‹ De l'exégèse et de la correction des textes avestiquesChapitre 50 sur 54 · II. AGE DE L'AVESTA · texte numérisé non relu

II. AGE DE L'AVESTA

A ce que j'ai dit de l'âge de l'Avesta, je dois encore ajouter une réflexion capitale.

Le principal argument est tiré de la ressemblance des idiomes gâthique et védique. Or, il est aisé de se convaincre que cette ressemblance, fàt-elle même beaucoup plus grande, ne prouve absolument rien. Allons même plus loin, supposons que les Gâthâs soient écrits en védique, cela n'empêcherait certainement pas qu'ils aient été com posés au vie siècle A. C et plus tard encore. Le sanscrit du xv« siècle P. C. ne diffère pas beaucoup de celui du n« siècle A. C. Les ouvrages de ces deux époques sont-ils pour cela contemporains? La langue ne fait rien à la chose. Ce sont les idées qui détermment le temps et les rapports chronologiques. Or ici, comme l'a dit justement de Lagarde, si les mots sont védiques, les sens, comme les idées sont éraniens.

AzrùdaidH. Je suis revenu pour ce mot au sens donné par la version pehlevie, parce qu'après avoir passé par tous les autres je les ai trouvés moins bons encore.

Dadhd en avestique ne couvre pas entièrement Ttôïjp, surtout dans

les emplois idiotiques ni même dans le sens de créer. Le rapprochement de azrù et de l'arménien ezr est certainement très attrayant mais dadhâ peut-il être « habitant, parcourant ».

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