‹ De l'exégèse et de la correction des textes avestiquesChapitre 18 sur 54 · RamîtûnU harvisp valmanshân vanâs clkâmcâi mehim · texte numérisé non relu

RamîtûnU harvisp valmanshân vanâs clkâmcâi mehim

Eradit omnia illa peccata quaectimque fe-

varzênd, ciunt.

149. Uumânâk i valman dîna i mazdayastân men gabrâ i ahruvan^

Eodem modo illa \e\ mazdayasna ab homine justo, frdz mâiit harvis pdushmat^ va dushhûkhty va duzhvarshtô.

everrit malè cogitatum, malè dictum, malé factum. ctgôn vdt i shikûft i tak hamat tij yâiûnU (i) quo ventus vehementer-flans (rapidus) quando rapide (it) men dasht frdz mdrU, a dexterâ everrit.

180. Shapîr latamman Zartuhast zak huvarsht kuntshn var- Bonum quidem Z. bonum opus faczishn.

tum (faciendum).

181. Shapîr dîno masdayasndn vafligdn pavan tocishn Bona lex mazdayasna plenitudinum circa piaculum

barhinît, constituit.

Les notes indiquent les différences existant entre le texte avestique et la version. On verra qu'elles se réduisent ici encore à bien peu de chose, et que dans la plupart des cas, la diff<érence a été voulue par le traducteur. Tusen, pailisUdna et paitidara sont mal rendus, encore ne peut-on rien affirmer à cet égard. J'y reviendrai plus loin. La tournure du § 120 a été mal comprise; quelques mots ne sont pas traduits à la lettre, c'est

(1) La version rend i'tDàs?iem comme le neutre adverbial de thioàsha, rapidus, cfr- Y XI, 20.

tout. Quant à twâshem^ il se peut très bien que ta version ait raison contre nous.

Ce résultat confirmera pleinement notre jugement sur la valeur de la tradition.

FARGARD V.

AvESTA. (1) Vir quidem rooritur in profondis vallium.

Pehlevi. ad id. id. id. id.

A. (3) Ad quidem (i) avis evolat ex vertice collium ad profonda P. id. id. id. id. id.

A. vallium.

P. id.

A« (3) In hoc corpus dévorât quod mortui hoiuinis. P. id. id. id id.

A. (4) Ad quidem avis evolat ex protundis vallium ad vertices P. id. id. id. id.

A. collium.

P. id.

A. (8) Ad hanc arborem vadit durarum vel viridium (unam).

P. id. id. duram id. viridem.

A. (6) In hanc vomit (s), in banc dejicit, in hanc egerit.

A. (7) Vir quidem procedit...

P. id.

A. (8) Versus hanc arborem; Igni lignum quderit.

P. id. id.

A. In hanc cœdit, banc securi-percutit in hanc concidit. Hanc

P id. id. id. id. id.

A. accendit igné Ahura-Mazdae filio.

P. id. ignem id.

A. (10) Quae hujus est paena?

P. id. id.

A. (11) At dixit Ahura-Mazda : non cane-allatum non avi-, non

P. id. id. id. id.

A. lupo- non ventô- non musca allatum cadaver virum (non) inficît.

P. id. id. id. id.

(1) Oatunc.

(2) Ou vamUa.

A. (12)'Sî ilfo cadavera quœ cane-allata et€. tirum infioerent,

A. (13) Subito toUis mei mundus corporeos qaoad detiderium

P. id. id. id. id.

A. destrnctor sanctitatis anima durus, pesbotanus (essel),

P. id. id. id.

A. (14) Propter multitudinem cadaverum quae in bac terra mo-

P. id. id. id. id. id.

A. riuntur*

P. id.

A. (IK) Creator... Homo aquam fundit ad grani-procreationem ;

P. id. id. id. id.

A. (16) Per hoc rivulus fluens est bis, ter;

P. id. id. id. id.

A. (17) Post quartam vicem cadaver attrabunt canis ve, vulpes ve,

P. id. id. id. id. id.

A. lupus ve.

P. id.

A. (18) Quse est bujus paena?

P. id. id.

A. (19) Ast respondit Ahura Mazda...

P. id. id.

A. (23) Si velint Mazdei terram irrigent.

A. (93) Creator... aqua bominem interficit ne?

P. id. id. id.

A. (24) At dixit A. M. ? Aqua bominem non interficit.

P. id. id. id. id.

A. (2S) Astovtdbotus cum vincit ; aves eum vinctum abducnnt.

P. id. id, id. id.

A. (26) Aqua élevât, aqua dejicit; Aqua eum aspergit.

P. id. id. id.

A. (27) Aves postea eum dévorant.

P. id. id.

A. (29) Eô inde vadit, sorte (forte) indè pervenit.

P. id. id, id.

A. (30) Creator... Ignis bominem occidit ve?

P. id. id, id.

(Les §§ 30 à 34 sont semblables aux §§ 2!S-29 à Texception des mots Ignis comburit corpus vitàmque).

id. id. id.

A. (35) Creator... sestas procedit tune autumnus (?) quomodo

P. id. id. id. advenit hiems id.

A. agant illi qut Mazdayasni? Ast dixit A. M. domo domo, viéo

A. vico très kàtos extruant illi mortuo.

P. id. id. id.

A. (38) Creator I quanti erunt isti kati...?

P. id. id. id.

A. (39) Ast dixit A. H. Ita ut illius non rectèsedens caput attingat,

P. id. id. id. stantis id.

A. (40) Non ultra pedes, non ultra manns.

P. id. id.

A. (41) Iste est legalis katus mortui.

P« id. id.

A. (42) Tune intellectu-privalum corpus, deponant binoctuum ve

P. id. id. id. id.

A. Irinoctuuni ve, mensis ve spatium.

P. id. id. id.

A. (43) Usque dum aves evolent, plant» crescant

P. id. id. id.

A. (44) anfugant, ventus terram ex siccel.

P. id. id. id.

A. (45) Ast quando aves evolant

P. id. id.

A. (46) Tune... Mazdayasni illi illud corpus sole-visum faciant.

A. (47) Si non illi Mazdayasni corpus sole-visum faciant in

P. id. id. id. id. id.

A. annum.

P. id.

A. (48) Quantaip pœnam pro fidelis-occisione pronunties.

P. id. id. id. id.

A. (49) Usque ad cadavera elaborata, dakmana eluborata dejec-

P. id. id. id. id.

A. tiones elaboratas (usque dum) aves manducaveriat.

P. id. id.

A. (50) Creator... Aquam effundis, Tu qui Ahura Mazda, mari ex

P. id. id. id. id. id.

A. Vourukasho, cum vento et nube.

P. id. id. id.

A. {SI) In cadaver eas vehis Tu qoi... in dalchman... In coipos

P. id. id, id- id. id.

A. vehîs...

P. id.

A. (52) Invisibiiiler ea propellis ta...

A. (52) Eas siroul una propellis ad mare puitikum.

P. id. id. id.

A. (53) Ast dixit A. M. Ita cerlè Zarathuster sicut tu recte dicis.

P. id. id. id. id. id.

A. (54) Aquani fundo...

P. id.

(Les §§ 54-56 reproduisent les précédents en changeant la tournure» la première personne étant substituée à la seconde,

A. (56) Illae sunt diffluentes in médium maris,

P. id. id. id.

A. (57) Purificatse fluunt aquse mari ex pûitiko ad mare Vouni-

P. id. id. id. id. id.

A. kasbem,

P. id.

A. (58) Ad arborem quam Huapam.

P. id. id.

A. (S9) Ibi plantée crescunt omnes omnis generis.

P. id. id. id. id.

A. (60) nias simul-unà spargo ego qui A. M.

P. id. inde id. id.

A. (61) Alimentum homini juste et pabuluro bovi benè creato(.^)

P. id. id. id.

A. (q2) Granum (quod) mei homo edat et pabulum bovi benè creato.

A. (63) Hoc roelius hoc majoris-pretii sicut tu recte dicis.

P. id. bonum id. id. id.

A. (64) Hune illo sermone laetificabat A. M. sanctus Z.

P. id. id. id. id.

A. (65) Purificatio homini ad (prseter) existentiam (nativitatem) ?

P. id. id. id. id.

A. optima.

P. id.

A' (66) Haec est purificatio quse lex mazdayasna ;

P. id. id. id.

A. (67) Qui suum cns purificat, bonis cogitatibus, bonis verbis,

P. id. id. id. id.

A. bonis operibus.

P. id.

A. (68) Creator... qiianlè est major, roelior, preciosior, illa lex

P. id. id. id. id. id.

A. quae anti-devic a$uper alias doctrînas roagnitudine, bonitate,

P. id. id. id. magnas? bonas

A. pretio?

P. pretiosas.

A. (69) Ast dixit A. M.

P. id. id.

A. (70) Ita (sic cogitares) quidem Z. ista lex... super alias doc-

P. id. id. id. id.

A. trinas...

P. id.'

A. (71) Sicut mare Vourukashem super alias aquas,

P. id. id.

A. (72) Sicut major aqua alias aquas supermeat.

P. id. id. id. id.

A. (73) Sicut major arbor, alias arbores cooperit.

P. id. id. id. id

A. (74) Sicut cœlum istam terram super et circumstat.

P. id. id. id. id.

Nos lecteurs auront déjà constaté que dans ces 78 paragraphes nous n*avons pu trouver une seule fois la version pehlevie sérieusement en faute. Mous n*avous à signaler que ered'wâ âfhhânem, rectè sedens traduit exactement, quant au sens, par stànak (stînj, le mot obscur nyAncô, par a caché, bas » ce qui est littéral et ana ta par zak men par cela. En revanche la version nous fournit deux corrections importantes qui éclaircissent deux textes obscurs, 1"^ § 35, at'a aiwigamœ. La version nous prouve qu'il faut lire aiwigamô ou gamem ; ainsi « alors l'hiver » et non : « alors en hiver ». — S» Elle nous fournit le sujet qui manque au § 74, açman « le ciel » et le sens montre qu'elle a raison.

Tout cela prouve sans doute que les traducteurs n'étaient pas des êtres ignares dont le témoignage ne mérite que dédain.

Hais on me fera peut être une objection. On dira que je me fais la partie belle; que je traduis d'une manière conforme à la version pehlevie et que celle-ci ne peut, en conséquence, qu'être exacte.

Pour prévenir toute critique de ce genre, je vais passer en revue toutes les explications différentes qui ont été données. (Gfr. p. SI note).

FARGARD II.

§ 2. Hàm pares au moyen, n'est pas « se faire interroger», pour cela il faudrait le causatif; c'est simplement « s'entretenir » adresser la parole et provoquer une réponse. 12. Haieiar « beschirmer », le phi. fravar ishn a aussi ce sens.

18. Sufra a stab ». Rien ne permet de supposer que ce soit un bâton, le mot pehlevi est du reste obscur. Ce ne peut être: « pourvu de trous ». Sûlak = N. P. sûl^ sûli, vomer; comme su/ra = supûr, id.

19. BareVrœ. Le sens est plutôt in fuliurâ et la version peut avoir ce sens.

38. Raocâo â ne peut certainement pas signifier « hors des étoiles » ans dm Sternen, pas plus que sif « frapper ». D'ailleurs c'est en perçant et non en frappant qu'on fait fendre et étendre.

41. Astem. Les mns. des traducteurs n'avaient certainement pas celte leçon,dont la fausseté du reste est démontrée par les paragraphes précédents qui ont as seul. En tout cas les traducteurs ont rendu le texte de leurs manuscrits. Même en transposant les mots il faut lire ahmâi^ yaVa paraahmât» as. Enfin astem fracarenti ne peut signifier « ils trouvèrent leur patrie selon leur bon plaisir »; c'est d'ailleurs un sens boiteux. Il faut « ils la parcoururent librement, à leur aise » tàm fracarenti.

47. Jahhehtu, dérivé de;aw, est une supposition qui ne vaut pas

mieux que Fautre et ne peut servir à critiquer la version. D'ailleurs avijan â un autre sens. (Voy. Vend. V, 10.) De Thiver, de la neige et des pluies on dira difficilement qu'elles jahhen, frappent.

52. Trizha^y participe présent adverbial d'une racine Vrizh = Tpc^ft) forme deux suppositions sans aucune base, sans le moindre indice et que la leçon Vrizhad/acc^ condamne. D'ailleurs il serait bien extraordinaire que c^ mot accompagnât une énumération de trois membres et ne vint pas de t'ri. (\e n'est du reste ni « un tiers » ni « triple »

mais un adverbe à forme d'ablatif. Ex triplice (loco). La version seule a la vérité.

59. Abda = apada est démontré par l'antithèse qui suit pad'emvaènaitœ. D'ailleurs dire que « il y aura impuissance de mettre le pied après un déluge » est plus significatif que « il y aura de l'eau après la fonte des neiges ».

66. Mareg'é avastaya ne peut être v établir des routes »; avastaya a fais se tenir dessus » ne va pas avec « route ». Puis pour soutenir ce sens il faut retrancher la suite sans motif' elle forme deux vers réguliers. La traduction qu'en donne H. Geldner pour l'écarter, est impossible ; avi ne signifie pas là, ici; avi dépend de avastaya « établis sur », et hvairyèiU n'est pas un verbe mais un instrumental. Le sens total d'ailleurs convient trop bien pour être le produit du hasard.

Page 1