‹ De l'exérèse du cancer de l'esophage thoraciqueChapitre 28 sur 32 · DER · texte numérisé non relu

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des régurgitations. L'amaigrissement est important : 15 kilos en deux mois. Une œsophagoscopie a été pratiquée par le Professeur Portmann : à 27 centimètres des arcades dentaires, on tombe sur une masse bourgeonnante saignant facilement, d'aspect épithéliomateux. Biopsie : épithélioma pavimenteux baso-cellulaire. La radiographie montre d’ailleurs un méga-æsophage dont la partie terminale se couche sur le dôme diaphragmatique et une grosse image lacunaire interrompant le bord droit de cette partie terminale. On espère un instant faire quelque chose de radical en comptant sur une étofle œsophagienne importante due à la dilatation, avec l’intention d'aborder cette partie terminale de l’œsophage par une IBoraco-phréno-laparotomie. On institue un pneumothorax gauche progressif, mais l’accentuation très rapide de la dysphagie et de l'inanition oblige à faire une gastrostomie (D' Laumonier). Anesthésie locale. On se décide à faire une incision médiane pour ménager la partie latérale gauche de l’abdomen pour une intervention ultérieure. On découvre un envahissement tumoral considérable de toute la partie haute de la petite courbure et de la région cœliaque. Î n’y a donc aucune possibilité ultérieure.

Ce fait confirme une fois de plus la iréquence de la propagation vers l’abdomen des néoplasmes du tiers inférieur de l’œsophage.

Suites : Emmené par les autorités d'occupation.

OBSERvATION V.

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