‹ De L'Exagération Des Réflexes Tendineux Dans L'HystérieChapitre 13 sur 50 · TL · texte numérisé non relu

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La trépidation spinale vraie est une exception. » Plus récemment, lors de la discussion sur l'hystérie à la Société de neurologie, Cesran'est un des rares à répondre à la question posée sur les réflexes, et déclare n'avoir jamais vu se modifier par la suggestion les réflexes tendineux, la vraie trépidation spinale, le réflexe pupillaire à la lumière, le réflexe cutané de Babinski, pas plusqu'il n’a vus’améliorer la fièvreet autres manifestations similaires attribuées dans certains cas à la névrose.

Caarpenrier* est complètement de l'avis de Babinski : « On peut observer les réflexes forts, très forts, exagérés chez les sujets nerveux, n'ayant jamais eu d’hystérie. L’argument le plus important contre l’exagération des réflexes dans l'hystérie, c'est l’inefficacité sur les réflexes de la volontéet de la suggestion.

« Si la volonté, comme la foi, soulève moralement des montagnes, elle est impuissante à modifier l'état des réflexes.

» La volonté ne peut qu’une chose : c’est momentanément faire contracter les muscles et empêcher le phénomène réflexe d'être mis en évidence, comme une malle placée derrière une porte empêche qu’on entre, sans avoir, pour cela, modifié la serrure.

» De même, la suggestion à l'état de veille, la suggestion à l’état d'hypnose, l’hypnotisme seul n’ont aucune action sur les réflexes lendineux. Nous avons expérimenté sur de grandes hystériques hypnotisables : pendant et après le sommeil hypnot'que, malgré les suggestions les plus intensives, les réflexes ne différaient en rien de ce qu'ils étaient auparavant.

» L'exagéralion des reflexes permet d'écarter hystérie et simulation. »

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» N'est-ce pas par l'étude longtemps poursuivie des sujets normaux el des hyslériques purs, qu'on arrive à cette conclusion déjà plusieurs fois formulée, à savoir qu'il n'existe pas plus d’exagération que d'’abolition des réflexes tendineux dans l’hystérie et, par conséquent, pas de trépidation épileptique du pied légitime et parfaite. »

Pour Maurice pe FLeury ‘les réflexes sont, dans la paralysie hystérique spasmodique, plutôt brusques qu’exagérés : l’on ne constate pas de trépidation épileptoïde.

« Dans l’hystérie, l'exagération des réflexes est une réaction générale et qui ne s'adresse jamais aux réflexes d'un seul côté du corps, contrairement à ce qui se passe dans l’hémiplégie organique » (Durour).

LaIGNeL-LavasriNE* à propos d’un cas d'association hystéroorganique qu'il présente à la Société de ueurologie, en 1901, se range à l'opinion de son maître Babinski: « L’hystérie seule n'entraîine jamais l’exagération des réflexes tendineux et l’épilepsie spinale. »

Lévi présente à la Société de Neurologie, en 1900* et 1903°, deux malades avec exagération des réflexes et trépidation épileptoïde, qui le rendent fort hésitant entre le diagnostic d'hystérie ou d'association hystéro-organique. Quelques mois plus tard, dans un cas bien complexe, en présence de la trépidation épileptoïde et du signe de l’abduction, il n'hésite pas à conclure à la lésion organique et rattache au syndrome cérébelleux de Babinskt tous les autres symptômes, qui auraient pu être attribués à l’hystérie (Hémianesthésie croisée et dissociée, élargissement de la base de sustentation).

« La connaissance de nouveaux syndromes nerveux permet, de rapporter aux lésions dont ils dépendent et de faire

sortir du domaine de l’hystérie des faits qu'on aurait, par exclusion, rangés dans ce caput mortum de la neuropathologie ‘» .

Gase, dans le Traité de Brouardel et Gilbert (1902); — (Gilles de la Tourette? et Gasne), — établit d'abord que les réflexes sont normaux dans la paralysie hystérique ; par contre, il signale le tremblement à grandes oscillations, pouvant simuler grossièrement dans l’hémiplégie hystérique la trépidation épileptoïde, la fausse exagération des réflexes d'origine psychique (réflexes illégitimes), l'exagéralion des reflexes vraie, mais liée à une arthrite ou bien à une lésion organique surajoutée.

Claude et Rose* cherchent wne méthode graphique pour différencier le clonus organique du clonus hystérique :

«Au pont de vue clinique, nous pouvons confirmer les idées de M. Babinski. Chez l’une de nos malades, hystérique avec contractures multiples, on sentait nettement la contrepression, quand la malade faisait attention à son pied (on avait d’ailleurs éduqué le clonus chez elle). Quant à l’autre malade fonctionnelle, une jeune fille de 16 ans, astasique-abasique avec association de phénomènes organiques, son clonus varlait un jour même d'un moment à l’autre; comme nous nous étonnions que le clonus disparut ainsi tout d’un coup au cours de l'examen, elle nous fit la réponse suivante bien typique: « Je croyais que c'était fini », prouvant par là même qu'elle se défendait par une pression antagoniste contre la pression exercée de bas en haut par l'observateur. »

Les auteurs croient, dans quelques particularités de leurs tracés de clonus hystérique (irrégularité), trouver les caractéristiques du elonus fonctionnel.

Pour Gowers”, dans la paraplégie hystérique avec contrac-

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ture, 1l y a lieu de distinguer: un clonus semblable à celui qui survient à l'état normal chez la plupart des sujets, lorsque, assis sur une chaise, les pieds n’appuient sur le sol que par la face plantaire des orteils ; le pseudo-clonus du pied qui, dans l’hystérie, serait fréquent, et dépendrait d’une contracüon volontaire des muscles du mollet qui fléchissent le pied ou la jambe. 6

« Pour Mizcs', le vraiclonus est rare dans l’hystérieet, quand il existe, 1l serait en rapport avec la diathèse de contracture. Dans la plupart des cas où on a signalé le clonus du pied dans les paralysies hystériques, ou bien on n'a pas tenu compte d’une lésion organique concomitante (association hystéro-organique), où bien 1l s'agissait de sujets présentant des troubles de la nutrition dus à une infection ou à une intoxication.»

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