‹ De l'expectoration albumineuse après la thoracentèseChapitre 24 sur 25 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

Observation prise dans le service de M. le professeur Béhier, à l’Hôtel-

Dieu, suppléé par M. Bail. — Obs. recueillie par M. Liouville, chef de

clinique. (Résumé de l’observation) (1).

Le nommé Gérard (Louis), âgé de 49 ans, entre dans le service le 24 septembre 1872.

25 septembre. Le malade se présente avec tous les signes d’une affection aortique; on constate à la base un double bruit de souffle qui indique un rétrécissement avec insuffisance de cet orifice. Les battements du cœur sont très-violents.

Les jambes sont œdématiées, et le malade raconte que depuis quatre semâmes environ, le gonflement des jambes survient surtout le soir apres son travail.

(1) Cette observation a été novembre 1872.

communiquée à la Société

de biologie en

Ascite légère avec œdème des parois abdominales.

Du côté gauche de la poitrine, on constate un commencement d’épanchement. Dans le poumon, des râles sous-crépitants fins .

Du côté droit quelques râles fins, mais très-peu de liquide dans la plèvre.

Pas d’albumine dans les urines, mais celles-ci sont rougebrique, troubles et donnent un dépôt abondant au fond du vase.

Le 27. Id. Vésicatoire à gauche; 15 grammes d’eau-de-vie allemande.

Battements de la jugulaire. On remarque aujourd’hui, d’une façon plus nette que ces jours derniers, de véritables pulsations se passant dans les veinés du cou, principalement du côté gauche. On les retrouve également dans quelques veines du reste du corps, ainsi qu’un peu aux veines du pli du coude.

Le 30. P. 108, T. A.36 0 2, R. 28.

On n’entend pas en arrière, à gauche, un grand retentissement des bruits cardiaques.

Toutefois on distingue un souffle au 1 er temps (seulement) vers la région dorsale (4 e ou 5 e vertèbre, apophyse épineuse).

Cyanose très-nette à la face, aux oreilles, aux doigts.

Dans les crurales, souffle entendu au 1 er temps, line parait pas y en avoir au 2 e temps. Mais difficulté d’examen, par le fait de l’œdème sur des parois.

De temps en temps signes très-nets à’œdème cérébral.

Les bruits s’entendent avec une grande netteté à droite du sternum à 0,05 cent, du mamelon droit, à 0,14 cent, du mamelon gauche.

Hypertrophie très-considérable du cœur.

1 er octobre. A gauche en bas, souffle doux à l’expiration avec œgophonie. A droite, signes d’œdème pulmonaire, signes de pleurésie assez localisée.

On croirait à un petit épanchement.

A 11 h. 20, ponction exploratrice, dans le 7 e espace intercostal,' en arrière à gauche, à 6 cent, de la colonne vertébrale. (Trocart moyen.)

Liquide séreux, jaunâtre, un peu foncé. Pas de sang.

Quintes de toux peu considérables vers la 6 e minute, après l’écoulement de 900 gr. de liquide. Vers la fin, quintes de toux et alors

on sent quelquefois le poumon venant frapper l’extrémité mousse

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On a retiré en 40 minutes 4,200 gr. de sérosité. Le malade assis sur son séant, causant, riant, ne semblait pas un opéré auquel on retirait de; la. poitrine une si notable quantité de liquide.

La respiration est beaucoup plus libre.

Tppt; d’abord, le nombre; des respirations est augmenté, mais le malade parait un peu moins cyanosé,

Il se plaint un peu de douleur de çôté, au niveau de la peau qui a été piquée. m fl omuoq 11 b oldr/wh ien<>» syeer. aonoiô/lbc

42 b. 45. Le malade depuis quelque temps avait le sentiment de dyspnée et de nausées, quand environ une heure après 1 opération il est pris de toux, par quintes. Et alors, il rend par la bouche, sous forme de toux, des crachats très-aérés, mousseux , mélés à du liquide.

Les premiers crachats sont rouges, sanguinolents. On dirait une hémoptysie claire, pâle et des plus spumeuses.

La toux est presque continuelle.il y a des quintes fatigantes.

A 6 heures, P. 120, T. 37% 2, R. 50.

Continuation de l'expectoration. Mousse abondante à la surface.

Les deux liquides, examinés avec T acide azotique, donnent un précipité albumineux. Celui de l’expectoration contenait moins d’albumine.

Examen histologique des liquides par M. Liouville.

4° Liquide de la ponction.

Globules rouges très-rares, les uns très-petits, les autres au contraire plus volumineux. Globules blancs, abondants ; les uns très-petits contiennent des granulations, les autres plus gros présentent de 4 à 6 noyaux. Enfin on rencontre des cellules de nature indéterminée qui sont renflées, dilatées et dont le noyau est énorme.

2° Liquide expectoré.

Toute la mousse sanguinolente aérée surnageant a conservé tous les éléments figurés du liquide. On ne trouve presque pas de dépôt au fond du vase.

On y reconnaît des globules rouges ; des globules blancs, analogues à ceux du liquide aspiré. On y trouve cependant moins de grandes cellules dilatées, analogues à desphysalides.

De plus on y trouve des cellules épithéliales roulées sur ellesmêmes en forme de faisceau.

2 octobre. Le 8. P. 88, T. 38° 6, R. 42.

Dam le dfere inférieur ; à ^àucbe/séüfflé! à l’inspiration, surtout à l’expiration, plus [rude que celui de la pleurésie et dé mïêmè force que celui de la pneumonie. ! aotimiai 01 ns ôiitei b nO Dans lé tiers moyens râlëb Humides à rinspiration ët à l’éxpî^ ration, analogues à eeuxqu ? oh entén'd dans l’hémoptysieP ;

Le 3. Mort. .oïdil anlq qnoonsoJ tas noitsiigasi a J

s OEdème considérable des membres inférieurs 1 et dés parois abdominales; ascite très-abondant#. 800 ®*" 0 eniora nsq nu ïiRir.q ahpAnai Notable; quantité de sérosité dans les deux plèvres ; â; droite adhérence assez considérable du poumon avec la plèvre pariétale ; de ce côté on trouve aussi une hépatisation rôügé à- là partie inférieure. On s’est assuré par l’insufflation qu’il h’y avait eu aucune perforation pulmonaire. pouoi oh mq

Le cœur est énorme ; ôn trouve un rétrécissement avec insuffisance aortique très-avancée ; les valvules sigmoïdes sont couvertes de végétations très-volumineuses et très-dures ; la valvule mitrale est épaissie et présente des traces d’èhdocardite chronique formant, des plaques blanchâtres fibreuses. Il en est de même pour la surface interne du cœur gauche. La valvule tricuspide est dilatée et trèsnettement insuffisante.

L’artère pulmonaire ainsi que son origine sont saines ; l’oreillette droite est très-diiatée.

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