‹ De l'existence de Dieu: Lettres sur la religion. Discours pour le sacre de l'électeur de CologneChapitre 159 sur 165 · Hor., lib. IV, Od. m, v. li-W · texte numérisé non relu

Hor., lib. IV, Od. m, v. li-W

le poète grec. Nescio quid majus nascitur Iliade. On dit que vous avez corrigé les endroits où il sommeille. Pour moi, qui entends de loin les cris des combattants, je me borne à dire :

Non nostrum inter vos tentas componerelites; Et vitula ta dignus, et hic*.

Cette guerre civile du Parnasse ne m'alarme point. L'émulation peut produire d'heureux efforts, pourvu qu'on n'aille point jusqu'à mépriser le goût des anciens sur l'imitation de la simple nature, sur l'observation inviolable des divers caractères, et sur le sentiment, qui est l'âme de la parole. Quoi qu'il arrive entre les anciens et les modernes, votre rang est réglé dans le parti des derniers.

Yitis ut arborions decori est, ut vitibus ut». Ut gregibus tauri, segetes ut pinguibns arvis; Tu decus omne tnis *.

Au reste, je prends part à la juste marque d'estime que le roi vient de vous donner. C'est plus pour lui que pour vous que j'en ai de la joie. En pensant à vos besoins, il vous met dans l'obligation de travailler à la gloire. Je souhaite que vous égaliez les anciens dans ce travail, et que vous soyez à portée de dire comme Horace :

Nec, si plura yelim, tu dare deneges l.

C'est avec une sincère et grande estime que je serai le reste de ma vie, etc.

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