‹ De l'explication dans les sciencesChapitre 112 sur 123 · Urbain et Sénéchal, l. c, pp · texte numérisé non relu

Urbain et Sénéchal, l. c, pp

3. Ib., pp. 164, 169. — Cf. VVerner, L c, p. 76, sur les difficultés qu'entraîne cette supposition.

LES MODALITES I>K l'eXPLICATION ftPATIAI.K 'M)[

gcnsen ', soni plulùt en polit nombre. Et l'on a d'ores et déjà constaté un nombre assez considérable de faits que la théorie de Werner, à son lour, n'explique pas ou n'expli(jue qu'à grand peine et à j^rand renfort d'hypothèses auxiliaires, telles que celle de l'hydrolyse, laquelle, il est facile de s'en rendre compte, brise en réalité le cadre de la théorie, que ses partisans d'ailleurs eux-mêmes sont forcés de déclarer « trop rigide » \ Il n'empêche que la théorie de Werner, comme nous l'avons expliqué plus haut, à propos de la notion de valence, a fini par être à peu près universellement acceptée par les chimistes, qui déclarent que « la théorie ne pourrait être ébranlée que si un dérivé, admettant une formule octaédrique, superposable à son symétrique par rapport à un plan, était doué du pouvoir rotatoire. Mais un tel fait parait improbable » '. Le succès des conceptions de M. Werner est, sans doute, dû surtout à ce qu'elles apportaient de l'ordre dans un chapitre de la science particulièrement compliqué et qui en manquait auparavant ; mais, très certainement, le grand pouvoir explicatif, qui est l'apanage légitime de toute explication spatiale directe, n'est pas étranger à leur triomphe. Il est impossible de parcourir une étude consciencieuse de cette question (comme ce livre de MM. Urbain et Sénéchal sur lequel sont précisément fondées les observations présentes) sans être frappé du rôle énorme de la figure et de l'immense prestige dont l'introduction de cet Octaèdre de Werner semble avoir doté la théorie *. Ajoutons que celle-

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