctionnelle, porté le diagnostic de syphilis médullaire, à cause d’une double trépidation épileptoïde. Mais, instruit par le cas acluel, il serait à l’avenir moins affirmatf, si pareil cas se présentait. Gilbert Ballet semblait donc acquis au camp du « elonus fonctionnel », mais, deux ans après?, il apporte une note rectificative, au sujet de son malade, à la Société de Neurologie, en 1905. L'évolution ultérieure a montré qu'il s'agissait d’une méningite chronique. L'autopsie confirme ce dernier diagnostic. Il n'existe aucune altération du faisceau pyramidal ni de l'écorce, mais, à cause des lésions méningées, Gilbert Ballet croit qu'on doit admettre un clonus par irrilaton des fibres du faisceau pyramidal. Gilbert Ballet, dans une lettre qu'il a eu l'amabilité de nous écrire nous rappelle ce fait ainsi que la présence dans son service d'une malade avec clonus du pied, présentée à la Société Neurologique comme hystérique pure et que, lui, considère comme alteinte de lésion organique.
affection périphérique (arthrite) peut exagérer ces réflexes sans qu'il y ail altération spinalé ; 2° il soutient depuis 15 ans que l'hystérie n'engendre ni l'exagéralion des réflexes tendineux, ni la trépidation épileptoïde et ne peut être accusée de plagiat ; 3° à l'époque dont il est question, Bernheim, loin desoutenir une opinion semblable à la sienne, publiait, dansson livre sur «l'Hypnotisme et Psychothérapie » un cas d'hystérie avec exagération des réflexes tendineux. (Réponse de Babinski à l'article de Bernheim).
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« Comme tout le monde, j'ai vu souvent des hystériques chez lesquelles les réflexes tendineux sont très forts, mais alors l’exagération est générale et porte sur les réflexes des quatre membres. Je ne saurais affirmer si j'ai vu dans l’hystérie des réflexes très forts aux membres inférieurs avec réflexes faibles aux supérieurs : en tout cas, je n'ai jamais vu d’exagéralion unilatérale.
» Quant au clonus (hystérique), il m'a semblé naguère en avoir observé, mais depuis que mon attention a été attirée de ce côté et que ‘’ai cherché la chose avec soin, je n'ai jamais vu de clonus franc chez un ou une malade que je puisse affirmer non atteinte de lésion organique …
-» Bref, mon opinion actuelle, c’est que l'exagération marquée etnelte des réflexes, quand elle porte sur un seul membre ou sur deux seulement, quand elle s’accompagne de cette sensalion particulière de détente de ressort, qui est la marque de la véritable exagéralion, est un signe de lésion organique ».
Brissaup ‘ présente en 1904, à la Société de neurologie, un hystérique avec exagéralion des réflexes, clonus du pied, mais ne peut se résoudre à trancher le diagnostic entre la névrose pure el l'association névroso-organique. Il n’a pas suivi ce malade, nous écrit-il, mais 1l nous précise son opinion sur l’état des réflexes dans l'hystérie :
« Je ne sache pas que l’hystérie loute seule ait jamais donné lieu au clonus vrai. Mais le clonus du pied est-il un réflexe comparable aux réflexes du genou, de l’olécrane, du tendon d'Achille ?... Ces derniers réflexes sont, au contraire, d'une vivacité quelquefois très grande chez les hystériques et même chez de simples névropathes.
» Il me parait très difficile de dire, dans tel cas,que leréflexe
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rotulien est exagéré ou non. L’appréciation de l'intensité du réflexe dépend de l’observateur qui se contente de peu ou exige beaucoup. Le clonus, par contre, fort ou faible, exisle ou n'existe pas. C’est l’un ou l'autre. Dans l’hystérie, il n'existe pas, voilà mon opinion... Vous me demandez si je n'ai pas constaté chez d'autres malades — hystériques -— l’exagération des réflexes ?
» Je viens de vous répondre: clonus jamais, genoux olécranes, tendon d'Achille très souvent
» Mais qu'appelez-vous exagération des réflexes ?... »
M. le professeur Brissaud se rapproche donc de l'opinion de Babinski : il n'admet pas le clonus dans la névrose. Par contre, il a rencontré l'exagération des autres réflexes très fré-' quemment dans l’hystérie.
Dugois (de Berne) nous écrit: « Dans le cours d’une carrière médicale de 30 ans, consacrée en grande partie aux maladies nerveuses, je n'ai jamais observé une exagération des réflexes tendineux avec clonus du pied ou de la rotule dans un cas d’hystérie pure. Les cas anciens, où je croyais avoir rencontré ce symptôme, se sont éclaircis plus tard et, malgré la disparition des phénomènes hystériques sous l’influence psychothérapique, les symptômes spastiques ont persisté, indiquant une lésion anatomique ou tout au moins moléculaire de la moelle épinière. Il v a, du reste, une limite supérieure mal déterminée,où les accidents de l'hystérie grave el de l'hystéro-neurasthénie-traumatique rejoignent les affeclions organiques. Je n'oserais pour ma part attribuer à l'hystérie pure des troubles aussi marqués qui ne peuvent relever de l’autosuggestion ».
JENDRASSIK nous envoie la lettre suivante :
« Le problème que vous venez de me poser n’est pas très facile à résoudre. Comme vous le savez, il faut nettement distinguerentre la véritable exagération desréflexes tendineux,