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Obs. 52 : Fayer, Thèse Lyon, 4906 (obs. 12). — Rhumatisme articulaire aigu ; atteintes légères. Claudication inadéquate consécutive; hystérie. Guérison rapide par électricité et suggestion. Réflexes : pharyngien et cornéen normaux, abdominal diminué, crémastérien exagéré, plantaires abolis. Xéflexes rotuliens légèrement exagérés. Plaques d'anesthésie et d'hyperesthésie. Rétrécissement du champ visuel.
Obs. 53 : FAYET. /bid (obs. 17). — Alcoolisme chronique ; phénomènes légers de gastrite alcoolique. Hystérie toxique à manifestations convulsives. Réflexe rotulien un peu brusque. Réflexe plantaire
aboli.
e) Réflexes inégalement exagérés (obs. 54 à 59).
Obs. 54 : Roucue, Thèse Lille, 1902 (obs. 1). — Homme entré pour troubles gastro-intestinaux ; ayant présenté antérieurement crises hystériques avec hémianesthésie droite, bégaiement. Réflexes: cornéen bien conservé, pharyngé nul, rotulien normal à gauche, exagéré avec violente rétraction à droite. Trépidation épileptoide violente à droite,rien à gauche. Babinski nul. Abdominal plutôt exagéré. Crémastérien bien conservé, s'épuise vite.
Obs. 55 : LEMOINE, in Roucue. Zbid {obs. 63, p. 59). — Coxalgie hystérique droite consécutive à un accident ; la malade avait été renversée par une voilure. Abolition des réflexes pharyngien et cornéen. Aéflexe rotulien exagéré à droite, normal à gauche. Trépédation à droite. La malade obtint une indemnité. Elle est guérie depuis.
Obs. 56 : Roucne, Thèse Lille, 1902 (obs. 12). — Vomissements et aboiement hystérique. Zones hystérogènes et zones d'anesthésie. Champ visuel rétréci. Réflexes : cornéen, plantaire abolis, pharyngé très diminué ; rotulien exagéré à gauche. Pas de trépidation. Pas de Babinski. |
Obs. 57: Fayer. Thèse Lyon, 1906 (obs. 3). — Hystérie: Crises. Stigmates. Hémihypoesthésie droite. Aéflexes rotuliens nettement exagérés, peut-être plus à gauche qu'à droite. Réflexe de défense à la plante.
Obs. 58 : Fayer, id. (obs. 8). — Hystérie (crises): Aéflexe rotulien exagéré des deux côtés, surtout à gauche ; plantaire très difficile à obtenir. é
Obs. 59: LEMOINE. in Thèse Rouche (obs. 74, p. 61). — Accident de chemin de fer : Perte de mémoire. Rires et pleurs sans causes, Réflexes : cornéen normal, pharyngé très diminué, rotulien un peu exagéré à gauche, avec légère trépidation du pied.
2° Manifestations hysfériques mofrices (obs. 60 à 191).
Parmi ces .manifestalions hystériques, les. unes s’accompagnent d’exagération de tous les réflexes ou de réflexes sans rapport avec la localisation motrice; dans les autres les réflexes exagérés concordent avec les phénomènes moteurs. Nous les placerons dans deux groupes différents. Dans chacun de ces groupes, nous réunirons les observations ayant certaines analogies entre elles, réalisant un syndrome moteur parüculier : tremblement, contracture, monoplégie, paraplé gie, hémiplégie, sclérose en plaques. Certaines, à symptômes mulüples et complexes, étaient difficiles à classer : nous les avons rangées dans la classe dont elles se rapprochent le plus par leur symptôme prédominant :
a) Exagération de tous les réflexes ou de la plupart des réflexes {obs. 60 à 91).
Tremblement (obs 60 el Gl)
Obs. 60 : LEMoINE én Thèse Roucur, Lille, 1902 (obs. 39). — Tremblement hystérique du bras droit consécutif à une émotion et guéri . vingt-deux ans après par la suggestion hypnotique. Rétrécissement du champ visuel. Zones d'anesthésie et d'hyperesthésie. Réflexes : cornéen normal, pharyngé aboli; rotulien exagéré ; pas de clonus du pied.
Obs. 61 : BiswanGer. Hysterie (obs. 76, p. 525). — Tremblement hystérique du bras droit post-traumatique. Dysarthrie légère, nys-
tagmus, céphalée. Amélioration par le traitement. éflexes tendineux plus marqués à gauche qu'à droite. Réflexes cutanés sans particularité. Deux ans plus tard, tremblement ; réflexes rotulien et achilléen plus marqués à droite qu'à gauche ; la percussion du tendon amène plusieurs contractions; réflexe cornéen conservé des deux côtés ; réflexe pharyngé vif ; réflexe palatin absent.
Contractures (obs. 62 à 69)
Obs. 62: Binswancer. Hysterie. Nothnagel Path. (obs.61, p.448).— Contractures hystériques, apparaissant et disparaissant à la suite de crises, d'attaques d'hystérie chez une morphinomane. Troubles psychiques, mutisme, hallucinations, zones hystérogènes. ÆRéflexes rotuliens très exagérés. Réflexe plantaire plus fort à gauche qu'à droite.
Obs. 63 : Osercrzkowski. Archives de neurologie, novembre 1886 (obs, 8). — Douleurs articulaires. Hémianesthésie. Contracture à apparition subite ; démarche trépidante. Amélioration par le traitement psychique. Aéflexes tendineux exagérés.
Obs. 64: Osercrzxowskr. /bid. (obs. 11). — Grandes crises d'hystérie. Surdité. Contractures, marche à petits pas. Anesthésie de la peau et des muqueuses. Rétrécissement du champ visuel. Réflexes tendineux du genou et du tendon d'Achille exagérés.
Obs. 65 : BinswanGer. Hysterie (obs. 18, p. 248). — Akinesia Algera. Contractures des membres inférieurs. Hyperesthésie cutanée. Rétrécissement du champ visuel. On ne peut déterminer le phénomène du genou à cause de la contracture; les autres réflexes tendineux et cutanés sont symétriquement exagérés. Guérison rapide en six semaines.
Obs. 66 : BinswanGer. Hysterie (obs. 55, p, 404). — Hystérie toxique. Crises nombreuses. Alternatives de phénomènes paralytiques et de contractures, améliorés ou guéris par la suggestion. Hémorrbagies multiples. Aphonie. Réflexe rotulien d'intensité moyenne. Réflexe achilléen exagéré, sans clonus du pied. Réflexe de l’anconé n'apparait qu'à la percussion du triceps. Réflexe abdominal : normal à gauche, absent à droite. Réflexe crémastérien plus fort à droite qu'à gauche. Absence de réflexe plantaire,
Obs. 67 : Bixswancer. Die Hysterie (obs. 60, p. 445). — Diathèse de Contracture chez une hystérique. Aéflexe rotulien exagéré des deux côtés, moins à gauche qu'à droite. Réflexe achilléen plus fort à gauche qu'à droite. Pas de Babinski.
Obs. 68 : BixswanGer. Hysterie (obs. 66, p. 476). — Contracture hystéro-traumalique du bras. Amyotrophie. Crises d'hystérie. Réflexes tendineux très vifs, égaux.
Obs. 69 : Bixswancer. /bid. (obs. 72, p. 504). — Crises de contractions cloniques plus ou moins généralisées, surtout à la suite d'émotion et de contrariétés. Réflexes tendineux et cutanés exagérés, réflexes palatin et pharyngé conservés.
Monoplégie (obs. 70 à 82
Obs. 70: Marie et Souza-Leire. Revue de médecine, 4895, p. 421- 430. — Paralysie brachiale gauche, parésie du membre inférieur droit. Hémianesthésie gauche. Goût, odorat diminués.Ovarie gauche. Température abaissée du côté paralysé. Acflexes tendineux exaltés.
Obs. 71: GRasseT, in Thèse Duranp-Bonnaz. Montpellier, 1904, p. 163. — Monoplégie crurale hysléro-traumatique : Charretier, 35 ans. Chute. Perte de connaissance ayant duré trois heures. Rétention d'urine. La paralysie du membre inférieur gauche ne s'installe que 8 jours après l'accident, d'une façon progressive. Paralysie incomplète permettant la marche. Anesthésie localisée à ce membre. Réflexes normaux aux membres supérieurs ; réflexes roluliens très exagérés des deux côtés. Pas de danse de la rotule ni de clonus du pied. Réflexe achilléen normal des deux côtés. Réflexes crémastérien normal. Pas de Babinski.
Obs. 72 : Lemoine. Thèse Roucue, 1902 (obs. 35). — Paralysie traumatique du bras gauche chez une hystérique, sans contracture. Réflexes : cornéen conservé, pharyngien aboli, rotulien normal. Léger clonus du pied égal des deux côtés. Guérison par Île transfert. Quelques jours après, disparition du elonus.
Obs. 73 : Lemoine, in Thèse Roucne (obs. 68, p. 61). — Parésie du bras droit après une chute. Plaques d’anesthésie. Réflexes : cornéen normal, pharyngé aboli. Aéflexes rotulien et plantaire exagérés à droite,
normaux à gauche.
Obs. 74: Fayxr. Thèse Lyon, 1906 (obs. 21). — Coxalgie hystérique droite. Parésie du membre inférieur droit. ARéflexes rotuliens exagérés. Réflexes plantaires abolis. Champ visuel rétréci.
Obs. 75: BixswanGer. Hysterie. Nothnagel. Pathol. (obs. 54, p. 395). — Paralysie hystéro-traumatique du membre supérieur gauche, survenue plusieurs semaines après l'accident : Anesthésie et. analgésie segmentaires. Abolilion du réflexe palatin. Conservation du réflexe pharyngé. Aéflexes tendineux de l'anconé, du genou et de la rotule exagérés. Réflexe plantaire faible. Réflexe abdominal et crémastérien vif des deux côtés.
Obs. 76 : Cuarcor. Sur deux cas de monoplégie brachiale hystérique traumatique. Progrès Médical, 1885, obs. 2. — Paralysie du membre supérieur gauche : Trois jours après une chute sur l'épaule. Hémianalgésie gauche. Anesthésie du bras gauche. Ouïe, odorat, goût diminués à gauche. Rétrécissement du champ visuel gauche. Polyopie monoculaire. Zones hystérogènes. Aéflexes tendineux un peu exagérés.
Obs. 77: MARIE et Souza-LEitTe. Revue de médecine, 1885, p. 421- 430. — Paralysie du membre supérieur gauche: Hémianesthésie gauche. Goût, odorat abolis. Ovarie gauche. Crise d'hystérie. Guérison par l'aimant. Aéflexes tendineux un peu exagérés.
Obs. 78 : CuarcoT. Semaine médicale, 8 juin 1892 (obs. 7). — Monoplegie brachiale survenue à la suite d'une émotion vive: Pas d'anesthésie. OEdème bleu hystérique. ARéflexes du coude un peu plus forts qu'à l'état normal, mais égaux des deux côtés sans qu'on puisse en trouver laraison. Pas de trépidation épileptoïde du pied.
Obs. 79 : Raymoxp. Paralysie hystérique du plexus brachial. Presse médicale, 14899, p 221. — Paralysie motrice et sensitive sans atrophie, à la suite d'un léger trauma, il y a quatre ans. Réflectivité normale. {éflexes rotuliens légèrement exagérés des deux côtés, sans trace de clonus. Flexion du gros gros orteil par chatouillement plantaire.
Obs. 80 : Raymoxp. Zbid. — Paralysie brachiale hystérique : traumatisme du bras gauche (balle). Impotence fonctionnelle complète de ce bras, douleur, atrophie, plaques d'hypoesthésie. Guérison assez rapide par la suggestion à l’état de veille. Réflexes tendineux légèrement exagérés.
Obs. 81 : CuapziNskr Des réflexes tendineux et cutanés et de leur
dissociation dans les maladies du système nerveux. Thèse Paris, 1902, n° 171, p. 106-109. — Monoplégie brachiale hystérique : Réflexes tendineux et achilléen forts. Irrégularité de la réaction des orteils. :
Obs. 82: CHARPENTIER. Bulletin médical, 4907, p. 4052. — Hémiplégie brachiale hystérique : marche progressive, quelques craquements d'arthrite sèche. Le bras paralysé se maintient deux ou trois secondes horizontal avant de retomber. Guérison par la persuasion. Réflexe du tricepsbrachial, du biceps et du radius forts, mais aussi bien à droite qu'à gauche, Réflexes rotulien, achilléen et cutanés égaux et semblables des deux côtés,
Hémiplégie (obs. 83 à 91)
Obs. 83 : Osercrzxowskr. Achiv. de neurol. 1886, p. 265 (obs. 6). — Hémiplégie hystérique gauche: Pas de contracture. Pas de participation de la face. Légère parésie du bras droit. Marche possible. Hémianesthésie. Hémiopie. AÆeflexes tendineux exagérés des deux côtés.
Obs. 84: BazLET et Sozier. Revue de méd., 1893. — Ictus, mutisme. Aphonie. Ambliopie. Paralysie faciale. féflexe rotulien exagéré, pharyngien augmenté.
Obs. 85 : Grasset. Arch. gen. de médecine, 1903, p. 19. — Un cas d'hystéro-traumatisme : vomissements abondants, quelques jours après un traumatisme du côté gauche. Paralysie et hemianesthésie gauches, se faisant au moment de l'examen médical. Motilité : marche difficile, tremblement vibratoire intermittent. Sensibilité : hémianesthésie gauche complète. Rétrécissement du champ visuel bilatéral,surtout à gauche. Hypoacousie, hypoosmie, hypoguensie du côté gauche. Réflexes : crémastérien exagéré à gauche; rofuliens exagérés des deux côtés sans danse de la rotule ni clonus du pied.Babinski normal à droite, nul à gauche. Action médico-légale. Guérison obtenue par Pagès, interne du prof. Grasset, sous l'influence d'une ignipincture la nuit. Disparition de la paralysie et de l'anesthésie. On n'a pas noté l'état des réflexes après la guérison.
Obs. 86 : GrasseT.Lecons cliniques sur le diagnostic del'hémiplégie, 1903 et in Thèse Durann-Bonar, Montpellier, 1904, p. 90, — Hémi-
plégie hystéro-traumalique gauche : chute d'une hauteur de trois mètres. Perte de connaissance passagère. Hématémèse (?) Paralysie ne commençant que le lendemain, frappant progressivement le membre supérieur et le membre inférieur gauches. Pas de participation de la face. Démarche : le malade râcle, ne fauche pas. Hémianesthésie gauche. Rétrécissement du champ visuel. Etalagisme. Hématémèses simulées. Aéflexes : rotuliens exagérés des deux côtés, sans Babinski, sans danse de la rotule, sans trépidation épileptoïde. Réflexe abdominal exagéré des deux côtés.
Obs. 87 : Pic. Soc. méd. Lyon, 1905. Lyon médical, p. 752. — Hystéro-traumatisme : exagéralion des réflexes patellaires; abolition du réflexe plantaire avec conservation de la sensibilité de la plante du pied.
‘Obs. 88: Drsove. Arch. gén. de méd., 1906, p. 1746.— Hémiparésie droite. Dysarthrie hystérique. Réflexes tendineux exagérés des deux côtés.
Obs. 89: AcaarD. Apoplexie hystérique. Thèse Paris 1887 (obs. 2). — Apoplexie hystérique : hémiparésie, hémianesthésie, sensitivosensorielle. Réflexes rotuliens accentués des deux côtés. Pas d'épilepsie spinale.
Obs. 90 . Mann. Thèse Berlin, 1891, p. 6. — Attaque d'hémiplégie gauche avec hémianesthésie et perte de la parole, apparaissant brusquement, disparaissant rapidement. Aéflexes rotuliens un peu exagérés. Le réflexe du triceps et du tendon d’Achille existe.
Obs. 91 : Giraup et REMLINGER. Bull méd., 1897. — Syndrome de Weber apparu au cours d'une fièvre typhoïde. Hystérie toxique probable. Hémiplegie gauche avec hémianesthésie. Réflexss tendineux légèrement exagérés. Paralysie de la face à gauche. Ptosis droit. Crise convulsive hystérique. Mort par pneumonie. Pas de lésion du système nerveux.
b) Exagération des réflexes correspondant aux phénomènee moteurs (obs. 90 à 191).
Astasie-abasie (obs. 92 à 98) a. Réflexes exagérés (92 à 93).
Obs. 92: BiNswanGEer. Hysterie (obs. 56, p. A14).— Astasie-abasie : Réflexe plantaire exagéré (avec vive adduction des bras). Réflexes
Au —
rotuliens exagérés {en même temps sensations thoraciques désagréables). Guérison par la suggestion. Rechutes.
Obs. 93 : BixswanDer. /bid. (obs. 33; p. 417). — Astasie-abasie trépidante: Amélioration momentanée par la suggestion. Douleurs névralgiques intenses. Contractures des membres inférieurs. Réflexes
rotulien et achilléen exagérés, pas de clonus.