‹ De L'Exagération Des Réflexes Tendineux Dans L'HystérieChapitre 6 sur 50 · RS RE · texte numérisé non relu

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musculaire déclarent une exagération du tonus nécessaire à sa production ; à ce litre seul, elle serait donc importante au point de vuequinous intéresse.

Il est une série d’autres réflexes anormaux que l’on rencontre souvent en même temps que la trépidation épileptoïde et l'exagération des réflexes tendineux ; ce sont : l'extension du gros orteil sous l'influence du chatouillement de la face plantaire et en particulier de son bord externe (signe de Babinski) ; l'extension des orteils par le pincement de la peau recouvrant le tendon d'Achille (réflexe de Schäfer), par des frictions de haut en bas sur la partie inférieure de la jambe (réflexe d'Oppenheim) ; l'adduction du pied par chatouillement de son bord interne (réflexe d'Hirschberg); la contraction du tenseur du fascia lala par chatouillement de la plante (réflexe de Brissaud). Tous ces réflexes qui ont été donnés comme liés à une altération du faisceau pyramidal ne sont pas des réflexes tendineux ; nous les indiquons en passant (particulièrement le signe de Babinshi) à cause de leur apparition en même temps que de l'exagération des réflexes tendineux.

3° Quand à ce qui concerne la troisième question, nous n'avons pas la prétention de définir l’hystérie ; nous croyons simplement qu'on ne peut pas la limiter aux seuls phénomènes de suggestion. Nous classerons donc sous ce litre tous les phénomènes anormaux qui, par la coexistance de stigmates (ou de pseudo-stigmates d’ordre suggestif) ou surtout par leur allure atypique, ont été rangés jusqu'ici dans

la grande névrose.

PLAN. — Ce travail sera divisé en rois parties.

L. Dans LA PREMIÈRE, nous ferons l'historique de la question, réunirons les opinions des neurologistes contemporains, d’après leurs ouvrages ou les communications écrites qu'ils ont bien voulu nous adresser.

IT. La SECONDE sera la partie principale. Elle comprendra les.

observations sans lesquelles tout travail clinique pèche par la base. Nous l’avons divisée en trois chapitres:

1° Nos observations personnelles : les hasards de la clinique nous ont très favorisé à ce point de vue et nous ont permis d'observer 16 cas d’exagération des réflexes dans l’hystérie pure. Nous y avons joint un cas de réflexes diminués, un cas de réflexes très variables et trois observations de réflexes exa-

gérés dans des associations névroso-organiques.

2 Quatre observations obligeamment communiquées par MM. Gaussel et Rimbaud.

3° Les observations tirées de la hittéralure neurologique : Etudiant l’exagération des réflexes dans l’hystérie, nous avons retenu dans nos recherches toutes les observations d’hystérie où l’état des réflexes était noté. Il eût été sans intérêt de publier les cas à réflexes normaux : nous nous sommes contentés d’en donner l'indication bibliographique. Nous n'avons pas cru devoir en faire autant pour les cas à réflexes diminués ou disparus. Quoique à l'opposé des phénomènes que nous étudions, ils peuvent nous être utiles pour les comprendre ; les uns et les autres sont dus à un trouble de la même fonction physiologique. Où, ailleurs qu’en pathologie nerveuse, comme y insiste particulièrement notre Maître, trouve-t-on des relations plus étroites entre les troubles d’hyper et d’hypofonctionnement? Nous avons insisté tout particulièrement sur les observations avec réflexes exagérés. Nous regrettons d’avoir été obligé, pour ne pas trop allonger notre travail, de les condenser à l'extrême. Un dernier groupe ne devait pas ètre passé sous silence, celui des cas à diagnostic épineux et

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