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pourtant tout ne se borne pas uniquement à « l’état typhique» . Aujourd’hui d’ailleurs, tout le monde admet que la fièvre ty” phoïde est une maladie infectieuse, générale, due à la pénétration du bacille d’Eberth dans l’organisme et à son développement. De plus, en même temps quil se multiplie, le bacille sécrète des produits toxiques qui sont absorbés par les tissus et agissent sur eux à la façon d’un véritable empoisonnerment. Au contact du sang chargé de ces produits de déchet, les éléments réagissent, puis s’altèrent plus ou moins, ce qui se traduit par une débilitation progressive et un abattement général du sujet.
La moelle, plus que tout autre organe, doit subir les effets d’un tel état, grâce à la délicatesse spéciale de sa structure, et à sa vascularisation considérable. Fortement impressionnée, elle réagit à sa manière, c’est-à-dire par l'augmentation de son pouvoir excito moteur, qui se traduit par une exagération des réflexes tendineux.
Si la quantité des toxines charriées par le sang est peu considérable, ou si, la résistance des éléments anatomiques est plus forte, tout pourra rester en l’état normal.
Mais supposons une surcharge du sang en principes nocifs, les éléments anatomiques de la moelle après avoir été simplement irrités dans leur fonctionnement, vont être atteints dans leurs constitution même. Ils souffriront dans leur nutrition de telle façon que la myéline se désagrégera et disparaîtra. Tant que le fonctionnement de quelques éléments persistera, on pourra provoquer des réflexes tendineux, et ceux-ci seront exagérés, mais quand ces éléments seront tous détruits au même degré, l’abolition des réflexes sera constatée. C’est ce qui fait que celle-ci n’a été, en général, notée que dans les cas graves.
Des lésions de cette nature nous expliquent, en une certaine mesure, l’apparition des myélites consécutives à la fièvre typhoïde qui provoque si fréquement des manifestations spinales.