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lambeau en l’attirant au-dessus des bords sains, car, comme on le pense, il aura des tendances à descendre. Suture au fil de fer recuit: catgut sur le bord marginal ;
4° Greffe de muqueuse pour reconstituer le culde-sac conjJonctival ;
5° Suture indispensable au fil de soie du bord surieur du lambeau au bord libre de la paupière supérieure. |
« Le pansement est levé le cinquième jour et le malade peut partir vers le dixième jour; c’est done une méthode rapide. On opère dans la région souspalpébrale et on n’a pas à disséquer, comme dans les autres procédés, des lambeaux dans le voisinage qui glissent mal, qui se rident et laissent une nouvelle brêche à suturer. Ce procédé à tiroir me semble donc à retenir par sa simplicité. »
Dans d’autre cas, où l’épithéliome s’étend à l’angle interne et aux moitiés internes des deux paupières, on utilise un double tiroir. Nous l’avons vu pratiquer plusieurs fois par M. le professeur Rollet et Par M. Moreau, chef de clinique; nos observations IX et X en sont des exemples. Les deux lambeaux sont suturés l’un à l’autre, ainsi qu’en dehors aux fragments des paupières supérieure et inférieure. Le drainage est assuré par une mèche de gaze.
Au bout d’une huitaine de jours, le voile préorbitaire est coupé en son milieu, vers la ligne de réunion.
Le résultat a toujours été très satisfaisant; les
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tissus sont semblables à ceux de la paupière; le seul inconvénient est l’abaissement du sourcil.
Orbitoplastie : procédé de M. Rollet par retournement. — Le but recherché par le professeur Rollet dans l’orbitoplastie n’est plus la réédification des paupières, mais leur utilisation pour. combler la cavité orbitaire. Celle-ci, après l’exentération, a une tendance naturelle à attirer dans son fond les paupières qui s’entropionnent. Au lieu de faire dans le fond de la cavité des greffes de Thiersch, M. Rollet retourne résolument la paupière supérieure sur la face supérieure de la cavité orbitaire, la paupière inférieure sur le plancher; avant ce retournement, il faut, à l’aide des ciseaux, faire l’abrasion du bord ciliaire. On fait ainsi un véritable capitonnage de l'orbite. C’est au-dessus de ces deux paupières repoussées, tapissant la cavité orbitaire, qu’on fait le tamponnement et le pansement compressif ordinaires. On prévient ainsi ce qu'opérerait la nature seule, et en l’aidant, on diminue d’autant la durée du travail d’occlusion de la cavité. Ce procédé n’a d’ailleurs aucune prétention esthétique; nous l’avons vu employer plusieurs fois, soit par le professeur Rollet, soit par son chef de clinique, M. Moreau, comme chez le malade de notre observation III.