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La musique d'ensemble se divise en deux classes : La musique de. chambre et la musique d'orchestre. ' / La première, envisagée a prioriy comprend le duo-
5^ sonate, — le trio, — le quatuor, — le quintette, — le
^. sexluor, — le septuor, — l'octuor, etc., soit pour
'^ instruments à. cordes, soit pour instruments à vent,
^ soit encore à l'aide de ces deux manières d'être arbi-
trairement combinées.
La musique d'orchestre se compose de ces deux éléments principaux réunis, c'est-à-dire le quintette k cordes, que l'on désigne communément d'une manière impropre par « quatuor », dont chacune des parties est doublée par un nombre plus ou moins grand d'exécutants, et Xharmonie formée de plus ou moins d'instruments à vent, selon les époques' et les auteurs, auxquels vient s'adjoindre un troisième élément d'instruments de percussion, parmi lesquels on distingue la batterie.
Ces trois éléments doivent être en rapport les uns
Yi DE L'EXÉCUTION D'ENSEMBLE.
des autres, de manière à produire un équilibre parfait entre toutes les parties composant Tensemble,
« h' ensemble, dit J.-J. Rousseau, est le rapport convenable de toutes les parties d'un ouvrage entre elles et avec le tout.-. » et il ajoute : « Ve?isemble ne dépend pas seulement de l'habileté avec laquelle chacun lit sa partie, mais de Tintelligence avec laquelle il en sent le caractère particulier et la liaison avec le tout, soit pour phraser avec exactitude, soit poursuivre la précision des mouvements, soit pour saisir le moment et les nuances des fort et des doua:, soit enfin pour ajouler aux ornements marqués ceux qui sont si nécessairement supposés par l'auteur, qu'il n'est permis à personne de les omettre. Les musicien» ont beau être habiles, il n'y a d'ensemble qu'autant qu'ils ont l'intelligence de la musique qu'ils exécutenf^, et qu'ils s'entendent eiîtrc eux.: car il serait impossible de mettre un parfait ensemble dans un concert de sourds, ni dans une musique dont le style serait parfaitement étranger à ceux qui l'exécutent. Ce sont surtout les maîtres de musique, conducteurs et chefs d'orchestre, qui doivent guider, ou retenir, ou presser les musiciens pour mettre ipîivioulV ensemble; et c'est ce que fait toujours un bon premier violon par une certaine charge d'.exécution qui en imprime fortement le caractère dans toutes les oreilles... »
DE L'EXÉCUTlOiN D'ENSEMBLE. vu
L'exécution étant « l'action d'exécuter une pièce de musique », il convient de définir le genre auquel appartient cette pièce : quatuor ou symphonie^ c'est-à-dire musique de chambre ou musique d'orchestre.
De ces deux genres de musique, il s'est formé un troisième qui a engendré le « concerto ». En effet, le duo pour piano et violon (ou tout autre instrument), la symphonie avec partie principale y ont fait surgir le « soliste », à l'exécution brillante et continue, tandis que le piano et la symphonie de s'effacer complètement, par abnégation, et n'être plus qu'un simple accompagnement !
Mais cette abnégation ne pouvait durer, et nous voyons aujourd'hui le piano et la symphonie revendiquer leur droit par l'application du style concertantsymphonique au « concerto »•
Toujours est-il que ces différents genres de musique ont donné lieu à une action particulière, à une exécution propre à chacun d'eux.
L'exécution présente donc plusieurs physionomies distinctes : les principales sont celle de l'exécution du « quartettiste », celle de l'exécution du « symphoniste »,
celle de l'exécution « du soliste ».
L'exécution du soliste et celle de l'exécutant de quatuor ne diffèrent entre elles que par la nature du genre de composition : soit quatuor : soit concerto.
Dans le quatuor^ rexéculion tient, d'un côté, de celle du symphoniste, par les qualités qui sont les mêmes pour ces deux genres : celles de musicien. « Il faut entrer dans toutes les idées du compositeur, sentir et rendre le feu de l'expression , avoir surtout Foreille juste et toujours attentive pour écouter et suivre V ensemble! » De l'autre côté, elle tient du « soliste », par la virtuosité non placée, ici, au premier plan et en vedette, mais à un rang plus intime, plus réservé, et n'ayant que le quart d'une personnalité.
Dans le concerto^ au contraire, l'exécution du « soliste » se dégage de toute contrainte, prend la physionomie de l'individualité qui lui est propre ; est une et indivisible.
L'exécution du symphoniste, que nous avons gardée en dernier, et qui fait l'objet de ce livre, est de nature complexe : elle embrasse une foule de considérations importantes.
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