CONCLUSIONS
La fièvre typhoïde, maladie infectieuse, peut déterminer sur la moelle des effets résultant de l’action des toxines élaborées par le bacille. Celles-ci, amenées par le sang au contact des éléments nerveux, en provoquent l’irritation et peuvent même les léser dans leur constitution en amenant des modifications de la myéline. Cette irritation détermine une augmentation du pouvoir excito-moteur de la moelle, et par suite une exagération des réflexes tendineux dans 70 010 des cas.
Dans 24 O[0 des cas observés l’affection n’a déterminé aucun trouble fonctionnel du côté de la moelle. Enfin, plus rarement, (6 010), les éléments nerveux, complètement frappés dans leur nutrition, et annihilés dans leur fonctionnement, déterminent une abolition complète des réflexes tendineux.
A part ces derniers cas, ces manifestations spinales de la fièvre typhoïde s’observent dans les conditions les plus diverses de forme, de gravité et d'intensité de la maladie. Elles peuvent apparaitre à une période quelconque de son évolution et ne sont en rapport ni avec l’état nerveux du sujet, ni avec l’hyperthermie. C’est une simple localisation de l'infection dans la moelle, de préférence au niveau des cordons antéro-latéraux, telle qu’il s’en produit dans les divers organes durant le cours des maladies microbiennes,