LS GE
on s'aperçoit que l’origine du néoplasme se trouve dans les cavités voisines de l'orbite.
Nous avons également emprunté à la thèse de Barroyer le tableau d'ensemble ci-dessus de diverses observations résumées par lui, et qui permet de se rendre compte de la variabilité du pronostic suivant l’âge du malade, le point de départ de la tumeur et sa nature histologique, et enfin le mode d’intervention. Pour ce dernier, il est facile de voir combien l’exentération est plus efficace que les opérations moins complètes, ainsi qu'il était facile de le prévoir.
Nous rappellerons enfin, à propos du gliôme de la rétine, les chiffres du docteur Hugo Wintersteiner que nous donnions plus haut, ainsi que ceux de Panas. Sur un ensemble de 533 cas, ou mieux des 326 seulement dont les résultats sont connus, on notait : |
68 guérisons de deux ans et plus; 13 guérisons de un an; 15 récidives (suivies de mort probablement) ;
230 morts constatées.
Ces chiffres, d’une brutale statistique, montrent que l’intervention pour les gliômes de la rétine donne des résultats du même ordre que pour les sarcomes. Le pronostic en est donc toujours sombre, et l’opérateur verra sa route jalonnée de plus d’un cadavre avant de compter un succès durable.