‹ De l'exploitation des chemins de fer (volume 2)Chapitre 60 sur 81 · COURS · texte numérisé non relu

COURS

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Jusqu'à 100 kil.

De 101 à 200 De 201 à 500 De 501 à 400 De 401 à .500 Do 501 à 600

Totaux. . . .

Départ de Colmar.

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OBSERVATIONS

Jusqu'à 100 kil.

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De 201 à 500

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Départ de Mulhouse.

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De 501 à 600 Totaux. . . .

Réformes postales. — Avant d'invoquer le succès des réformes postides en France, en Angleterre et en Belgique, comme un argument décisif en faveur de l'abaissement des taxes de voyageurs, il faudrait démontrer que ces deux modes de communication répondent aux mêmes besoins et qu'ils sont régis pai' les mêmes lois économiques. Or, cette démonstration est encore à faire: on trouverait, au contraire, des arguments pour établir que les facilités offertes pour les correspondances postales et télégraphiques nuisent au déplacement des personnes.

Admettons sans le discuter le succès des réformes postales, sans rechercher même si ce succès a été uniquement dû à l'abaissement de la taxe, et si le développement général de l'industrie et du commerce, ainsi que l'augmentation du nombre des personnes sachant écrire, n'y ont pas contribué pour une part importante. 11 est incontestable que le nombre des lettres va chaque année en augmentant; mais le public, heureux de payer moins cher, ne s'est pas inquiété des conséquences de la réforme au point de vue des recettes du trésor. Un Ktal peut , en face des avantages que lui semble comporter le développement des correspondances, se résigner à faire un grand sacrifice ; il serait injuste d'en demander un semblable aune association de capitaux représentant l'épargne d'un grand nombre de personnes et groupés poui l'accomplissement d'une tâche définie par des lois et par des contrats.

Il importe donc de rechercher quelle a été devant la réforme postale la situation du trésor public, et de voir ce que celte réforme a coûté à chaque pays. En France et en Belgique, un fait particulier complique singulièrement la ques-' tion : nous voulons parler des services gratuits, chaque jour plus grands, que les administrations postales obtiennent des chemins de fer. îl est facile d'obtenir des augmentations de recettes quand la dépense est fLiile par autrui, et nous verrons en France M. le directeur général des postes évaluer trèsloyalement à 65 millions les services rendus à son administration par les compagnies de chemins de fer pour le seul exercice 1865.

Réforme postale en Belg;iqn<' «'t pertes subies par le trésor

belge. — Les conséquences de la réforme postale en Belgique ont été publiées par le gouvernement belge dans les admirables comptes dressés par Fadministration des travaux publics.

Dans la dernière période décennale de 1831 à 1860, l'aug-

menlalion constatée dans le transport des lettres a «'lé i\o

En 1851 12,479,065 lettres.

En 1800 23,960,840

Le gouvernement belge a recherché quelle avait été avant la réforme la marche ascendante de .ses recettes, et il a trouvé que pour une période de 17 années, de 1851 à 1847, l'augmentation moyenne annuelle était de 120,000 francs; il était fondé à penser qu'en ne touchant pas aux taxes, cette augmentation se serait continuée, et il a pu calculer la recelte totale qu'il aurait encaissée sans la réforme.

Loin d'amener une augmentation de recettes, la réforme de 1847 a produit un énorme abaissement de produits : (le 5,587,445 en 1847, la recette, quatre ans après, élail tombée à 2,767,095 en 1851 ; la différence était de 019,748 pour un seul exercice, et ce n'est qu'en 1855, c'est-à-dire au bout de neuf ans, que les recettes sonl revenues à l'ancien chiffre.

Dans cet intervalle de douze ans, de 1847 à 1860, la difféi'ence enlre les receltes effectuées et les recettes probables, sans la réforme, s'est élevée pour la Belgique à 9,972,658, en nombres ronds dix millions perdus par le trésor public, en supposant encore que les frais de transport et de distribution de 24 millions de lettres soient restés ce qu'ils étaient lorsqu'on n'en avait que 12 millions à transporter et à distribuer.

Réforme postale en France et pertes snbies par le trésor français. — Le nombre des lettres transportées par Ladminislralion des postes était, avant la réforme en 1847, de 126,480,000 ; le nombre des lettres en 1866 a été de 527,580,000; augmentation de 200,900,000, soit 100 p. 100 en vingt années.

Au poiul (le vue du publie, le succès est iucouteslable ; b^

EXPLOITATION COMMERCIALI':. MU

gouvernement peut également s'applaudir de la réforme et trouver dans cette énorme augmentation du nombre des lettres une preuve du développement des affaires et un signe éclatant de l'activité nationale ; mais il reste à connaître ce que le trésor a gagné ou perdu à la réforme, et nous suivrons à cet égard la méthode du gouvernement belge. Nous rechercherons quelle était avant la réforme postale la progression des recettes de l'administration des postes, et il sera facile d'en déduire, pour chacune des années qui ont suivi la réforme, les recettes que l'on eût obtenues en ne changeant rien aux tarifs. La comparaison de ces recettes probables avec les recettes réelles donnera la perte ou le gain résultant de la substitution d'un système à l'autre :

En 1831, les recettes de l'administration postale étaient de 35,524,000 fr.;

En 1846, elles se sont élevées à 53,500,000 fr. ;

Augmentation pour quinze années environ 20,000,000 fr.;

Soit , pour chaque année en moyenne , approximativement 1,500,000 fr.

Nous ferons une hypothèse certainement modérée en supposant qu'à partir de 1847, les recettes eussent continué à croître d'une somme fixe de 1,500,000 fr. Au lieu de prendre une progression arithmétique, il eût été bien légitime de prendre une progression géométrique et de tenir compte des accroisisements dus aux accroissements eux-mêmes ; nous ne l'avons pas fait pour rester dans des limites inattaquables, et nous avons obtenu les résultats suivants :

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