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améliorés, 21; améliorés, 38; non améliorés, 32; progressifs, 16. La durée moyenne de la survivance fut 5, 1 mois après le traitement, et 10, 9 mois après l’apparition des symptômes.
Si possible, on donne un traitement combiné de radium et de rœntgen. Notre méthode routinière actuelle est : Le radium est placé dans une sonde dans l’œsophage et nous donnons une dose globale de 30 unités de Dominici (soit environ 2.500 r). Le traitement par le rœntgen est donné dans 4 champs, avec une dose quotidienne de 150 à 300 r, et une dose globale de 12.000 à 16.000 r est désirable. Par le traitement combiné, la dose profonde maximum obtenue à l’intérieur de l’œsophage doit être de près de 3.500 r. Huit à dix semaines sont nécessaires pour effectuer le traitement. La plupart des cas viennent au traitement dans un stade fort avancé, un seu] cas récent a été vu. Très souvent, il est impossible de donner une aussi grande dose qu'on le désirerait.
Le traitement combiné de radium et de rœæntgen à fortes doses semble donner de meilleurs résultats que le traitement au rœntgen seul. La nécessité de très fortes doses doit être considérée comme certaine.
Pour pouvoir l’accomplir, l’alimentation doit être minutieusement réglée, et les réactions locales et générales, ainsi que les accidents éventuels, doivent être soigneusement traités.
Dans l’article, on retrouve une analyse détaillée du matériel, des diverses méthodes de traitement et de leurs résultats, ainsi que des voies à suivre pour améliorer ces résultats.
STATISTIQUE DE STRANDQVIST, du Radiumhemmet de Stockholm (Directeur : Prof. Elis BERVEN).
Dans son rapport au Congress of the Northern Association Medical Radiology tenu à Oslo en juin 1939, l’auteur réunit de façon détaillée 36 cas de cancers de l’œsophage thoracique traités par rœntgenthérapie pendant la période 1936 à 1939.
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- 18 patients décédés en 1 an du cancer. Progression et nécrose après amélioration temporaire, récidive ou métastases ganglionnaires.
- 5 patients décédés en 3 mois, avec perforation, qui peut être regardée comme complication du traitement.
— 9 patients décédés en 9 mois de quelque autre complication, en particulier des poumons ().
1 femme (cas A) vécut sans symptôme 2 ans 1/2 après le traitement. La dose tumorale fut de 4.350 r sur 40 jours. La patiente décéda de myocardite, sans aucun signe évident clinique de cancer.
1 femme (cas B) vécut sans symptôme 2 ans et 2 mois après le traitement. La dose tumorale fut de 4.900 r sur 40 jours. La cause de la mort fut inconnue : il est possible que ce soit de métastase.
1 femme (cas D) est encore vivante 3 ans après le traitement. La dose tumorale fut de 4.350 r sur 40 jours. La patiente est sans symptômes.
1 homme (cas D) est encore vivant 2 ans après le traitement. La dose tumorale fut de 5.000 r sur 35 Jours. Le patient est sans symptôme et capable. de faire pour partie son travail.
Tels sont les résultats du traitement rœntgenthérapique transthoracique d’après une statistique arrêtée en janvier 1941. La cause de la mort fut déterminée par autopsie dans 11 cas et d’après les signes cliniques dans les cas restants. La dose tumorale est exprimée en tissu-rœæntgen.
L'auteur fait la description d’une technique spéciale à employer dans la rœntgenthérapie des régions transthoraciques. Il insiste sur l'importance de l'exactitude de dosage du foyer, souligne les risques et les complications éventuelles du traitement et discute les résultats obtenus en considération de la dose administrée. Le traitement est d’une durée moyenne de
(4) A l’autopsie de 5 de ces cas, aucun cancer viable ne fut trouvé dans l'æœsophage.
Ducuc. 2
Not
30 à 40 jours. Il n'a été pratiqué aucune gastrostomie primitive, et rares ont été les malades gastrostomisés par la suite. Strandqvist n’a recours à l'æsophagoscopie avec prise biopsique que 10 jours après le début de la rœntgenthérapie. Il considère la rœntgenthérapie comme une méthode relativement bonne, mais pas idéale
— bonne, parce qu'elle donne des résultats palliatifs meilleurs que toute autre;
— pas idéale, en raison des deux écueils qu’elle comporte : celui d'utiliser des doses insuffisantes auxquelles succède une récidive in situ; celui d’en employer de trop fortes, avec risque de dommage au niveau des organes intrathoraciques, cœur surtout.
Bien qu'il paraisse très rare d'obtenir des résultats durables, le fait que 4 cas ont été quéris pour 2 ans et que, de façon générale, on a pu obtenir un ejfet palliatif satisfaisant incite à poursuivre les essais. L'auteur termine en faisant ressortir l'importance de la publication par chaque clinique radiothérapique des cas traités par elle, avec indication soigneuse de la dose du foyer quotidienne et totale, exprimée en r (avec radiation secondaire), ainsi que du nombre des jours de traitement. On pourra ainsi obtenir l'expérience voulue pour fixer le dosage idéal à appliquer à ce genre de tumeurs.
La radiothérapie, seule méthode qui peut prétendre à rivaliser avec la chirurgie d’exérèse, n’a pas encore dit son dernier mot. Néanmoins, trop peu de résultats valables sont acquis dans ce domaine pour que les agents physiques puissent avoir les prétentions radicales auxquelles nous paraissent d'ores et déjà autorisées les exérèses.
PRECOCITE DU DIAGNOSTIC
A. — Symptomatologie.
Il existe deux types de malades : ceux dont l’histoire s'étale sur plusieurs mois, des troubles intermittents ayant nettement précédé les faits typiques organiques, ceux dont l’histoire courte a débuté quelque deux mois avant la constatation de lésions inopérables.
Nombre d'observations nous ont toutefois laissé l’impression qu'un interrogatoire plus fouillé extirpant de la mémoire des malades des prodromes fugaces les eût sans peine fait passer de la seconde catégorie dans la première.
C'est du dépistage précoce des malades appartenant à cette dernière que sont fonction les améliorations des statistiques chirurgicales.
Le symptôme initial qui permettra le plus souvent ce dépistage est la dysphagie, dont la seule apparition, si fugace soitelle, doit, chez un homme d'âge mûr, suffire à déclencher les examens complémentaires sans lesquels la clinique seule est impuissante à fournir un diagnostic précis. Encore convient-il de substituer définitivement au schéma demeuré trop longtemps classique d’une dysphagie néoplasique permanente, progressive, élective pour les solides, la notion de dysphagie spasmodique initiale à début souvent brusque, le plus souvent intermittente et paradoxale. Ce début brusque peut se manifester par un accident subit à l'occasion d'une absorpüon d’un aliment trop chaud, trop gros ou mal mastiqué; il demeure pourtant le plus souvent discret et progressif. L’in-
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termittence est par contre un caractère rencontré dans un grand nombre de cas, la dysphagie pouvant céder pendant des jours et même des semaines, quand le malade s’astreint à mastiquer davantage et à absorber de fréquentes gorgées d'eau. Il est enfin assez habituel de la rencontrer paradoxale, déclenchée par l’absorption d’un aliment de dimension étonnamment réduite, ou élective pour d’autres qu'un sujet normal déglutirait sans difficulté. Mais pour majeur que soit ce symptôme, il n'apparaît pas toujours le premier.
La douleur est le symptôme de début je plus souvent rencontré après la dysphagie; il s'agit plutôt d’une simple gêne, dont le siège correspond d’assez près au segment thoracique envähi. Nous l'avons en général rencontrée rétro-sternale et sans irradiations, celles-ci n'apparaissant que plus tard. La Iréquence de cette douleur se limite environ au tiers des cas, dans lesquels une symptomatologie s’est établie de façon précoce.
Quant aux régurgitations, bien qu’elles soient considérées comme l'apanage de lésions avancées, nous avons relevé environ 4/5 des cas au cours desquels elles s’installaient presque simultanément à la dysphagie. Sans doute les phénomènes réflexes qui les suscitent peuvent-ils être déclenchés par un cancer beaucoup moins important qu’on l’a longtemps admis. Les régurgitations sont spontanées, survenant plus ou moins vite après l'absorption d'aliments. Elles ne nous sont apparues que comme un symptôme initial d'accompagnement ne s'installant jamais seul et ne pouvant en aucune facon être placé sur le même plan que les deux précédents.
C'est tout à fait exceptionnellement que la sialorrhée est relevée comme un signe précoce. Durant la journée, l'hypersécrétion salivaire réflexe se signale par une sensation d’encombrement buccal poussant le malade à cracher Îréquemment. I n’y a de véritable sialorrhée que la nuit. Cet écoulement salivaire n’est d’ailleurs nullement spécifique du cancer de l’œsophage et peut se retrouver dans tout obstacle au transit œsophagien.
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L'amaigrissement a pu, rarement il est vrai, apparaître comme contemporain des symptômes initiaux.
C'est donc de la dysphagie avant tout, de la douleur beaucoup plus rarement, que le clinicien attendra le signal d'alarme dont dépendront.les examens complémentaires.
B. — Diagnostic radiologique.
La signature radiologique du cancer de l’œsophage au début peut être particulièrement délicate à déchiffrer; on cherchera à mettre en évidence une modification morphologique qui peut aller de la simple rectitude segmentaire au gros bourgeon néoplasique. Parfois on décélera des pertes de substances.
Technique d'examen.
Comme pour le reste du tractus digestif, l'exploration radiologique n’en est guère possible qu’à l’aide de contrastes artificiels. +
MOYENS DE CONTRASTE. — On à recours à l'absorption d’un mélange opaque, qui donne une image de réplétion, et, aussitôt après la déglutition, une image d'évacuation ou de lumière collabée. |
La consistance des mélanges opaques est, selon le but de la recherche, fluide, crémeuse ou pâteuse. Les préparations liquides traversent promptement l’œsophage; elles sont surtout employées pour l'étude de la morphologie œsophagienne.
L'emploi de mélanges de consistance plus épaisse est surtout indiqué quand on cherche à étudier le péristaltisme et l'élasticité œsophagienne ou à éveiller un spasme révélateur.
Paluguay, par sa méthode du « double contraste », a institué une modalité d'administration de la substance opaque grâce à laquelle on obtiont de remarquables images de « relief aérien ». Le principe en est la äéglutition d'une très petite quantité de substance opaque à parties égales avec de l'eau, de facon à provoquer le passage simultané d'air.