‹ De l'exagération des réflexes tendineux du pied et du genouChapitre 3 sur 27 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DES RÉFLEXES TENDINEUX

L’examen des réflexes tendineux constitue un des meilleurs moyens d'exploration clinique du mode de réaction de la moelle, et par suite de l’état de celle-ci dans les diverses affections qui peuvent l’atteindre. Aussi ont-ils été l’objet de nombreux travaux, qui ont étab'i leur rôle physiologique et les modifications dans Jeur manière d’être à l’état pathologique.

Décrite pour la première fois en 1862 par Charcot et Vulpian chez une femme atteinte de sclérose en plaques, la trépidation épileptoïde, ou phénomène du pied, fut le point de départ d’une série d’études, qui éclairèrent d’un jour tout nouveau le tableau des accidents liés aux lésions primitives ou secondaires de Ia moelle. Citons particulièrement les travaux de Charcot, Ordenstein, Dubois et Joffroy.

En 1866, Bouchard décrit le phénomène de Ia main chez les hémiplégiques.

En 1875 paraissent à peu près simultanément les travaux de Erb et de Westphall, en Allemagne, qui à côté du phénomène du pied (Fussphænomen), décrivent un autre signe clinique existant chez les individus sains, et se modifiant dans le cas de lésions de la moelle. C’est le réflexe patellaire (Patellæsehnenrefiexe) de Erb, le phénomène du genou (Kniephænomen) de. Westphall.

Les recherches de Schultze et Fürbringer, de Burckhardt, de Tschiriew, de Berger, d’Eulenburg, de Grainger Stewart, de

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