‹ De l'existence de Dieu: Lettres sur la religion. Discours pour le sacre de l'électeur de CologneChapitre 10 sur 165 · VIII DES ÉCRITS PHILOSOPHIQUES · texte numérisé non relu

VIII DES ÉCRITS PHILOSOPHIQUES

d'instruire avec simplicité les fidèles confiés à sa charité pastorale, a La première partie du discours pour le sacre « de rélecteur de Cologne est écrite avec l'énergie et « l'élévation de Bossuet; la seconde suppose une sensi- « bilitéqui n'appartient qu'à Fénelon 1 . *> C'est le jugement qu'en a porté M. le cardinal Maury ; et un tel té • moignage, rendu à Fénelon par un admirateur éclairé de Bossuet. et par un des orateurs de notre siècle, qui a offert les meilleurs préceptes et les plus beaux modèles d'éloquence, peut bien balancer l'opinion de ceux qui pensent qu il n'étoit pas donné à Fénelon d'être orateur. Fénelon n'a pas laissé, il est vrai , la réputation d'un orateur, dans le sens qu'on attache communément à cette expression. Il est certain que ses principes sur l'éloquence de la chaire sembloient même lui interdire ces grands mouvements oratoires* « qui forcent les esprits» entrai* « nent les cœurs, et ne permettent que l'admiration et « le silence» • L'étonnante facilité avec laquelle il parloit et il écrivoit, se seroit soumise avec peine à cette laborieuse composition qu'exige l'ambition de revêtir d'images éclatantes des pensées fortes et sublimes. Il est même assez remarquable que l'homme de son siècle qui a passé pour avoir le plus <¥esprit* 9 n'ait jamais voulu faire parler son esprit, c'étoit toujours son âme

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