‹ De l'éxecution d'ensembleChapitre 30 sur 41 · SYMPHONIE EN SI BÉMOL · texte numérisé non relu

SYMPHONIE EN SI BÉMOL

Bien que semblable en apparence, le texte des diverses partitions contient une cause d'interprétation différente quant aumotif en notesdétacliéespar lequel débute Vallcgro.

En effet, dans Tédition française les tronçons de gammes qui précèdent d'une façon toujours plus serrée Tattaque du motif, sont liés séparément de telle sorte que la première note du détaché se trouve accusée comme temps fort de la mesure, et n'ayant de liaisons avec aucune parcelle de gamme.

Cette intention est en parfait rapport avec le caractère énergique du motif.

Dans l'édition de Leipsig, au contraire, la liaison de chaque trait se poursuit jusqu'à la première note du détaché, ce qui lui ôte son accent, lui donne une mollesse d'attaque en changeant la physionomie du motif. C'est une altération des plus sensibles portée au caractère distinctif du motif : une fausse interprétation.

Cepeudant, à la rentrée du motif (2" reprise), sous le trémolo de timbale — lorsque les violons commencent un dessin en dialogue pianissimo, lequel s'augmente poco a poco, après quoi le fortissimo éclate dans toute sa puissance sur l'accord de tonique, — à cet endroit seulement, l'exception au principe établi est impérieusement commandée par l'exécution.

La liaison embrassant et le trait et la note d'arrivée, a sa raison d'être par la nuance pianissimo, par l'absence de tout accent, et par la progression ascendante du dessin mouvementé allant crescendo \\x^({\x' h Texplosion finale.

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