‹ De l'exérèse du cancer de l'esophage thoraciqueChapitre 29 sur 32 · L... (Jean), 47 ans · texte numérisé non relu

L... (Jean), 47 ans

Le 15 août 1943, le sujet éprouve de la dysphagie pour les solides, avec sensation pénible de striction rétro-xyphoïdienne. I] est traité médicalement sans résultat et adressé alors dans le service du Docteur Blanchot, qui l’adressera au Docteur Laumonier, dans le service de M. Te Professeur Papin.

Le 13 septembre 1943, la dysphagie est constante et élective pour les solides; la moindre ingestion entraîne des régurgitations instanlanées. La nuit, à diverses reprises, douleurs spontanées peu intenses, haut situées entre les o6moplates. Amaigrissement important.

Radiographie le 15 septembre 1943 (D° Caillon). Sténose d’allure néoplasique au niveau de la partie moyenne de l’œsophage.

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Intervention le 23 octobre 1943 (D° Laumonier), Voie transpleurale droite. On isole difficilement la tumeur, très adhérente. La dissection une fois entamée, on ne peut reculer. On est ainsi amené à dégager au doigt une tumeur qui, en réalité, dépassait la limite de l’opérahiiité et déborde largement l’adventice de l'œsophage. Sect'on et enfouissement du bout inférieur. Fermeture totale du thorax sans drainage. On n’a pas non plus suturé la plèvre médiasline. Extirpalion facile du bout supérieur par voie cervicale gauche; malade un peu shocké; pouis convenable à 120. Mort de shock à la deuxième heure.

Anatomie pathologique : Ganglions médiastinaux postérieurs. Les deux ganglions examinés présentent des métastases d’un épithé-

lioma pavimenteux. La stroma-réaction fibreuse est assez marquée.

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