‹ De l'existence de Dieu: Lettres sur la religion. Discours pour le sacre de l'électeur de CologneChapitre 13 sur 165 · DE FÉNELON XI · texte numérisé non relu

DE FÉNELON XI

et Fénelon, nous parolt avoir évité heureusement eet écueil ; et il n'est aucun des admirateurs de ces trois grands hommes qui ne puisse souscrire au jugement qu'il en a porté, en évitant de confondre le caractère de leur génie et Les titres de leur gloire.

Après avoir parlé avec la plus juste admiration du génie et du talent de Bossuet et de Pascal, le marquis de Yauvenargues s'écrie : « Mais toi qui les as surpassés a en aménité et en grâces, ombre illustre, aimable « génie, toi qui fis régner la vertu par l'onction et par « la douceur, pourrois-je oublier la noblesse et le « charnœ de la parole lorsqu'il est question d'éloquence? u Né pour cultiver la sagesse et l'humanité dans les rois, « ta voix ingénue fit retentir au pied du trône les cala- « mités du genre humain foulé par les tyrans, et dé- « fendit contre les artifices de la flatterie la cause aban- « donnée des peuples. Quelle bonté de cœur, quelle « sincérité se remarquent dans tes écrits! Quel éclat de « paroles et d'images ! qui sema jamais tant de fleurs « dans un style si naturel, si mélodieux et si tendre? « qui orna jamais la raison d'une si touchante parure ? « que de trésors d'abondance dans ta riche simplicité ! « noms consacrés par l'amour et par les respects « de tous ceux qui chérissent l'honneur des lettres! res- « taurateurs des arts, pères de l'éloquence, lumières de « l'esprit humain, que n'ai-je un rayon du génie qui u échauffa vos profonds discours, pour vous expliquer « diçpement et marquer tous les traits qui vous ont été

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