‹ De l'expérimentation curarique à dose neuro-végétativeChapitre 25 sur 59 · ES · texte numérisé non relu

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employées. Nous verrons dans les lignes qui vont suivre quelle explication lui donner.

Conclusion.

Le curare à dose neuro-végétative n’augmente pas la sensibilité du système excitable des muscles lisses et des eltecteurs aux médiateurs chimiques, mais au contraire la diminue. En revanche, la réponse de ce système excitable, si les stimuli sont transmis par les voies végétatives, est sans doute modifiée : peut-être par la libération d’histamine dans la circulation générale, probablement par une baisse passagère de l’adrénalinémie.

UT. —— L'action du curare à dose neuro-végétative sur la conduction des stimuli par les voies végétatives.

Pour tenter une explication des modifications d’excitabilité et de conductibilité des voies neuro-végétatives, nous nous servirons des expériences qui mettent en lumière les ellets de la drogue à dose curarisante.

A. -— Le blocage des synapses ganglionnaires à doses curarisantes.

Langley et Anderson ont montré les premiers que les fibres pré-ganglionnaires du système végétatif avaient leur activité bloquée par le curare. De nombreux auteurs ont vérifié cette proposition : Chang, Gaddum, Fledberg, Minz, Vartianen (H. Bérard [117).

Luco et Mésa [79] ont repris les expériences de Langley sur une vaste échelle, Ils opèrent sur le chat surrénalectomisé, l’animal étant soumis à une dose de curare qui respecte la fonction respiratoire. Ils prirent comme effecteur nicotinique les muscles moteurs de la pupille. Dans tous les cas, l'excitation électrique des fibres pré-ganglionnaires,

qu'elles soient dilatatrices ou constrictrices, fut sans réponse. L'excitation des fibres post-ganglionnaires dilatatrices f‘adrénergiques) détermina une réponse même pour des doses de curare 1% fois supérieures à la dose curarisante. L’excitation des fibres post-ganglionnaires constrictrices (cholinergiques) détermina une réponse nette, même pour des doses 5 fois supérieures à celle qui bloquait les fibres pré-ganglionnaires, et ceci pour un stimulus identique.

Les travaux de Dale, Feldberg et Vogt [2%], que nous avons déjà cités, montrent que le curare ne modifie pas la quantité d’acétylcholine sécrétée par un nerf cholinergique, si l’on excitait ce dernier. Mac Intyre et King aboutirent à des conclusions semblables in vivo.

De cet ensemble de faits, on peut déduire

— même si les stimuli physiologiques libèrent la quantité normale d’acétylcholine, son action sur les effecteurs est diminuée (muscles lisses) où abolie (neurones post-ganglionnaires);

— l’excitabilité des voies cholinergiques est diminuée, et par suile la quantité d’acétylcholine libérée par un stimulus est diminuée.

B. — La sensibilité inégale des effecteurs à l’acétylcholine.

La sensibilité des effecteurs à l’acétylcholine est inégale. Si nous nous sommes contenté auparavant de montrer seulement que la sensibilité vis-à-vis de l’acétylcholine des cellules musculaires et sécrétoires était diminuée, c’est parce que toute fibre pré-ganglionnaire étant cholinergique, les neurones post-ganglionnaires cholinergiques ou adrénergiques peuvent, eux aussi, être considérés comme des elfecteurs.

Cette notion est valable pour la médullo-surrénale (Feldberg et Minz [34]). L’acétylcholine provoque la libération d’adrénaline, non seulement par la médullo-surrénale, mais par tous les neurones adrénergiques. Or l’adrénalinémie dé-

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