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74 l'explication globale
s'applique d'autre part à montrer comment Hegel est parvenu à choisir comme le point de départ de son développement Vêtre pur : c'est une notion qui lui aurait été également suggérée par « la philosophie antérieure » (c'està-dire par le système de Schelling). Mais, chez Hegel, c'est une simple notion d'espèce scolastique, notion entièrement vide, l'identité de l'être et du non-ètre est une proposition « qui ne nous donne rien » (comme toute la philosophie hégélienne du reste) *. Quant au processus par lequel Hegel entend progresser en partant de cette notion, sa prétendue nécessité ne repose que sur le fait que « la pensée est déjà habituée à un être concret et ayant plus de contenu, et que par conséquent elle ne saurait se contenter de cette maigre nourriture de l'être pur où ce qui est pensée est un contenu en général, mais n'est aucun contenu déterminé... Ce n'est donc pas, en dernière instance, une nécessité qui repose dans le concept vide luimême, c'est une nécessité qui réside dans celui qui pense et qui lui est imposée par ses souvenirs, qui ne lui permettent point de s'arrêter à cette abstraction vide », et ce qui constitue en réalité « le ressort moteur implicite de cette progression, c'est toujours le terminus ad quem, le monde réel, auquel le savoir doit aboutir en dernier terme ^>.
Cependant, le point le plus faible de la déduction hégélienne reste son point de départ même : la transition entre le connaître et l'être, entre la logique et la philosophie de la nature. « L'idée à la fin de la Logique est à la fois sujet et objet, consciente d'elle-même, elle constitue, en étant l'idéal, aussi le réel, elle n'a par conséquent aucunement besoin de devenir réelle d'une manière autre qu'elle ne l'est déjà. Que si, par conséquent, on suppose néanmoins que quelque chose de ce genre se produit, on ne le suppose point par suite d'une nécessité résidant dans l'idée elle-même, mais uniquement parce que la nature, tout de même, existe \ » Hegel dit que « l'idée