‹ De l'expérimentation curarique à dose neuro-végétativeChapitre 48 sur 59 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le curare employé à dose neuro-végétative détermine un effet muscarinique discret, dû, selon toute vraisemblance, à une inhibition légère, mais inégale, des synapses du système organo-végétatif : les synapses ganglionnaires subiraient une inhibition plus marquée; celle des effecteurs muscariniques une inhibition moins prononcée, et de ce fait les effecteurs muscariniques seraient apparemment excités.

II. — Le curare à dose neuro-végétative employé au cours de l’accouchement à les effets suivants :

— augmentation de la contractilité rythmique de l’utérus;

— pas de modification du tonus du corps utérin;

— augmentation du tonus du col utérin telle qu’elle peut créer une véritable anomalie de la dilatation;

— légère élévation du seuil de la douleur déterminée par la contraction utérine;

— diminution, habituelle du tonus du périnée.

Il semble que l'emploi du curare soit contre-indiqué pendant la période de dilatation, même associé à la Spasmalgine. En revanche, laugmentation des contractions, l’assouplissement du périnée qu'il entraîne, paraissent indiquer son emploi au moment de la période d'expulsion.

III. — Des résultats des diverses épreuves pharmaco-dynamiques et procédés agissant sur l’innervation utérine de ceux

CHAILLOT

de l’expérimentation curarique, il ressort les hypothèses suivantes :

Les voies végétatives centripètes transmettant les incitations dolorigènes au cours du travail sont constituées par les prolongemients cellulipètes de neurones bipolaires des ganglions spinaux : surtout D,, et D, accessoirement S, 5: et S,, pour une partie des incitations dolorigènes venues du col.

— Les voies végétatives centrifuges stimulant la contractilité rythmique de l’utérus sont constituées de fibres cholinergiques à effet muscarinique gagnant l'utérus sans relais ganglionnaires et dépendant de centres difficiles à préciser, mais situés à un niveau supérieur à D,,.

-— Lo tonus utérin est stimulé par des neurones adrénergiques dépendant de fibres pré-ganglionnaires issues de la moelle. au-dessus de D,, le niveau des relais est imprécis, et ceux-ci sont sans doute multiples. Il est inhibé par des centres médullaires situés entre D, et S,, agissant sans doute par l’intermédiaire de fibres cholinergiques dont le trajet et les relais sont imprécis.

— Le tonus du col utérin est stimulé par des fibres cholinergiques à elfet muscarinique, sans doute directes, dépeudant de centres médullaires situés entre $, et $,.

— Le tonus du périnée est stimulé par des neurones adrénergiques situés dans le plexus pelvi-périnéal.

— La chute de l’activité cholinestérasique sérique chez la femme en travail serait une hypothèse intéressante pour expliquer la sensibilité particulière à l’acétylcholine des effecteurs muscariniques chez la femme en travail.

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