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COSlIiKRATlONS GÉNÉRALES. 117
Les secours oxlraordinaires sont accordés par le directeur de la compagnie, sur la proposition des chefs de service de la compagnie, à tous les agents qui, aux termes de l'article 20 du Règlement de la caisse de prévoyance, ont contribué par leurs cotisations à la formation de cette caisse, et qui ont besoin d'aide dans les circonstances exceptionnelles de la vie, maladie de la femme ou des enfants, charges de famille, etc.
Pour l'année 1864, 20,776 malades ont réclamé la visite de l'un des 68 médecins de la compagnie, 6,575 agents ont été soignés sans qu'il y ait eu lieu de leur accorder d'exemption de travail, 14,205 ont été exemptés de service pendant une période moyenne de 9 journées (125,221 journées pour tout le personnel).
Pour l'année 1865, il a été traité par les médecins de la compagnie 25,687 malades ; 7,655 employés ont reçu des consultations sans exemption de service; 16,052 ont été traités avec exemption de travail. Le nombre total des journées d'incapacité de service régulièrement constatées par les 97 médecins de la compagnie s'est élevé à 159,652.
L'expérience n'a pas indiqué pour ces deux années, ainsi que pour toutes les précédentes, qu'une catégorie d'agents fût exposée à des chances de maladie plus grandes qu'une autre. Toutes les diverses professions ont été frappées d'une manière à peu prés uniforme, et il y a lieu de considérer comme absolument inexactes les théories qui ont été formulées il y a quelques années sur les maladies auxquelles sont exposés les agents des chemins de fer, et notamment les mécaniciens. En dehors des risques professionnels, aucune circonstance particulière ne vient compromettre la santé des agents. Si des statistiques semblables étaient tenues pour toutes les industries, elles ne révéleraient probablement pas de résultats plus satisfaisants.
Caisse des retraites. — La compagnie de l'Est avait organisé, dès 1855, une caisse dc^^ retraites ([ui n'était alimentée que
pur ses propres versements, et qui n'assurait dès lors que des retraites très-faibles aux a^^nts : .'OO fr. quand le traitemenl avait été inférieur à 1,500 fr., le cinquième du traitemenl moyen des cinq dernières années de service pour les agents ((ui avaient obtenu plus de 1,500 fr. sans dépasser 5,000 fr. Il (allait en outre avoir 55 ans d'âge, et avoir passé 25 ans au service de la compagnie à parlir du F' janvier 1855.
Une expérience de liuil années fit reconnaître que cette organisation était insuffisante, et qu'il y avait lieu de la remplacer par des mesures plus libérales fondées sur une association entre la compagnie et ses employés. Après de nombreuses études, on recomuit qu'il était possible d'arriver à des chiffres de retraite convenables en fixant à 2 p. 100 du traitement la cotisation des employés, et à pareille somme la contribution de la compagnie.
La limite inférieure d'âge pour la retraite était abaissée de 55 à 50 ans, et la durée minima des services de l'employé de 25 à 20 ans.
La caisse des retraites devenait une association tontinière dont les fonds étaient la propriété de tous les agents. Au moment de la mise à la retraite d'un agent, on déterminera sa part de propriété en prenant le rapport qui existera entre la somme des traitements qu'il aura reçus pendant son séjour à la compagnie et la sonune des traitements reçus par tout le personnel en fonctions, et on lui servira la rente qui correspondra au capital ainsi déterminé. Nous reproduisons, pour éclaircir ce que ce mode de procéder peut avoir d'obscur, l'exemple cité dans le rapport présenté au conseil d'administration de la compagnie de l'Est par une commission de cinq de ses membres : Un employé se retire ayant reçu pour la somme de ses traitements 40,000 fr.: la somme des traitements reçus par tout le personnel est de 80,000,000 fr., et enfin le capital de la caisse des retraites est de 10,000,000 Ir.: la part de l'employé sera :
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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. iiO
est compris entre 50 et 55 ans, le capital de 8,000 fr. lui donnera droit à une rente viagère de 640 fr.
Enfin, par une mesure extrêmement libérale, la compagnie de l'Est prévoyant que, pendant un certain nombre d'années, la caisse des retraites ne serait pas en mesure d'assurer aux agents utie retraite suffisante, a décidé qu'elle prendrait à sa charge le complément nécessaire pour garantir à tout employé ayant au moins 55 ans d'âge et 20 ans de service la moitié du maximum de la retraite réglementaire.
Le texte du règlement de la caisse des retraites suffira maintenant pour faire comprendre d'une manière complète le jeu de cette institution.