‹ De l'expectoration albumineuse après la thoracentèseChapitre 7 sur 25 · QUANTITÉ DU LIQUIDE RENDU · texte numérisé non relu

QUANTITÉ DU LIQUIDE RENDU

l fe Obs. 300 à 400 grammes.

2* — Mort rapide ; on ne parle que de l’écume.

3 e — Un crachoir plein (environ 230 grammes).

4* — t Te opération, 800 gr. ; 2 e op., 1,000 gr.; 3* op., 700 gr.

5* — Quelques grammes seulement.

6 e Obs.

Un crachoir plein (environ 230 grammes).

200 à 250 grammes.

Le tiers d’un crachoir. ,

Deux litres.

Pas notée.

De 4 à 600 grammes.

De 4 à 600 grammes.

Deux crachoirs et demi.

Quatre crachoirs.

Très-abondante; la quantité n’est pas marquée,

250 grammes.

Six crachoirs.

Un crachoir et demi.

Deux crachoirs.

Deux crachoirs.

(On suppose qu’un crachoir contient de 200 à 250 grammes.)

Dans tous les cas où ce liquide a été examiné avec un peu de soin, on a noté trois caractères importants : sa coloration jaunâtre, la mousse qui le surmonte, et sa coagulation plus ou moins complète avec l’acide azotique. — Ces caractères cependant peuvent varier. Sa couleur est d’autant plus jaune, et la transparence d’autant plus parfaite, que l’expectoration est plus abondante et plus rapide ; si celle-ci est lente et peu copieuse, les produits muqueux fournis par les bronches altèrent la couleur et la transparence du liquide, et le dépôt de ces produits finit par former une couche distincte au fond du vase.

La mousse qui surnage le liquide est ordinairement abondante et très-tenace.

La coagulation par l’acide azotique est tellement manifesta que le liquide semble se prendre en masse.

L’analyse du produit de l’expectoration n’a été faite

Terrillon. 3

qu’une fois d’une façon complète, sur notre prière, par M. Bougarel, interne en pharmacie à la Pitié.

Tl a 'examiné, non-seulement le liquide ren u par l’expectoration, mais comparativement celui qui ut extrait par la thoracentèse. Quoique cette analyse %ure à la fin de l’observation 13, que nous devons à 1 obligeance de M. Landrieux, nous allons la reproduire in extenso à cause de son importance. Bile comprend deux parties : d’une part, l’examen chimique des deux liquides, et l’autre l’examen microscopique des deux dépôts.

1° Examen chimique.

Le liquide extrait par la thoracentèse était assez limpide ; il tenait en suspension une petite masse flottante, formée par de la fibrine emprisonnant des globules sanguins. —Après filtration, il présentait une couleur ombrée et une réaction alcaline. — Traité par F acide acétique, il a donné un précipité très-faible. — 100 eentimèt. cubes, précipités par le réactif de M. Méhu (solution alcoolique d’acides acétique et pbénique) ont produit, après dessiccation,, 1 gr. 61 d’albumine.

Le liquide' rendu par ïexpectoration ôtait mélangé d’un grand nombre de mucosités. —Après filtration, îl était lirapide et légèrement coloré en rouge. Alcalin aux réactifs, il présentait une viscosité particulière. — Traité par i acide-aeeiique, il a laisse déposer une grande quantité de mucine. — La même quantité (100 c.. e.) précipitée par le même réactif, a produit 1 gr. 42 d’albumine sèche, mais ce poids ne représente pas exactement F albumine contenue dans le liquide, puisqu’il faudrait

en retrancher le poids de la mucine qui s’y trouve mêlée, et qui n’a pu être dosée faute de liquide.

2° Examen microscopique.

L’examen microscopique du résidu qui restait adhérent au Mire après le passage du liquide expectoré, donna les résultats suivants :

On grand nombre de cellules épithéliales pavimenteuses ;

Des globules purulents, petits, et en assez grande quantité;

Des globules rouges; les uns altérés et gonflés par le liquide ; d’autres parfaitement nets et sans déformation.

Le dépôt formé par le liquide de la thoraeentèse ne contenait que des globules purulents et quelques globules sanguins.

Dans Lobs. 21, l’examen microscopique a seul été fait;

il n’a donné rien de notable.

Circonstances qui ont précédé ïexpectoration.

Il ne suffit pas de connaître tout ce qui peut se rapporter à l’expectoration albumineuse en elle-même, il faut encore analyser avec soin quels sont les phénomènes qui ont précédé, et surtout les particularités qui ont pu se rencontrer dans la marche et la nature de l’épanchement pleural. Cette étude permettra aussi de voir quelles sont les relations possibles entre cet accident et l’abondance de l’épanchement.

Un premier fait qui ressort de la lecture des observations, c’est l’abondance ordinaire du liquide pleurétique extrait par la ponction.

Sa quantité varie dans des limites assez grandes, mais la moyenne a presque toujours été de 2 litres à 2 litres 1/2. On trouvera dans le tableau suivant tous les détails relatifs à cette question.

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