L'ÉQUIVALENT HISTAMINIQUE DU SANG
Ce que les auteurs américains nomment : 1° « histamin like » mérite notre attention. Alam, Andrep et Barsoum Fo en 1939, utilisant les curarisants les plus divers, ont montré que le curare provoquait à partir du muscle strié une libération brusque d’histamine, même après dégénérescence du nerf moteur, et ceci indépendamment de l’action paralysante de la drogue. Ils attribuent à ce phénomène la chute précoce et passagère de la tension artérielle que nous avons signalée auparavant. Cette notion expérimentale correspond à des faits cliniques : Comroe et Dripps [2171 décrivent des « histamin like effets » constants par injection sous-cutanée ou intraartérielle d'Intocostrin e£ de d-tubocurarine. Hudon et Baudoin [50] signalent des faits sensiblement identiques. Depaulis a procédé à deux injections intra-artérielles de curarisants sans noter d'effets analogues. Peut-être l'effet muscarinique du curare à dose neuro-végétative est-il dû à une libération d'histamine.
4° L'ADRÉNALINÉMIE.
Nous avons vu précédemment que même si l’adrénaline était normalement sécrétée pendant la curarisation, son action était sans doute diminuée ou abolie. En fait, dans un deuxième temps de leur expérimentation chez le chien, Tournade, Hermann et Jourdan [99] constatèrent une baisse de l'adrénalinémie. À dose neuro-végétative, cette adrénalinémie est sans doute également diminuée. H. Laborit [65] a procédé au dosage de l’adrénalinémie par la méthode de Shaw et trouvé une diminution constante de ce facteur après un traitement par doses neuro-végétatives répétées. Nous pouvons admettre une diminution passagère de l'adrénalinémie dans les conditions d’expérimentation que nous avons