I DES ÉCRITS PHILOSOPHIQUES
remplir y mais comme des moyens de bonheur pour euxmêmes, et leur bonheur comme nécessaire au sien. C'était toujours utt ami qu'ils interrogeoient, qu'ils entendoiettt, qu'ils retrouvaient en lui; comment n'auroieftt-ils pas aimé celui qui pâroissolt les aimer pour eux-mêmes? comment auroient-ils résisté à la douce persuasion que la voix do la plus tendre amitié faisoit entrer dans leur cœur? « Cette tendresse réciproque « entre lé pàsteirt et les fidèles confiés à ses soins, fai- <t soit, dit l'abbé Trublet, une grande partie de l'élo- « quence du célèbre archevêque de Cambrai *. »
Les jugements Contradictoires que l'on porte si son* vent sur le mérite des grands hommes tiennent presque toujours de la manie de leur assigner des rangs, en les comparant entre eux, comme si Ton pouvolt comparer ce qui n'est susceptible d'aucune comparaison. Il seroit bien plus simple d'examiner s'ils ont atteint le but qu'ils se proposoient en ^abandonnant à l'impulsion de leur génie; On pourrait seulement Mors donner la préférence du genre qui les caractérise d'Une manière plus marquée, selon que Ton y seroit porté par son goût* son génie, son caractère particulier; mais 11 n'en résulteroit aucune prééminence entre ces illustres rivau* de gloire et de vertus, puisqu'ils seroient arrivés également au terme auquel ils aspirpient. Un homme de goût et d'esprit qui nous a laissé un parallèle ingénieux entre Pascal, Bossuet