LEE
I. HYSTÉRIE PURE (obs. 1 à 340) A) Réfîflexes exagérés (obs.1 à 191)
1° ffystérie sans sympfômes mofeurs prédominanfs (obs. 1 à 59)
Nous classerons les observations suivant que les réflexes sont très exagérés, avec ou sans clonus, sont simplement exagérés ou ne le sont que légèrement. Nous ferons un groupe à part des cas à réflexes exagérés inégalement dans les différents membres.
a) Réflexes très exagérés, avec clonus ‘obs. 1 à 1#).
Obs. 1 : LEMOINE, n thèse Roucue. Réflexes rotuliens et plantaires dans l'hystérie et la neurasthénie. Lille, 1902 (obs. 43). — Vomissements hystériques : zones hystérogènes; zones d’anesthésie.Réflexes : cornéen normal, pharyngien aboli, rotulien très exagéré. Trépidation du pied très exagérée. |
Obs. 2: Lemoine, in thèse Roucue (obs. 64, p. 59). — Hystéroneurasthénie traumatique : A la suite d’un accident de chemin de fer, vives douleurs dans le côté gauche, mélancolie, insomnie, impossibilité de travailler. Réflexes : cornéen diminué, pharyngé aboli. Æéflexe rotulien exagéré des deux côtés. Trépidation du pied assez marquée des deux côtés.
Obs. 3 : Lemoine, in Thèse RoucuEe (obs. 65, p. 59). — Hystéro-neurasthénie traumatique: Chute du haut d'un échafaudage. Dépression physique et psychique datant depuis deux ans et empêchant tout travail. Réflexe cornéen diminué, pharyngé aboli. Æéflexes rotuliens et plantaires exagérés. Trépidation du pied. Le malade a été revu plus tard pendant qu'il était au régiment: élat mental et physique normal. Réflexes normaux. Pas de trépidation épileptoïde.
Obs. 4 : LEMOINE, in Thèse Roucne (obs. 67, p. 60).— Hystéro-neurasthénie traumatique : Douleurs vagues. Perte de la vue. Diminution de la mémoire, Faiblesse générale. Anesthésie du cuir chevelu. Rétrécissement du champ visuel. Réflexes cornéen et pharyngé abolis. Réflexe plantaire exagéré. ÆRéflexes rotuliens exagérés. Trépidation sur les deux pieds.
Obs. 5: Lemoine, in Thèse Roucne (obs. 69, p. 61). — Orchite et hystérie traumatique. Hyperesthésie des bourses. Rétrécissement du champ visuel. Abolition des réflexes cornéen et pharyngé. Ææagération des réflexes rotuliens et plantaires. T'répidalion épileptoïde.
Obs. 6 : LEMOINE, in Thèse Roucue (obs. 70, p. 61). — Névrose traumatique : Accident de chemin de fer. Diminution de la mémoire. Grande impressionnabilité. Difficulté de la marche. Troubles de la sensibilité. Réflexe cornéen normal; pharyngien aboli. Réflexes rotuliens exagérés. Trépidation épileptoïide.
Obs. T: BasrTin, Société Belge de neurologie, 28 mai 1903. — Hystérie mâle: Hyperréflectivité tendineuse extrême. 7répidation épileptoïde. Abolition des réflexes plantaires en flexion et du fascia lata.
Obs. 8: Fayer, Thèse Lyon 1906, n° 39. Essai sur la valeur clinique de la dissociation des réflexes tendineux et cutanés dans l'hystérie (obs. 11). — Rhumatisme et hystérie. Nombreuses crises d'hystérie. Analgésies partielles. Rétrécissement du champ visuel. Réflexes pharyngien, conjonctiva]l, cornéen, abdominal exagérés. Réflexe crémastérien diminué. Réflexe plantaire supprimé. Æéflexe rotulien très exagéré. Trépidation épileptoïde.
Obs. 9 : BnswanGer, Die Hysterie (obs.3, p.67).— Paralysie faciale, survenant à l'occasion d'une émotion, d’un chagrin, disparaissant rapidement à plusieurs reprises. Bourdonnements d'oreille. Vertiges, lipothymies.Réflexe du voile du palais aboli. Réflexe rotulien exagéré des deux côtés. Clonus de la rotule. Champ visuel concentriquement rétréci. Zones d'anesthésie et d'hyperesthésie.
Obs. 10 : BINSwaNGER, Die Hysterie (obs. 8, p. 127). — Coxalgie hystérique, douleurs abdominales violentes ayant nécessité plusieurs interventions sur l'utérus et les annexes. Abus des narcotiques. Affaiblissement général. Zones hystérogènes. Hallucinations de la vue et de l'ouïe. Aéflexes tendineux accrus. Clonus du pied et de la rotule. Réflexe plantaire affaibli. Réflexe abdominal plus fort à droite qu’à gauche.
Obs. 11: BixswanGEr (obs. 23, p. 265). — Névralgie sciatique hystérique : Réflexe rotulien très vif des deux côtés. Clonus bilatéral de la rotule. Réflexe achilléen très vif des deux côtés. Clonus du pied. Réflexe plantaire faible.
Obs. 12: BinswanGer. Die Hysterie (Obs. 41, p. 347). — Hystéro neurasthénie et néphrite chronique : Hémihyperesthésie. Automutilation. Réfleres tendineux exagérés. Clonus du pied net. Réflexe plantaire à droite exagéré. Réflexe palatin faible. |
Obs. 13 : BixswaANGER. Hysterie (obs. 82, p. 569). — Météorisme abdominal. Grossesse nerveuse. Crises d’hystérie. Réflexe rotulien très exagéré des deux côtés ; clonus de la rotule bilatéral. Réflexe pala- {in et pharyngé abolis.
Obs. 14 : Cnarcozï. Clinique des mal. du système nerveux, T. I., 1892, p. 122.— Coxalgie hystéro-traumatique : Une malade âgée de 21 ans à hérédité collatérale nerveuse (sœur atteinte de contracture hystéro-traumatique) réalise à la suite d'une chute le {ableau d'une coxalgie droite. Hypoesthésie du membre inférieur droit. La chloroformisalion montre l'absence de lésions articulaires. Xéflexes rotuliens des deux côtés considérablement exagérés. Quelques secousses épileptoïides, mais pas neltement caractéristiques.
b\ Réflexes très exagérés, sans clonus (obs. 15 à 18).
Obs.15: Roucue. Thèse Lille, 1902 (obs. 8).— Troubles gastriques. Stigmates : boule, zones d'anesthésie. Réflexes : cornéen normal à gauche, diminué à droite, pharyngé aboli, abdominal normal, rotulien très exagéré.
Obs. 16 : Sauriquer. Thèse Paris, 1904 (obs. 9).— Aphasie hystérique motrice pure : Crises hystériques. Hallucinations visuelles. Diplopie monoculaire. Aéflexe rotulien très exagéré des deux côtés ; cornéen très atténué ; pharyngien,abdominal et plantaire conservés.
Obs. 17: Fayer. Thèse 1906 lobs. 2).— Crises gastriques. OEsophagisme. Stigmates d'hystérie. Réflexe rotulien très brusque. Pas de trépidation épileptoïde. Abolition des réflexes plantaires.
Obs. 18 : Fayer. Thèse Lyon, 1906 (obs. 6). — Hystérie (sensation de brûlure cutanée). {éflexes rotuliens très exagérés; plantaires absents.
c) Réflexes exagérés (obs. 19 à 46).
Obs. 19: Osercrzxowsxy. Quelques cas d'hystérie mâle dans les troupes russes. Archives de neurologie, 4886. (Obs. 6). — Hystérie à grandes crises. Polyurie instable. Anesthésie pharyngée. Polyopie monoculaire. Tremblements. Aéflexes tendineux exagérés.
Obs. 20 : Roucne. Thèse, Lille, 4902. (obs. 4). — Crises hystériques légères. Gastralgie. Zones d'anesthésie. Zones hystérogènes. Réflexes : cornéen et pharyngé abolis, patellaires exagérés. Pas de Babinski.
Obs. 21: Roucne. /bid. (abs. 7). — Névralgie intercostale. Stigmates hystériques. Réflexes : cornéen conservé, pharyngé aboli; abdominal normal à droite, diminué à gauche; crémastérien faible etintermittent, rotulien exagéré, sans trépidation épileptoïde. « Signe de Babinski, particulièrement au pied droit; le chatouillement produit une flexion très accentuée des quatre derniers orteils, pendant que le gros orteil se redresse, au contraire, énergiquement. Le pied se relève également. »
Obs. 22: Roucne. Zbid. (obs. 9). — Douleurs abdominales et diarrhée. Zones hystérogènes. Réflexes : cornéen et pharyngé abolis, rotulien exagéré sans trépidation épileptoïde. Pas de Babinski.
Obs. 23 : SrrÜMPELL. Deutsch. Arch. für Klin. mediz. (obs. 22). — Crises de vertige. Anorexie. Aéflexes tendineux exagérés. Pas de clonus du pied. Anesthésie complète sensilivo-sensorielle.
Obs. 24 : WesrPuaLL. Uber hysteriche Dämmerzustärde und das Symptom des « Vorbeiredens ». Neurol. Centralblatt. 1903, n° 1 et 2. Separat Abdruck, s. 7 (obs. ID. — Accident léger depuis lequel le malade se plaint de céphalée et de rachialgie, perte de la mémoire, lipothymie rendant tout travail impossible. Crises de rire ; difficulté de la marche qui détermine un tremblement de tout le corps. Anesthésie sensilivo-sensorielle. Crises de délire avec amnésie consécutive complète. Impossibilité de répondre aux questions les plus simples. Rétrécissement du champ visuel. Excitabilité musculaire extrême. Æxagération des réflexes rotuliens et achilléens sans clonus du pied ni Babinski. Réflexes cutanés affaiblis. Réflexe conjonctival et palpébral conservés. Réflexe pupillaire paresseux. Amélioration considérable par le traitement psychothérapique.
Obs. 25 : Trissier. Réflexes dans l'hystérie. Lyon médical, 1905,
P. 749 (obs. 1). Hystérie viscérale. Accidents gastriques survenus après gros chagrins de famille. Réflexes rotuliens exagérés ; plantaires abolis.
Obs. 26 : TEIssiER (ibid., obs. 2). — Anorexie hystérique chez un vieillard. Diagnostic basé sur les antécédents et l'évolution ultérieure. Réflexes rotuliens exagérés ; plantaires abolis.
Obs. 27 : Fayer. Thèse Lyon 1906 (obs. 1). — Hystérie avec stigmates. Réflexes rotuliens brusques mais égaux. Réflexes plantaires de défense.
Obs. 28 : Fayer {vbid., obs. 4). — Troubles gastriques. Hystérie. Quelques stigmates. Pas de crises. Réflexes rotuliens exagérés. Réflexes plantaires à peine ébauchés.
Obs. 29 : Fayer (#bid, obs. 7): Hystérie (crises convulsives). Anesthésie des membres supérieurs. Rélrécissement du champ visuel avec inversion des couleurs. Æéflexes rotuliens exagérés ; plantaires abolis.
Obs. 30: FayerT, ibid. (obs. 10). — Hystérie, bronchite. Anesthésie conjonctivale et pharyngée. Rétrécissement du champ visuel. Réflexe rotulien exagéré. Réflexe plantaire aboli.
Obs. 31 : FAyÿeT, ibid. (obs. 13). — Sciatique hystérique. Æéflexes rotuliens exagérés. Réflexes plantaires abolis.
Obs. 32: Fayer, tbid. (obs. 15).— Hystéro neurasthénie avec phénmomènes dyspeptiques au cours d'une blennorrhagie. /Aéfleaes rotuliens exagérés. Pas de trépidation épileptoïde. Grande diminution des réflexes plantaires.
Obs. 33: Fayer, ibid. (obs. 18). — Hystérie post-traumatique et post-infectieuse (phlegmon) : Crises. Champ visuel retréci. Aéflexes rotuliens exagérés. Réflexe plantaire très diminué.
Obs. 34 : Fayer, thid. (obs. 19). — Hystérie : Intoxication combinée (alcool, plomb). Réflexes cornéens, palpébral, pharyngé normaux ; crémastérien diminué, Rosenbach exagéré. Réflexe plantaire aboli. Réflexes rotuliens exagérés. Pas de trépidation épileptoïde ni danse de la rotule.
Obs. 35 : Fayer, ibid. (obs. 20). — Pleurodynie hystérique . Guérison par la franklinisation. Aéflexes rotuliens exagérés. Réflexes plantaires abolis.
Obs. 36 : Fayer, tbid. (obs. 23). — Amblyopie hystérique avec amétropie non corrigée par la boîte de Flees. Champ visue
relréci avec inversion des couleurs. Hypoesthésie gauche. Aéflexes patellairss exagérés. Réflexes plantaires très diminués.
Obs. 37 : BiswaxGer. Hysterie (obs. 9, p. 130).— Mélancolie. Douleurs vagues et multiples. Faiblesse musculaire. Angoisse. Crises de rire hystérique. £'xagération des réflexes tendineux et cutanés.
Obs. 38 : BINSwANGER. /bid. (obs. 14, p. 188). — Crises d'hystérie. Hyperesthésie. Zones hystérogènes. Champ visuel rétréci. Abolition du réflexe palatin et pharyngé. Réflexes cutanés et tendineur exagérés.
Obs. 39 : BixswanGer. /bid. (obs. 16, p. 218). — Hystérie traumamatique : Hallucinations visuelles. Crises d’hystérie. Réflexe pharyngé et palatin abolis. Réflexe abdominal aboli des deux côtés. Réflexes plantaires affaiblis. Réflexes tendineux exagérés des deux côtés.
Obs. 40 : BiNswawxGEr. /bid. (obs. 75, p. 511). — Crises de larmes Zones hystérogènes. Réflexes fendineux exagérés. Réflexe cutané faible. Réflexe palatin et phagyngé absents.
Obs. 41 : BINswANGER. /6id. (obs. 86, p. 655). — Crises d’hystérie vulgaire. Aéflexes lendineux exagérés. Réflexes cutanés un peu affaiblis. Réflexes palatin et pharyngé très faibles.
Obs. 42 : BixswaxGer. /bid. (obs. 92, p. 717). '— Noctambulisme hystérisque. £xagération des réflexes tendineux et cutanés. Réflexe conjonctival presque complètement aboli. Hypæsthésie gauche. Rétrécissement du champ visuel,
Obs. 43 : BiNswanGEr. Zbid. (obs. 101, p. 743). - Grande attaque d'hystérie. Hynoesthésie. Zones hystérogènes. Réflexes tendineux moyennement exagérés, égaux des deux côtés. Abolition du réflexe pharyngé.
Obs. 44 : Simonix. Soc. de méd. militaire, 3 juin 4907. — Aphonie hystérique consécutive à un érysipèle infectieux. Hypoesthésie de la région cutanée prélaryngée. Hypoesthésie des deux régions pariétomastoïdiennes. Rétrécissement concentrique des deux champs visuels avec inversion des couleurs.
Obs. 45 : WesrenaLL. Berlin. Klin. Woch, 1907, n° 43 (obs. I). — Pseudo-tétaniehystériqueavec troubles vasomoteurs spéciaux:femme atteinte d'hallucinations de la vue,de l'ouïe.Sensation de boule.Crises de contractions toniques des extrémités supérieures, s'accompagnant de bleuissement et de refroidissement des doigts, apparaissant par
la pression des zones ovariennes, disparaissant par la suggestion. Examen électrique normal. Anesthésie cutanée et muqueuse. Ovarie double. Abolition des réflexes pharyngé, cornéen et conjonctival. Réflexes {endineux vifs.
d) Réflexes légèrement exagérés (obs. 46 à 53).
Obs. 46: Hascovec. Casopis. ceskych. lekar 1898, ir Revue Neurol. 1839, p. 500. — Un cas d'hystérie mâle : Rétrécissement pathologique des pupilles. Pas d’alcoolisme, pas de syphilis. Réflexes rotuliens un peu exagérés.
Obs. 47 : Mac Caskey. The New-York méd. Journal, 14 décembre 1901.— Dissociation hystérique du sens de la température avec inversron de la sensibilité au froid. Réflexes du genou un peu exagérés.
Obs. 48 : Roucne. Thèse Lille, 1902 (obs. 6). — Hystérie avec zones hystérogènes. Mouvements choréiformes. Réflexes : cornéen conservé, pharyngé et abdominal abolis, rotulien très légèrement . eæaÿéré,sans Babinski ni trépidation épileptoïde ; au bras droit diminué, augauche aboli ; à l'avant-bras droit aboli, au gauche diminué.
Obs. 49 : Roucue. Thèse Lille, 1902 (obs. 10). — Crises hystériques fréquentes. Anesthésie presque complète. Réflexes : cornéen et pharyngé abolis ; abdominal et crémastérien normaux : rolulien légèrement exagéré. Pas de trépidation épileptoïde.
Obs. 50: LEMoine in thèse Roucue, Lille (obs. 72, p. 62).— Névrose traumatique. Accident de chemin de fer. Enfant angoissé. Insomnie. Réflexes : cornéen et pharyngé normaux. Aotulien légèrement exagéré, sans trépidation épileptoïde.
Obs. 51 : Dupré et Camus. Soc. Neurol, 2 juillet 1903. — Méningisme et puérilisme mental paroxystiques chez un hystérique : Méningisme et fièvre durant 3 à 4 jours. Liquide céphalo -rachidien normal. Pas de Kernig. Réflexes rotuliens légèrement exagérés. Signe de Babinski à droite pendant 3 jours, en extension, au moment de l'acmé des accidents fébriles et cérébraux ; puis réaction oscillante; type normal en flexion rétabli au bout de 9 jours. Le diagnostic d'hystérie (rétrécissement du champ visuel droit; hémianesthésie) est confirmé par le puérilisme mental survenu dans la suite et une nouvelle crise de méningisme survenue six mois après, avec Babinski normal (sœur morte quelques jours avant de méningite tuberculeuse). -